Dans Tous Les Sens
Je m’appelle Brian. J’aime les conversations qui dérapent, les gens passionnés et les récits humains.
Dans Tous Les Sens, j’invite des personnes aux parcours très différents pour discuter de ce qui les anime, les a fait grandir ou parfois vaciller. On parle de santé mentale, d’expatriation, de créativité, de musique, de sport, de souvenirs, d’amour, de deuil… et de tout ce qui surgit en chemin.
Pas de script. Pas de format imposé. Juste des conversations sincères qui prennent le temps d’exister.
Dans Tous Les Sens
Ep. 028 - Brian 2006 - 2016 (hosted by Morgan)
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Brian & Morgan. Roles reversed part deux. On reprend l’histoire en 2006, toujours en franglais. Brian revient sur la fin de sa relation avec Céline, ses débuts professionnels à l’UEFA, chez Procter & Gamble et à la FIBA, le CIO, mais aussi sur les dépressions à répétition qui ont marqué cette période de sa vie.
Au fil de la conversation, Brian évoque la difficulté de trouver sa place dans le monde du travail lorsqu’on est créatif, hypersensible et qu’on ne comprend pas encore pourquoi certaines choses semblent plus compliquées que pour les autres. Puis arrive une rencontre déterminante : Geraldina, la mère de Sam, qui jouera un rôle essentiel dans la découverte de son TDAH et dans la compréhension de nombreux épisodes de son parcours.
Une discussion sur les détours, les diagnostics tardifs, les remises en question, les rencontres qui changent une vie, et cette drôle d’idée qu’un parcours n’a pas besoin d’être linéaire pour avoir du sens.
Back to Geneva
UNKNOWNMusique
SPEAKER_00Bonjour à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Dans tous les sens. C'est le 29e épisode et la deuxième partie de mon interview par Morgan Dowsett qui m'a fait le grand plaisir de changer de rôle et de me proposer de m'interviewer. Vous avez peut-être écouté la première partie qui couvre les années 1995 environ à 2005 et là dans cette Cet épisode qui dure environ une heure, on va évoquer mes années 2006 environ à 2016 par là. Et il y a beaucoup de franglais. It's gonna bounce around from English to French as it always does between Morgan and I. Donc voilà, j'espère que ça ne vous dérange pas trop. Dans cet épisode, je vais parler de mon retour en 2006 à Genève après avoir fini mes études de film au Minneapolis College of Art and Design et ensuite... Je vais parler de ruptures, de nouvelles rencontres, mais surtout de mes expériences professionnelles pendant ces 10 années entre 2006 et 2016. Un petit voyage à l'UFA, Procter & Gamble, la FIBA, la rencontre avec Géraldina, la maman de Sam, pour ensuite terminer sur mon arrivée au comité international olympique, au CIO. Merci mille fois à Morgane, qui est juste un mec formidable et qui m'a fait me sentir à l'aise et dans un safe space.
SPEAKER_01Tu te retrouves à Genève. Tu reviens, tu es avec Céline. Tu as fait ton stage avec The Timberwolves. Tu arrives.
SPEAKER_00Quand je suis rentré à Genève, l'idée était vraiment qu'on vive ensemble. Elle terminait où elle était en plein dans ses études de médecine. Moi, de trouver un travail et d'avoir un peu la vie de couple traditionnelle, quoi. Mais... À ce moment-là, entre Céline et moi, dans les deux dernières années, il y a une distance qui s'est créée dans le couple. Ce qui faisait que ça n'allait plus aussi bien quand on se voyait. Mais je me sentais redevable pour sa loyauté. Je pense que je serais retourné de toute manière. Je suis revenu, je pense. Oui, j'aurais bien aimé rester aux États-Unis, mais je n'étais pas mécontent de rentrer. J'étais content d'être avec Céline. J'étais content de retrouver Genève, l'Europe. aussi professionnellement, c'est plus stable la Genève, la Suisse que les Etats-Unis. Puis en effet, j'ai vite trouvé du travail. Donc je regardais, j'ai regardé à la RTS, anciennement TSR, donc la télévision suisse. J'ai regardé dans des productions de films suisses. Là, il n'y avait pas vraiment de possibilité. Mais par contre, il y a eu ce travail à l'UFA, donc la fédération de foot. Et en fait, je n'avais pas vraiment pensé... Je n'avais jamais vraiment fait la connexion entre toutes ces organisations internationales sportives qui sont en Suisse. Parce que tu as le CIO, le comité olympique, tu as l'UEFA, la FIFA c'est à Zurich, mais tu as la FIBA, basket, tu as la moitié des fédérations sportives, elles sont en Suisse. Et c'est vrai que je ne m'étais jamais dit, mais en fait, de travailler là-bas, ça pourrait être un bon match.
SPEAKER_01C'est vraiment dingue, parce que vraiment tout, en fait, tout est venu à ce point où tout a été fait Oui. Oui.
