Dans Tous Les Sens
Je m’appelle Brian. J’aime les conversations qui dérapent, les gens passionnés et les récits humains.
Dans Tous Les Sens, j’invite des personnes aux parcours très différents pour discuter de ce qui les anime, les a fait grandir ou parfois vaciller. On parle de santé mentale, d’expatriation, de créativité, de musique, de sport, de souvenirs, d’amour, de deuil… et de tout ce qui surgit en chemin.
Pas de script. Pas de format imposé. Juste des conversations sincères qui prennent le temps d’exister.
Dans Tous Les Sens
Ep. 027 - Brian 1995 à 2005 (hosted by Morgan)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Brian passe de l'autre côté du micro. Aux commandes : son ami d'enfance Morgan Dowsett, déjà entendu dans les épisodes 25 et 26.
Dans cette conversation intime et sans filtre, Morgan remonte le fil des « années manquantes » de Brian, de l'adolescence à Genève jusqu'aux premiers pas dans le monde professionnel. Ensemble, ils évoquent les dernières années à l'École Internationale de Genève (Ecolint), la pression du Bac International, les difficultés familiales, les débuts de la dépression, les rêves américains, George Washington University, puis la renaissance inattendue à Minneapolis College of Art and Design (MCAD).
C'est aussi l'histoire d'un jeune homme passionné de sport qui découvre peu à peu l'art, le cinéma, l'écriture et une nouvelle identité. Une conversation sur les attentes que l'on s'impose, les chemins de traverse, les premiers amours, la santé mentale, et ces rencontres qui changent une vie.
Un épisode très personnel sur la recherche de sa place, les détours de l'existence et les moments où tout semble s'effondrer... juste avant que quelque chose de nouveau puisse commencer.
Bonjour tout le monde, bienvenue dans un épisode un peu spécial de Dans tous les sens. As you can kind of tell, this is not Brian speaking, c'est pas Brian, mais son ami d'enfance, Morgan, the Morgan from episodes 25 and 26. Et aujourd'hui, on a décidé de faire quelque chose d'un peu différent. Cet épisode est en deux parties aussi, part 1 et part 2, mais avec un retournement de micro. Donc cette fois, c'est Brian qui va être au centre de ce podcast. Il y a toujours du français il y a de l'anglais, il y a du franglais, beaucoup de franglais de ma part, beaucoup de petits détours aussi, mais surtout ce retournement du micro. On a vraiment repris ça comme une conversation entre vieux amis, mais cette fois avec « The Missing Years », commençant de 1995 à l'arrivée. Un épisode très spécial pour moi, celui-ci et le prochain. Et sans plus attendre, dans tous les sens, mais cette fois, mesdames et messieurs, dans l'autre
SPEAKER_03sens.
UNKNOWNAujourd'hui
SPEAKER_03C'est parti
UNKNOWN!
SPEAKER_00Salut
SPEAKER_02Brian, ça va
UNKNOWN?
SPEAKER_02Salut Morgan, ça va bien et toi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais, ça va, ça va. So, seeing as that we have now turned the tables around, ta dernière question dans l'émission qu'on a eue était, est-ce que tu as une question pour moi
UNKNOWN?
SPEAKER_02Puis en fait, le problème avec ça, c'est que j'en ai tellement que je crois qu'on s'est dit, on a décidé que ce serait peut-être pas mal justement de tourner un peu l'affaire, de vraiment prendre tout le truc, le mettre vraiment dans tous les sens, donc Change the Direction of This. À travers ton projet de tous les podcasts, une chose que j'ai trouvée vraiment qui m'a beaucoup touché, c'était d'entendre ta vie à travers les autres. Et petit à petit, on peut en fait reconstruire un peu ton parcours dans plusieurs étapes de ta vie. Et je voudrais vraiment avoir l'occasion de reconnect with you from 1995 à aujourd'hui. tu es allé à l'université George Washington, tu es allé à Minneapolis, puis tu es allé dans le sport, tu es allé dans le film, tu es allé avec Servette, Genève Servette Hockey Club, les olympiques, ou CIO en français, je crois. Oui, IOC ou CIO en
SPEAKER_00français,
UNKNOWN? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ! ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? !