SPEAKER_00C'est un peu un cliché, mais c'est quand on aime quelque chose, quand on est passionné par quelque chose, il faut se donner les moyens d'y arriver. Et ça, c'est peut-être ce que je vais prendre de cette expérience pour mon fils, vraiment de l'encourager à vraiment... suive la voie qui l'intéresse. Je me souviens que mon père, il m'avait dit ça. Il m'avait dit « Maybe you could be a basketball coach ». Puis moi, j'avais dit « Non, non, non ». Il a dit « Why not
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SPEAKER_00Why not
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SPEAKER_00» Et j'avais la chance de ne pas avoir des parents qui font ça, parce qu'il y a énormément de parents qui font ça. Là encore, il n'y a pas longtemps, j'ai appris la femme d'un de mes amis qui m'a raconté qu'il est rentré dans le secteur où il est là-dedans, mais il avait envie de faire totalement autre chose. Mais c'est que son père ne voulait pas qu'il fasse une voie beaucoup plus créative. J'étais là, wow, putain, ça se passe bien. Il a un bon travail, il a un bon salaire, mais on a souvent cette pression de la famille. Là, c'était totalement de la self-imposed. Mais ce que tu dis est vrai, c'était mon chemin. Jusqu'à l'âge de 27 ans, j'avais 27 ans à ce moment-là, ça a pris un petit peu plus longtemps que prévu. Je dirais peut-être la seule différence... si c'était à refaire, ouais, c'est que je serais allé dans la voie du film et tout ça. Mais finalement, le fait qu'il y ait eu ces délais ont fait que j'ai vécu aussi l'arrivée du digital et de, comme tu as dit, Final Cut 1, Final Cut Pro 1, Adobe Premiere 1 et que finalement, le timing était parfait d'être à MCAD, in art school. C'était le moment parfait pour y
SPEAKER_01être. Reviens en arrière un tout petit peu parce que, si tu veux, ce qui s'est passé entre tes parents, tes dernières années d'école à l'école, were actually just as important parce que it put you in a place where you, and you continue to do it today, a sense of bienveillance. You really look to the others. You wear a lot of other people's feelings, emotions, what they're going through. You empathize a lot with all of that. And those are skills and tools that will actually become really important for you as you hit the Olympics as you get into that but we'll get there too so like even the delay in a way was important because it taught you it put you in a position where you took that in and then you were able to apply it later on there shouldn't be any real regrets here because everything kind of starts to fall into place tu disais aussi que ta relation is kind
SPEAKER_00of coming to an end at this point on emménage on trouve un super appart avec avec Céline. Coucou Géraldine, c'était cool. Avec Céline en 2006, un chouette appart, un trois pièces, un loyer qui n'était pas trop mal. Je trouve un travail assez vite, au bout de 3-4 mois à l'UFA, un travail temporaire, mais qui était 6 mois, qui est devenu un an et demi. Et puis, notre relation en 2026 was on the rocks. C'était avec Céline et en fait on avait atteint un stade où il n'y avait plus tant de tensions entre nous mais on était comme des colocataires et il y avait vraiment on était blasé quoi et puis moi j'étais je vivais cette nouvelle expérience professionnelle à l'UFA avec beaucoup de bonheur et de nouvelles rencontres et de after works with the colleagues et elle elle était en faculté de médecine donc elle traînait un peu avec les étudiants de médecine et donc nos vies ont un peu fait comme ça après il y avait des séries qu'on regardait ensemble on se faisait des repas enfin on s'entendait bien quoi mais le couple il était plus là et et puis en novembre on se sépare de manière extrêmement amicale c'était vraiment moi je pense que je me sentais un peu redevable de rester dans la relation mais je voyais que c'était sur la fin et puis c'est elle qui l'a exprimé mais pour moi c'était un soulagement et puis ça s'est fait très simplement. La déménager, puis moi après, j'ai vécu seul, bachelor's life, et avec un travail à l'UEFA qui me plaisait assez. Puis en 2007, je ne vais pas faire année par année, mais...
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UEFA, P&G, FIBA and co.
SPEAKER_01Non, pas
SPEAKER_00par année par année, mais l'UEFA, did you learn anything there? What sort of excited you? Yeah, I think what I learned at UEFA et aussi à Bulgarie, parce que j'avais travaillé à Bulgarie quelques mois, cheers, Beer o'clock. Non, ce que j'ai appris du monde professionnel... à l'UEFA et puis aussi quand j'ai travaillé à Bulgarie, c'est peut-être, quand j'étais plus jeune, j'avais cette idée du monde professionnel comme un endroit sacré, un petit peu professionnel. Et en fait, le bullshit est off the charts. Dans chaque travail que j'ai eu, il y a un niveau de bullshit qui est juste incroyable. C'était surprenant pour moi de dire « Ah, c'est ça le monde professionnel » Et le travail en soi, il n'était pas super intéressant. Et je me suis finalement lassé assez vite. Et puis après, il y a il y a eu de nouveau un peu la phase où j'étais où j'aimais pas mon travail donc je le faisais pas bien et là je suis retourné dans une dépression et ouais donc là en fait après c'était par cycle en fait je dirais que
SPEAKER_01c'est une partie de la vie c'était quand tu as commencé est-ce que c'est en train d'avoir donc une diagnostic est-ce que c'est là que l'ADHD commence
SPEAKER_00pas encore non pas encore non pas encore J'étais pas encore à ce stade-là. Il y a eu ça beaucoup dans les jobs que j'ai eus pendant cette période-là. C'est the honeymoon period. Les six premiers mois, j'étais content. C'était bien. Je vois le bon côté des choses. Ensuite, je me lasse. Et après, je termine sur un congé maladie, dépression. Et j'arrive pas à me motiver. Puis je m'en veux et je culpabilise de pas réussir. Et là, de nouveau, un peu les old demons of not being able to make a living and to work et
SPEAKER_01comment ça réapparaît. Oui, ce que la société espère de toi, ce que ta famille espère de toi, ne pas vivre à ce que tu penses que les standards d'autres personnes sont, de
SPEAKER_00sentir que ce sont les standards auxquels tu dois vivre. Oui, c'est difficile. Oui, et aussi ne pas être bon à mon travail. C'était un peu comme... J'ai découvert que je ne pouvais pas Je peux être bon dans des choses à l'école et dans des choses qui m'intéressent. Mais quand j'ai un travail qui est délicat ou qui nécessite des compétences que je n'ai pas, concentration là vraiment en fait ça casse la confiance et puis voilà donc il y a eu une grosse dépression à ce moment là c'était un peu une désillusion c'est à dire j'avais eu cet espoir que les choses allaient bien se passer j'étais content d'être single je me sentais bien aussi dans mon corps j'étais tellement timide quand j'étais plus jeune que là d'être confident with women de voir que je pouvais plaire et mais parallèlement maintenant quand je repense à à des trucs que j'ai fait ou que j'ai dit à cette époque là je me dis putain t'es tellement con mais ça fait
SPEAKER_01partie de c'est normal on se dit we all say that to ourselves
SPEAKER_00we all say that stupid like stupid fucking thing yeah yeah no but for me it was like like a discovery of a new version of me that was like had this job that that you know felt good about About myself and confidence. Yeah, you know. Mais après, peut-être pour le lien avec le sport, je dirais, ça a perduré. Alors, avec des petits trucs sideways. J'ai fait un petit passage à Procter & Gamble, qui m'a appris d'autres choses, qui m'a appris l'efficacité. Là, ça m'a un peu réconcilié avec le monde professionnel. Enfin, avec l'aspect... Oh no, actually, there are places where... people like apply good principles to get shit done but in an atmosphere that's completely insect corporate office space type of mentality il y avait des lettres en or dans les escaliers leadership perseverance et donc les gens prenaient les escaliers ils prenaient pas l'ascenseur parce qu'il fallait montrer que yeah they want it et le le moment où j'ai décidé de démissionner à Procter, j'étais à l'Urinoir, j'étais en train de pisser. En face de moi, il y avait une affiche « For the P&G Running Club ». Et genre, « Come cheer on the P&G team at the marathon, blablabla ». J'étais là, j'étais putain, c'était tellement la honte. Et là, il y a deux mecs, deux Américains, deux Américains à côté, habillés, qui arrivent et qui pissent. et ils commencent à parler déjà ils commencent à parler entre eux alors que je suis au milieu et moi il faut savoir que ça me bloque quand il y a des gens qui pissent autour de
SPEAKER_01moi même s'il y a des
SPEAKER_00parois moi aussi c'est pas ça c'est Delayed P apparently it's about territorial anyway vas-y oh really yeah yeah yeah no and they're here they're talking to each other they're like yes or like what are you ready for the race yeah yeah I did like I got one now 34 minutes oh yeah it's really good I'm trying to get under j'étais là j'étais mais qui sont ces gens et en fait ils faisaient tout dans cette boîte pour maximiser la productivité de leurs employés donc il y avait pas mal de liberté tu pouvais partir tu pourrais arriver et partir quand tu voulais mais tout était fait pour que tu restes le plus longtemps possible so there was like a grocery store in the company because product or products you know are like Mais après, à chaque fois que je quittais un boulot, c'était tout le temps pareil. C'était dépression, congé maladie et je démissionnais et c'était tout le temps comme ça du coup ça a pris un petit peu de temps pour retourner à ce truc du sport et ça s'est fait quand il y a eu un poste à la FIBA pour lequel j'ai postulé en 2008 et là vraiment là j'étais this is gonna be perfect I love basketball and I had really identified that company as where I should be working Because I had this love for basketball. And I had the experience with the Timberwolves, with UEFA. And so it felt like a perfect fit. Et en effet, il y a eu un poste. J'ai postulé, je l'ai eu. Et same thing. Six months, six first months, great. Then not so great. And then depression. And by that time, I'm like... I turned 30... Et je me souviens que dans l'entretien, j'en avais parlé parce qu'il m'avait posé la question, le directeur du département, de « Where do I see myself when I'm in five years » Et je lui ai dit « Maintenant que j'ai 30 ans, c'est place à la stabilité. Là, j'ai eu des expériences qui m'ont formé, qui ont été... Parce que mon profil commençait à être un peu problématique parce que j'avais des expériences très courtes dans
SPEAKER_01mes jobs. Et avec des trous...
SPEAKER_00Je pensais que j'arriverais à... Je pense que le basket allait aider dans le fait que et aussi on était une trentaine donc on était moins anonyme qu'à l'UFA ou à Procter donc il y avait ce truc un peu family un petit peu et je m'entendais bien avec les gens très bien avec les gens à l'UFA aussi d'ailleurs j'étais mon nickname à l'UFA c'était apéroman parce que j'étais à tous les apéros de départ mais non non je m'entendais bien avec les gens et tout mais voilà là c'était une grosse exception parce que là je me suis dit putain si même à la FIBA je suis malheureux et déprimé et je fais mal mon boulot je suis dans la
SPEAKER_01merde est-ce que je peux te demander une question est-ce qu'en fait l'ingrédient qui te manquait c'était de la créativité Merci.
SPEAKER_00Oui, complètement. Donc
SPEAKER_01voilà, tu passes, c'est un effet de pendule. Tu vas de être super artistique, de retourner au sport, mais tu n'as pas encore
SPEAKER_00mis les deux et les deux ensemble. Oui, exactement. C'est complètement ça. C'est complètement ça. Il manquait cet aspect créatif. Parallèlement aussi, il commençait à y avoir l'évolution de la vidéo sur le web. Et donc c'était frustrant aussi de se dire, merde, là où il y avait moins d'opportunités de travail dans my field previously, now the opportunities are there, but I was feeling rusty. avec l'édition, avec le film, parce que j'étais loin de ça pendant tant d'années. À ce moment-là, c'était 3-4 ans, 5 même, parce que j'ai quitté FIBA en 2010. Mais aussi
SPEAKER_01dans ta trentaine, et puis à 5 ans, c'est pas beaucoup maintenant, mais quand t'as 30 ans, tu te dis, ah ouais, putain, 5 ans, je suis en manque de pratique et tout le reste, et ça te fonctionne un peu, tu te sens comme si le syndrome d'imposteur
SPEAKER_00commençait à s'éloigner. Oui, oui, complètement. et là il y a un petit peu une frustration enfin c'est un petit peu un regret que j'ai c'est que j'ai pas saisi l'opportunité du being your own like youtubers and you know I'm not a youtuber that's fine but the thing is I was there right at the start Justin TV je crois que c'était le premier cast où tu faisais ta propre chaîne de TV et en fait moi j'avais toutes les facultés pour me lancer là-dedans et je ne l'ai juste pas fait, quoi. Et bon, ce n'est pas grave. Non, parce que ton parcours est
SPEAKER_01beaucoup plus intéressant. Tu pourrais
SPEAKER_00être un YouTuber right now. Je pourrais être un YouTuber aigri qui a fait
SPEAKER_01des conneries. Yeah, exactly. Bored with the YouTube concept, you want to change your concept, you've got all the sponsors, you're getting money in, but you don't know what the fuck to do next because it's sounding boring, it's the same formula,
SPEAKER_00you're doing it over and over and over again. But yeah, à ce moment, ben, ouais 2010 2011 par là j'ai 32 ans et puis il y a aussi ce truc de alors ça m'a pas moi ça m'a pas dérangé d'arriver à 30 ans en termes de mais il y a un peu quand même ce truc de se dire oh punaise ça va toujours être comme ça je vais toujours passer je vais toujours avoir ces ces moments et puis à chaque fois je refais des thérapies je change de médic et puis c'était c'était des cycles en fait c'était cyclique puis je vivais très mal les ruptures aussi. Les facteurs qui faisaient que je sombrais étaient très souvent le travail. si ça se passait mal au travail, les relations sentimentales, les ruptures, et l'apport de l'argent qui est relié au travail, mais le financier, quoi, de me dire, parce que j'avais pas des salaires incroyables, je m'en sortais, mais il y avait aussi, moi, je voyais tous mes amis qui étaient hedge fund, working
SPEAKER_01in
SPEAKER_00hedge fund. Ça, c'est aussi Genève, ça, c'est la Suisse, aussi, on est entouré par... Oui, mais c'était mon
SPEAKER_01entourage,
SPEAKER_00tu vois. C'était mon entourage, et dans mon entourage, tous ceux, la plupart that graduated the same time with me, ils se faisaient un max de thunes. Alors, eux, ça commençait à descendre parce qu'à cause de 2008 et tout ça, quoi. Mais il y avait cette frustration quand même de me dire, mais merde, j'ai l'impression que ça va me coller à la peau toute ma vie, de pas réussir à atteindre mon full potential, et puis aussi la réalisation que je n'arrivais pas à rester dans une relation plus de trois ans et de ne pas rester dans un boulot plus de deux ans. Et
La rencontre qui change tout
SPEAKER_00donc, voilà, un petit peu compliqué. Là où ça a vraiment changé, c'est à la rencontre de Géraldina, donc la maman de Sam, qui, ayant une formation de psy, a très vite compris mon profil, en fait. Elle faisait pas ma psy, mais par contre, elle...