Genève, 1995 : la fin de l'adolescence
SPEAKER_00oui. Et
SPEAKER_02à travers tout ça, tu es devenu papa. Faisons-nous revenir à la situation. C'est 1995, Genève, en plein milieu du Gen-X mouvement de l'adolescence. We're still in the first presidency of Bill Clinton.
SPEAKER_00Ouais,
SPEAKER_02c'est vrai. Le Monica Lewinsky a eu lieu. O.J. Simpson est sur les nouvelles. Et tout d'un coup, je pars de Genève. Il y a un disconnect avec les Haugens. Ton frère, en fait, Oliver, il est allé à Harvard. Et on sort aussi d'une école qui a une grande pression universitaire. C'est-à-dire qu'il y a un sort de faux mot. On a l'impression qu'on est tous obligés d'aller à une bonne université. et toi et ma soeur, vous n'avez pas encore fini l'école.
SPEAKER_00J'essaie de réfléchir si ça vient plus naturellement en français
SPEAKER_02ou en
SPEAKER_00anglais. Je crois que je vais aller en français et puis après, on fera du franglais. Mais oui, 1995. À ce moment-là, j'ai 17 ans. Donc, toi, ça coïncide à quand tu étais Donc, 95,
SPEAKER_02j'ai
SPEAKER_0017 ans. Je crois à ce moment-là que je suis en... ou douzième. Non, onzième, je crois. Et Oliver, il a dû aller à l'Uni. Donc, Oliver, mon frère, je pense qu'il est allé à l'Uni en 94, il me semble. Ou du moins, quand j'étais en onzième, lui, il n'aurait pas été... Quand j'étais en dixième, il était en treizième, donc la dernière année, qu'il a fait en accéléré, d'ailleurs. Je suis à deux ans du bac. Donc, à l'école Inde, il y avait différentes options. Il y a certains élèves surtout les Américains, qui, eux, allaient jusqu'en 12e, ce qui coïncide à la dernière année de high school. Et donc, tu peux déjà faire tes SATs, les examens qui te permettent d'aller à l'Uni, aux Etats-Unis. Donc, il faut que tu finisses high school. Pour les Américains, the end of high school is 12th grade. So, si t'es à l'école, tu peux décider de apply the crowd et partir après la douzième. La plupart des élèves allaient dans la direction du bac international qui, je crois, a été créé par l'école Ant, d'ailleurs.
SPEAKER_02Non, c'est juste, c'est exact. Je ne sais plus dans quelles années. L'école internationale, je crois dans les années 70.
SPEAKER_00C'est possible, c'est possible,
SPEAKER_02oui. Mais tu avais une troisième option, ton frère l'avait fait, il y avait aussi la maturité, donc la maturité
SPEAKER_00suisse. Il y a la Mathu, alors à ce moment-là, il y avait très peu d'étudiants qui faisaient la Mathu. Je crois que dans la classe d'Olivor, ils étaient cinq, je crois. Il n'y en avait vraiment pas beaucoup. Il y avait Oli, Étienne, Stéphano... il était vraiment une poignée d'élèves et lui avait décidé de faire la Mathu je ne sais pas trop pourquoi en fait donc ça c'est pour lui mais lui il est allé jusqu'à la Mathu donc la 13ème année comme tu l'as mentionné avant c'est un peu la la voie quand on est à l'école Inde c'est en général le bac international mais il y avait aussi la Mathu et le bac français aussi ensuite t'as aussi les élèves qui qui partent après la 12ème pour aller à l'Uni un an à Et moi, ça a toujours été clair que j'allais faire le bac international. Ma meilleure année académique était en dixième, donc l'année d'avant. Donc, je pense 94 par là. J'étais dans une classe où j'aimais bien les autres personnes. On n'était pas trop nombreux. Je crois qu'on était 15. Les profs, ils étaient cools. Je me sentais bien en dixième. J'avais des meilleures notes que les années précédentes où je n'ai jamais été j'ai jamais risqué de doubler, mais en tout cas, en dixième, je me suis rendu compte, genre, ah oui, je peux être pas mal, je peux être pas mal, quoi. Et surtout, en littérature française, j'avais, comment elle s'appelle Super prof. Madame Vigneault. C'est