SPEAKER_01elle observait elle peut
SPEAKER_00pas ne pas prendre des conclusions ouais it translated into actions de se dire il faut que tu changes de psy ça fait 10 ans que tu vois le même psy il faut que tu changes de psy donc il y a eu ça ensuite il faut que t'aies un diagnostic parce que c'était le problème que j'avais c'est que j'avais pas eu de diagnostic j'étais sujet à la dépression peut-être bipolaire peut-être borderline un peu mais il y avait pas de diagnostic c'est ce que j'avais. Et je ne rentrais pas dans une case. En tout cas, à ce moment-là, elle me disait « Non, mais il te faut un diagnostic pour que tu comprennes… » Je ne sais peut-être pas exactement ces mots, mais une fois qu'un diagnostic est posé, là, on peut mettre en place des choses pour
SPEAKER_01t'aider.
SPEAKER_00Elle est formidable. Oui, oui. Et elle a suggéré… que je fasse un rendez-vous dans un centre qui est relié au HUG, donc l'hôpital universitaire Genevois, et leur unité psychiatrique, ils ont un centre à l'époque, il a changé plein de fois de nom, mais c'était le centre des troubles émotionnels, ou un truc du genre. À la base, je suis allé pour un entretien psychologique, pour voir si j'étais bipolaire. Donc, j'ai un entretien avec une psy. J'ai des questionnaires, plusieurs questionnaires, beaucoup de questionnaires. Mais le premier entretien avec cette psy, elle m'a demandé de raconter ma vie. Et en fait, en deux heures, j'ai fait un peu ce qu'on fait là, mais axé sur les dépressions, quoi. Les premiers signes. Je me tapais la tête contre les murs quand j'étais bébé, apparemment. Les crises que j'avais, les outbursts que j'avais de mes le physical harm que j'avais quand j'arrivais à des stades vraiment où ça n'allait pas je me donnais des coups ça a duré deux heures et puis je me souviens elle m'a dit comment vous vous sentez je dis ouais ça va j'ai juste besoin d'une cigarette elle a dit ouais moi aussi mais elle a dit écoutez je vais vous donner des questionnaires on va voir les résultats mais je pense pas que vous êtes bipolaire par contre il y a des signes de ADHD du TDAH trouble de l'attention et de l'hyperactivité moi j'ai jamais pensé une seconde à un moment donné que je pouvais avoir ça et Et ça, j'ai déjà expliqué dans d'autres podcasts, c'est qu'en Europe, on disait « tout le monde est diagnostiqué maintenant, tada, on les drogue, on leur donne des ritalines ». C'était très mal vu, quoi. Mais moi, je ne pensais pas du tout que j'avais ça. Et en fait, j'en ai parlé à Géraldina. Tout de suite, elle s'est renseignée un peu là-dessus. Puis elle a dit « mais bien sûr ». C'est évident. Et elle a commandé un livre qui s'appelle Driven to Distraction. Elle a immédiatement commandé. Ça, c'est une des grandes qualités de Géraldina. C'est qu'elle fait les choses immédiatement. Moi, je suis « Attends, non, je ne suis pas prêt. Il faut que je réponde et tout. » Elle fait les choses immédiatement. Donc, elle commande ce livre. Puis, je le reçois, je le lis et puis je me découvre en fait dans ce livre à travers des témoignages. En fait, c'est des psychiatres et ils racontent un peu les histoires de leurs passions et leur patient et j'étais là putain c'est exactement ça c'est exactement moi et puis les résultats avec beaucoup d'heures de questions à choix multiples et le compte rendu psy de mon entretien de deux heures fait qu'elle me dit bon ben il y a zéro doute, c'était pas bipolaire c'était tada avec peut-être des un petit peu de borderline aussi et même si ça nous définit pas totalement mais d'avoir posé le diagnostic ça m'a permis de comprendre tellement de choses sur les difficultés que j'ai eues et là j'ai été suivi par un médecin spécialiste de ça. J'ai aussi intégré un premier projet pilote de thérapie de groupe sur l'ADHD. C'était hilarant. Et on est encore en
SPEAKER_01contact. On a un groupe WhatsApp. Oui, oui. Tu l'as expliqué dans un de tes podcasts. Je me souviens que tout le monde a jugglé des lèvres. Oui, oui, oui. C'était comme ça. Tout le monde. Ça a dû être... C'était intéressant.
SPEAKER_00C'était presque comme dans un club de lutte. Où tout le monde... Ça a dû être une expérience très surprenante. De se dire, oh, putain. Parce que tu te vois un peu dans tout le monde. Oui, oui. mais non et puis là pour moi j'avais 35 ans c'était en 2012 2013 avec Géraldina on a emménagé
SPEAKER_01ensemble moi
SPEAKER_00à ce moment là 80% des dates que j'avais c'était en Ouais, ouais. Parce que j'arrive bien à m'exprimer de cette manière-là. Ouais, on a eu deux, trois dates. Ce que j'ai vu, en fait, c'était quelqu'un qui comprenait, enfin, qui cherchait à me comprendre et qui voyait des choses en moi. Puis aussi, super sens de l'humour, un contact facile, très joli. Au départ, j'étais pas vraiment chaud de rentrer dans une relation de couple parce que j'avais vécu beaucoup de déceptions sentimentales et aussi parce que peut-être j'avais un petit peu envie de de continuer un peu à vivre ma vie de célibataire. Cette rencontre a fait que peut-être que j'aurais jamais eu ce... J'aurais jamais découvert ces choses-là sur moi sans cette
SPEAKER_01rencontre. Non, mais je trouve ça... Je trouve ça tellement génial. Parce que, bon, alors, maintenant, tu as 35 ans, t'as une diagnostic, tu
SPEAKER_00as ADHD. Ouais. TDAH, mon dieu. ça
SPEAKER_01t'a donné un sens ça a commencé à expliquer beaucoup de choses est-ce que ça t'a donné un élan tout d'un coup tu t'es dit ok bon maintenant t'as peut-être pas des outils encore mais tu commences à te comprendre tu commences à tu révises un peu ce qui s'est passé tu te dis ok this this and this à cause de ça ça et ça cause and effect blablabla et Oui,
SPEAKER_00à plusieurs niveaux. Une des choses, c'était vraiment un peu de... J'étais tellement persuadé que j'étais quelqu'un de paresseux. Et là, en fait, j'étais genre... Cet aspect-là, ça m'a vraiment aidé de me dire... J'ai pas la discipline et j'ai pas le... J'ai pensé que j'étais paresseux. Mais j'étais épuisé par mes pensées, en fait. Ça m'a permis d'être vraiment en paix avec un peu ce que j'avais considéré être des échecs dans ma vie. De me dire, OK, bon, non, ça explique partiellement. Et puis aussi, ça explique que quand je suis intéressé par quelque chose, que je suis à fond. Parce que ça m'intéresse. Mais après, voilà, j'ai appris des trucs cognitifs et tout. Mais vraiment, pour moi, c'est la médication. C'est un médicament qui s'appelle Focaline. C'est un peu comme la Ritaline. Je me souviens, la première fois que j'en ai pris, une heure après ou deux heures après, j'étais en train de conduire sur la route. Et tout à coup, j'ai pris conscience que j'étais hyper focalisé. Et j'étais là, j'étais « Oh mon Dieu, that's like the state that normal people are in. Although none of us are normal, I think. But it was like, for productivity, it became, ouais, c'était la drogue magique. C'était incroyable.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Non, je trouve ça intéressant parce que aussi, si tu veux, donc il y a ça et on va prendre ça un peu dans tous les sens, mais on va revenir un peu à l'Olympics, les Olympiques,
SPEAKER_00les Olympiques. Les Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques, oui, le comité
SPEAKER_01international olympique.
UNKNOWNL'Olympisme.
SPEAKER_00L'Olympisme. Peut-être juste pour faire un peu un pont entre cette période de la découverte du trouble de l'attention et puis le CEO. il y a eu 4 ans où j'étais indépendant et ça Géraldina m'a dit mais en fait you need to be your own boss quoi et tu peux être entrepreneur et c'est genre ouais mais comment je me lance machin machin machin et donc elle m'a énormément aidé à mettre en place des choses pour pouvoir me lancer en tant qu'entrepreneur et ça ça a été 4 super années de faire de la vidéo de devenir vidéaste de reprendre des cours de montrer Et vraiment, là, vraiment, c'était le boom et l'explosion des réseaux sociaux et de la vidéo sur les réseaux sociaux. Et tout à coup, ces compétences que j'avais acquises étaient in demand. Et il m'a suffi de prendre deux, trois cours pour être à l'aise dans les montages à nouveau. J'aimais être mon propre boss. Il y avait plein d'avantages à ça, quoi. C'était d'avoir carte blanche, en fait. Et ce que j'ai vu, c'est que j'ai acquéré beaucoup la confiance des gens. Et finalement, de suivre ma voix et ma manière de faire les choses, finalement, que ça pouvait plaire. Et que d'être payé pour ça, pour moi, c'était genre... Je facturais pas assez au début parce que j'étais là, je prends trop de plaisir, je peux pas facturer ça. It's not work, I love doing it, I love editing.
SPEAKER_01C'était marrant, quoi. Je comprends pourquoi t'es tombé amoureux, parce que là, Géraldina, en fait, effectivement, non seulement est-ce qu'elle t'a aidé à te découvrir te comprendre toi-même mais en plus elle te pointe dans les bonnes directions elle te dit non non ok so the natural conclusion is you can't work for people you have to work for yourself et c'est tout à fait juste c'est tout à fait juste et c'est là où en fait elle t'a ouvert une grande
SPEAKER_00porte ah
SPEAKER_01oui et non seulement ça t'es aussi devenu père
SPEAKER_00avec elle on est coparents on est super bons amis et on Moi, je dis toujours, on est toujours une famille. On est toujours une famille. On fait le paléo ensemble chaque année. Pour nous, c'est juste que le couple en soi, les personnalités n'étaient pas un match pour rester en couple. Mais par contre, au niveau de... de ce qu'on j'espère moi aussi de lui avoir apporté des choses mais ouais moi c'était c'est ce que tu veux dans un et ça je sais que tu le vis c'est que tu veux le bien de l'autre et tu tu veux porter l'autre et tu et t'es là dans les moments où ça va pas et dans les moments où ça va bien
SPEAKER_01définis par par un système par un vieux système qui te dit voilà maman et papa this is how it works they have to live together all of that on vit plus dans un monde comme ça et euh je crois cette maturité d'être mûr d'être assez mûr émotionnellement pour comprendre qu'on peut faire les deux on peut on peut être on peut s'aimer s'entraîner se supporter chacun sans besoin d'avoir une vie commune et donc je trouve ça je trouve ça je trouve ça absolument incroyable parce que tu l'as raconté dans tes dans tes derniers podcasts cette relation que tu as avec Sam j'ai Vous avez vraiment trouvé un équilibre vraiment parfait dans ce sens. Vous avez votre propre liberté. Et en même temps, Sam semble être complètement aimé, complètement adoré. Oui, bien sûr. Lui aussi, il a une sorte de liberté pour se découvrir. Tu sais, même au début, le début de ce podcast a dit, s'il y avait un truc que j'ai appris, c'est peut-être quelque chose que je pourrais passer à Sam, c'est de vraiment l'encourager à juste aller dans cette passion qu'il a et vraiment juste le pousser pour ça, parce que ça va vraiment déterminer beaucoup pour lui-même.
UNKNOWNDonc, oui, non, je pense, bien sûr, il s'est amusé avec elle. Ça fait totalement sens.
Le rêve olympique
SPEAKER_01Alors, so I think we're slowly but surely, we're arriving to aux Jeux Olympiques. Donc, tu as mis sur Instagram et sur Facebook un super montage qui célèbre les 10 ans que tu as passé aux Jeux Olympiques. You kept getting jobs, you kept quitting, you didn't quite understand, you finally understood, you went solo, and then you arrive at a job, at a big company, and you don't quit. Something clicked, something happened. Et ce que je trouve vraiment intéressant, c'est que, encore une fois, il a l'air comme si rejoindre les Olympiques était vraiment le moment où on a finalement collé le côté créatif et le côté sportif de qui on est. le côté statistique sportif et le côté créatif étaient aussi très forts dans ton père, au niveau des statistiques et des sports seuls. Les statistiques dans le fait d'être un banquier, dans le marché, mais aussi la musique. jazz, la façon dont il s'est laissé aller dans le jazz et comment les sports et la musique, pour lui, sont très similaires pour toi. Et tu peux le dire de ta passion pour Radiohead. Ce n'est pas de l'entretien. C'est quelque chose de plus. C'est quelque chose de plus philosophique. C'est plus satisfaisant. Ça te fait sentir complet d'une certaine manière. Ça touche tes philosophies. Ça t'amène à un endroit émotionnel. Ça t'aide à faire sens de la vie. Et ici tu es... Tout
SPEAKER_00s'est réuni, en fait... dans ce job. J'étais face à une situation où il fallait que je trouve un travail parce que d'être freelance avec un bébé, un enfant en bas âge, l'instabilité était trop compliquée. Donc, il fallait que je trouve un travail. J'étais très pessimiste sur le type de travail que j'allais pouvoir trouver. Et je vais sur LinkedIn, je tape sport et sport plus vidéo sur LinkedIn on the job search and the first one that popped Et je savais que c'était pour moi. Je savais que c'était pour moi, sauf si quelqu'un allait se faire pistonner. Mais je me suis dit, avec mon expérience dans les organisations sportives, en freelance, j'adore les Jeux Olympiques. Je suis un fan des Jeux
SPEAKER_01Olympiques
SPEAKER_00depuis 1984. J'ai toujours adoré la géographie et les pays les drapeaux j'avais vraiment une fascination de ça le metal table c'est quelque chose qui me donne des frissons tu vois les podiums et tout c'est vraiment j'adore
SPEAKER_01j'adore Amiga tu sais t'avais des jeux
SPEAKER_00c'était sur Wintersport sur l'Amiga c'était mes jeux préférés c'était mes jeux préférés ceux-là c'était les drapeaux quoi non non c'est clair et là ouais là le seul truc c'est que c'était à Lausanne et ça a été un peu le déclencheur de notre séparation avec Géraldina c'est que le couple voilà ça allait pas super bien et en fait pour moi de trouver un travail à plein temps à Lausanne ça réglait le truc financier aussi j'allais dans un travail que j'allais aimer et je sentais que j'allais aimer ce travail là mais voilà ça a juste mis un terme à notre couple qui a été heureusement je pense la meilleure chose qui ait pu nous arriver parce qu'on a pu ne pas rester dans un couple qui était voué à l'échec, quelque part, je pense. Et finalement, on est devenus des coparents, amis. Alors après, il y a eu une période d'adaptation. Évidemment, ce n'était pas facile tout de suite. Mais très rapidement, on a eu la chance qu'il n'y avait pas d'histoire d'argent, parce qu'on avait le même salaire à peu près. Il n'y avait pas d'histoire de garde, parce qu'on voulait tous les deux la garde partagée. Puis voilà, les choses se sont faites en douceur. je dirais et puis en bienveillance et Sam était notre raison de vivre enfin le soleil en plus j'ai perdu mon père et ma grand-mère en 2015 en 2016 un nouveau travail c'était de nouveau une période alors j'en ai déjà parlé je crois mais avec une grosse crise de dépression de nouveau et un passage en clinique mais après les choses sont rentrées dans l'ordre et ce travail au CIO à 35 sept ans, employé directement par la compagnie, par une boîte temporaire, dans un job que j'ai tout de suite adoré. J'étais aux Jeux Olympiques trois mois après. Je vivais un rêve, vraiment. Au niveau professionnel, c'était un rêve.
SPEAKER_01C'est vraiment un rêve, oui, mais tu étais vraiment à un moment, tu sais, où tu disais que tu aurais pu devenir un YouTuber et tout ça, mais tu es arrivé aux Jeux Olympiques à un moment où justement, le social media was only really... It was there, but it wasn't as exploded as it is today. And in a way, you helped pioneer that for a major Olympic... The Olympic Committee, it's a pretty big deal, really. You know, it's... C'est un moment impressionnant
SPEAKER_00dans la vie, pour sûr. Je te remercie de dire ça parce que c'est ce que j'ai fait allusion à ça dans ce que j'ai posté sur Instagram. Alors en indépendant, j'étais très content de ce que j'avais fait. Mais là, c'était la première fois qu'en tant que salarié, je sentais que j'étais vraiment bon dans ce que je faisais. Et j'ai surpris moi-même. Et j'ai surpris moi-même pas seulement sur le côté créatif, mais aussi dans ma confiance envers le statut d'employé peut-être j'ai même peut-être été un petit peu trop confiant parce que j'aimais tellement les Jeux Olympiques j'avais l'impression de tellement saisir le job et ce qui était bien pour le job que j'ai peut-être eu un excès de confiance et voilà c'était un petit peu compliqué avec mon chef parce que je le trouvais totalement incompétent mais au-delà de ça de faire des petites histoires athlete stories et de tout à coup rassembler tout ce que j'aime et Et puis la musique, t'en as parlé, qui est un élément extrêmement important, c'est de trouver la bonne musique pour la bonne vidéo et le bon mixage, c'était le plus gros kiff pour moi. Et l'émotion, de trouver l'émotion parfaite, Emotional Stories est vraiment devenu non seulement mon truc, mais c'est devenu notre... spécialité de l'équipe des réseaux sociaux of olympic content people would go and watch olympic content for these inspirational human stories and feel good stories and les commentaires quand les gens taguaient leurs amis pour leur remonter le moral pour dire watch this you'll get
SPEAKER_02back
SPEAKER_00ah oui yeah Et les stats, moi, j'analysais les statistiques de ces vidéos, mais comme un malade. Vraiment, ça rassemblait tout ce que j'aime et les vidéos. J'ai peut-être ressenti de la frustration de se dire, du manque de reconnaissance, en fait. L'influence qu'on a eue avec ces vidéos, je pense qu'elle est plus importante que ce qu'on ne l'imagine.
SPEAKER_01This is why I'm bringing it back to, tu sais, ce moment, encore une fois, où tu étais à la fin, maintenant, et 2000, où tu passes à travers ce moment avec tes parents, à travers cette déprime, not knowing what you're going to do, putting all this pressure on yourself, and understanding, going through those motions and wearing them and being... The story isn't about you, it is about the other person. And then being able to empathize and really see it through and then actually create... It's not even a made-up story. It's actually just bringing in all the right elements together et en fait en améliorant et en faisant la personne se sentir et être vu et valorisé par cela. Et c'est un acte si sans-souci que ce genre de sans-souci vient seulement de passer par ce que vous avez vécu, passer par tous ces hauts et bas, passer par, vous savez, se débrouiller et puis se reconstruire. Et puis, enfin, vous savez, toutes ces compétences se marient ensemble. Donc, ce n'est pas juste le amour des sports, la créativité, la musique et tout ça. C'est aussi mais aussi les choses émotionnelles que tu as vécues qui t'ont permis de te reconnaître dans l'autre personne. Cette personne est allée de rien à ceci, à ce moment-là. Et c'est
Rise after falling
SPEAKER_01un moment, et c'est un moment éphéméral, parce que c'est un moment qui, si
SPEAKER_00il n'est pas capté, va être oublié.
SPEAKER_01Il va disparaître. Et le fait qu'il soit capté, comme tu l'as dit, devient une référence pour tellement de gens autour. Comme, tu vois ce que ce gars a fait Tu peux le faire aussi. ma patte
SPEAKER_00personnelle dans ces histoires je pense est vraiment et aussi quand je faisais des montages de basket et d'autres interviews de mettre à la place de la personne et ça a toujours très important pour moi de ce qu'ils vont penser de rester le plus authentique possible et de même faire plus que ça mais de montrer quelque chose on était particulièrement attiré avec mon collègue Pedro par des histoires of underdogs and of people who might have been athletes who had faced racism ou des critiques face à face nous étions très attirés par ça parce qu'on voulait montrer l'aspect humain je pense que ce que j'ai ressenti puis le fait que je sois hypersensible c'était important toujours important pour moi que les personnes parce qu'on n'a pas besoin de leur demander l'autorisation les images elles sont là mais je me dis mais c'est salaud si tu fais un truc qui n'est pas fidèle et ça ne veut pas dire qu'on a besoin d'exagérer mais c'est de rester fidèle et avec Pedro et avec les autres personnes qui travaillent dans l'équipe we really made it a point to try to reach out to athletes and Be sure that we're accurate in what we're... Like, there was a lot of double-checking of the facts and of, you know, not just going on Wikipedia. Et on avait vraiment des personnes qui travaillaient dans ce sens-là. On avait une équipe, vraiment, où on voulait raconter ces histoires. Et je pense que pour moi, particulièrement, je faisais très, très attention à la perception. Meilleur exemple, je pense, c'est une vidéo de Dan Jansen où... Il y a sa sœur qui a un cancer qui s'appelle Jane. Et elle meurt trois ans avant la finale de patinage de vitesse. Et il lui promet qu'il va gagner la médaille d'or. C'est le hook. Donc, en termes de storytelling, c'est un grand hook. Je veux dire, Greg, dans le sens de la histoire, le type d'histoire émotionnelle que vous allez chercher. Et donc, la histoire est sur... Et j'étais là, et pour moi, il fallait l'autorisation de l'ex-femme et de savoir comment la fille se sent par rapport à ça. Voilà. Et l'ex-femme d'Anne Jensen m'a dit, merci tellement d'avoir demandé. Évidemment, je suis OK avec ça. Et en fait, là, j'étais, mais tu vois, ça devrait être normal. Enfin, pour moi, ça devrait être normal. A lot in my life, that hypersensitivity has affected negatively a lot of things in my life. And it's something we've told me in my jobs. Like, we've told me I'm too emotional, I care too much. But suddenly, that becomes my strength. Et ça, c'est vrai que c'est... Ça, c'est une fierté. Et aussi, peut-être, juste avant de terminer là-dessus, il y avait une vidéo de Vince Carter. Tu vois que c'est Vince Carter C'était un joueur de basket américain qui avait fait le dunk le plus incroyable de tous les temps. En fait, il a sauté au-dessus d'un joueur de 7 feet tall, Frédéric Weiss. Il a dunké dessus. Il a un peu mis la main sur son épaule. Et c'est hallucinant. Et c'est arrivé aux Jeux Olympiques. Et donc, chaque année, on sortait la vidéo. Puis moi, je commençais à me dire, le pauvre mec qui s'est fait posterized. Chaque année... à se taper. ses images quoi avec les commentaires maintenant avec les réseaux sociaux ils disent c'est terrible terrible et donc en fait j'ai monté une vidéo de la perspective de Frédéric Weiss et où ça commence par lui qui dit that day I discovered that a human being can fly donc c'est ce qu'il dit de Vince Carter mais après c'était dans une interview que j'ai vue où il explique très simplement ouais il a il a fait le dunk le plus incroyable Et moi, j'ai essayé de me mettre entre et puis j'ai vu ça. That's it. Mais après, j'avais aussi lu qu'il était passé par des périodes très, très difficiles. Je ne sais pas si c'est lié à ça ou pas. On en a discuté parce que je l'ai interviewé après. Mais la vidéo que j'avais faite était en fait de dire il y a eu ce dunk incroyable, mais Frédéric Weiss... il a eu un match incroyable après qui a qualifié la France en finale. Et qu'il a eu une médaille d'argent et qu'il a eu des super stats. Et ça, l'histoire, elle l'a complètement rayé. Oublié. Invisible. Ouais. Et cette vidéo-là, en termes de performance, elle n'a pas super bien marché. Les commentaires, la plupart des commentaires étaient quand même sur le dunk et sur... Il y en a même certains qui disaient « Dude, bro, this video on the guy who got dunked on » Mais après, il y avait d'autres commentaires qui étaient surtout des Français qui étaient beaucoup plus genre « Wow, c'est cool de faire ça » Et surtout, Frédéric Weiss m'a écrit et m'a dit « Merci » et ça c'est pour moi c'était et puis j'en avais discuté avec Pedro j'étais là tu vois ce commentaire là that's our KPI yeah c'est un commentaire peut-être que this video isn't viral but this is why we're doing
SPEAKER_01those videos it's human stories oh it's It's huge. That just made me kind of emotional too. Just even you just talking about it, you know, that story of the underdog, it's not just even the story of the underdog, it's actually making people feel valued for the contributions that they've done, the amount of work that they had to get through to get to a certain point. And it's not just about that. Yeah, the hypersensitivity that you have is c'est une force. C'est une force dans les créateurs. Et je pense que quand vous avez quelque chose comme ça, quand les gens vous accusent de faire comme, oh, vous êtes trop sensitif et tout le reste, et vous avez en fait, à travers les Olympiques, à travers tout ça, découvert que ça a toujours été un super pouvoir pour vous, que ça a toujours été un positif, que ça a juste besoin d'être appliqué dans le bon endroit, tout tombe en place. Je me sens de la même manière. En tant que réalisateur de théâtre, créateur de théâtre, dans l'art dans lequel j'ai été impliqué, je pleure très, très facilement à la beauté. Je pleure quand je regarde la télé, tu sais, parfois. Oui, moi aussi, constamment. Tu sais, je me lèche à ce moment-là et je suis juste comme... Je vais absolument avec ça et je pense... Je pense qu'on a besoin de plus de ça dans notre société. Tu parles de tous les trolls et tout le reste. Et je pense qu'il y a tellement de négativité là-bas. Il y a tellement de naysayers. Il y a tellement de gens qui veulent mettre les gens en colère. Et tu te rends la conclusion que dans la vie, tu sais, tu sais quoi Tu es tous faux. Il y a quelque chose d'autre. En fait, s'occuper l'un de l'autre est vraiment, vraiment important. Et le fait que tu l'aies trouvé à travers ton travail et à travers toute ta voyage, c'est incroyable. Tu as atteint tellement ce que tu as atteint maintenant, tu sais.
SPEAKER_00Non, merci beaucoup. Je
SPEAKER_01ne sais pas comment terminer, mais je suis très étonné de ce parcours que vous avez fait, ce sens de découverte que vous avez fait, que petit par petit, et même pas consciemment, vous avez trouvé des moyens de mettre toutes ces choses ensemble et de les trouver. Et vous l'avez trouvé, vous avez trouvé ce endroit. Oui. You may have found it a little bit before, but it really kind of matured under the Olympics, you know. You know, and I think you really, like this podcast shows as well, you are putting yourself in value through this podcast, but this podcast is, again, you giving, putting, selflessly putting value, making your friends feel completely valued, making them feel like they're important as well, and really kind of à la recherche de l'autre. Quand tu es toujours à la recherche de l'autre, quand tu as une bienveillance avec quelqu'un, je crois que ça rend le monde un meilleur endroit. Et ces podcasts que tu fais sont absolument ça. Et je l'ai mentionné dans la pause qu'on a eue. On a eu une petite pause. Mais c'est un archive incroyable aussi pour potentiellement laisser Sam. Donc, à un moment donné, tu seras un adulte, tu pourras avoir accès à ça et avoir la chance de vraiment voir, tu sais, ce que ton père était vraiment à propos, parce que toutes ces conversations sont extrêmement candides, elles sont très honnêtes, elles sont très ouvertes, très similaires à la façon dont tu crées les films, en fait, que tu fais sur tous les athlètes pendant les Olympiques. Tu mets les gens en valeur. Et oui, Brian, j'adore absolument ces podcasts, j'adore listening to them I will continue to be listening to them I'll be one of your big fans and yeah thank you very much for letting me ask you these questions for being super open about it and lots of love Brian
SPEAKER_00merci merci beaucoup merci vraiment Morgan ça me touche énormément tellement moi aussi tu sais tu n'as pas besoin de me réciter non mais je veux le dire parce que le fait que déjà que tu écoutes et que tu voilà le feedback que tu m'as donné après avoir écouté je crois que c'était quand j'avais fait 30 minutes on hinge et puis voilà c'était pas seulement de dire t'aimais bien mais pour qu'est-ce que t'avais aimé dedans et que c'était donc déjà le retour que tu m'as fait d'être un auditeur fidèle déjà ça fait super plaisir et après ouais j'ai adoré notre discussion et aussi notre histoire et le fait qu'il y ait eu tellement de temps qui est passé c'est aussi génial de pouvoir reconnecter avec toi et de retrouver ces tu vois ces ces reconnect some of the dots et aussi le fait que t'écoutes avec autant d'attention les différents épisodes et que tu me connais donc tu perçois des choses et the dots that you're connecting tu vois moi aussi je me dis wow putain j'avais pas pensé à ça ou ça me fait réaliser certaines choses et puis aussi tu vois je t'ai parlé un petit peu du du fait de parler de moi. Parce que c'est vrai qu'il y a... On avait discuté ça off-camera, je crois. Il y a l'aspect de l'intérêt des autres qui est sincère, de connaître les autres et d'écouter les autres et de discussion. Mais il y a aussi l'aspect pour moi qui est incroyablement... Quand je t'ai dit, je le fais pour moi parce que ça me fait plaisir. Et aussi, ça fait plaisir de pouvoir m'exprimer. Et donc, c'est un tout, quoi. C'est un tout. Et merci d'avoir proposé de reverse the roles et de me mettre dans cette position. Et j'étais sûr que j'allais parler comme un malade. Mais ça me fait du bien. Et puis ça me fait du bien. Et ça me permet de me dire... Ouais, you know, it's quite a ride. Et on a tous des histoires fascinantes. We've only scratched the surface on what you talked about. And, you know...
SPEAKER_01Pour être honnête, cette interview a été très étonnante pour moi parce que j'ai vraiment... Je pense que je vous ai manqué. Il y a une grande partie de moi qui me dit « Ah oui, j'ai un peu manqué une bonne partie de la vie de Brian. » Et d'avoir pu passer tout ça avec vous a été super important pour moi aussi. Ça m'a fait sentir comme si j'avais vraiment ce que ton entier parcours a été depuis le
SPEAKER_00début,
SPEAKER_01depuis que je t'ai laissé. Je ne t'ai pas laissé, on ne parle pas des problèmes d'abandon, mais je t'ai laissé. Donc, arrête de finir ce podcast en me remerciant et en me concentrant. J'apprécie ça. Mais ceci est pour toi, c'est à toi. Merci à toi.
SPEAKER_00and we'll hear you in the next episode thank you so much Morgan I look forward to more episodes with you super ok super à bientôt ciao ciao