marrant, les prénoms, parce que nous, on les connaît en tant que monsieur, madame, monsieur Amzavi, madame Vigneault-Ribal, j'arriverais pas à l'appeler, je crois que c'est Marie-Claire, il me semble. Ça se passait bien, et je me rendais compte que j'avais une aisance dans les rédactions, dans les commentaires qu'on posait, toutes les branches où je pouvais utiliser mon imagination et où c'était pas tant du par cœur, j'arrivais bien à m'en sortir. Et après, j'ai aussi vu ça avec Dr. Elfie, Dr. Melvin Elfie. Yes, I had him too. We exchanged emails recently. Lui, c'était génial parce qu'il encourageait vraiment la création de trouver un autre moyen to do book reports. Justement, utiliser la vidéo. Donc, dixième, onzième, ça correspond un peu à cette période où je m'intéresse vraiment à la vidéo, aux petits films. Ce que
SPEAKER_02j'entends aussi, c'est là où ton sens créatif commence à naître un peu plus. Mais en même temps, si tu veux, quand on était jeune, Brian was the sporty guy. Brian was about his statistics, he was about his sports. But it's interesting to see that up until then, you had in one sense a brother who was doing extremely well academically. Did you feel pressured by that a little bit? Was there like a sense of expectation that was put
SPEAKER_00on you at all? No, I'd say it was put on myself. My parents never... m'a fait ressentir une pression ou où j'allais aller à l'école, ou ce que j'allais faire avec ma vie. Jamais. J'ai dû les faire regarder. Comment on appelle ça Les bulletins scolaires. Ils ne les regardaient pas. Ils n'allaient pas aux réunions de parents-professeurs. Ils étaient très fidèles. Le feedback qu'ils ont reçu des enseignants était toujours très positif pour moi aussi. Généralement parlant. Il y avait les grades. mais en ce qui concerne mon attitude et mon potentiel,
SPEAKER_02c'était... La participation
SPEAKER_00en classe. Oui, je suis délégué de classe, je suis dans le conseil d'études. Et oui, je me sentais... Je me considérais le responsable dans le groupe, mais je n'étais pas vraiment... Je suis celui qui dirait... Oh,
SPEAKER_02peut-être que nous
SPEAKER_00ne devrions pas... Ah, il y a des choses que je ne pense pas que je peux dire. Peut-être que je peux... Tu sais quoi F*** ça, je le dirai. Oui, c'est ça. Ça fait environ 40 ans, 30 ans ou quoi que ce soit. À ce moment-là, je pense, quand nous nous sommes épargnés, c'était souvent pour aller jouer au pool, ou c'était juste avant les clubs, et nous nous sommes épargnés. Et un jour, je pense qu'on a eu quelques boissons et on a pensé que c'était une bonne idée de se fermer une
SPEAKER_02cassette de journaux du matin ou de la tribune de Genève. Je crois que tout le monde a fait un truc comme ça. C'est normal. Il faut expliquer ça parce que je ne pense pas que ça existe. Ça existe
SPEAKER_00toujours à Genève Si, bien sûr. Oui, comment on appelle ça Des cassettes, tu mets ton argent
SPEAKER_02et tu prends le journal. Ça existe toujours.
SPEAKER_00En tout cas, je me souviens, tu l'avais au aux Etats-Unis, mais il fallait payer et ça débloquait quelque chose pour pouvoir ouvrir, comme pour une boisson. Mais en Suisse, c'est sur la confiance. Donc, si personne ne te regarde, tu peux voler le journal, personne ne va remarquer. Il n'y avait pas de caméra à l'époque. Par contre, il y avait des gens qui surveillaient, c'était un métier, je connais un mec qui a fait ça, qui surveillait s'il y avait des voleurs et qui les amendait. Et une fois, j'ai chopé, il y a une... vieille dame qui avait mis, je crois, 50 centimes, alors que le journal était peut-être 1 franc 50 ou 2 francs. Et c'était à Rives, en plus, donc il y avait beaucoup de monde, il y avait beaucoup de passages. Et là, il y a un mec qui chope la dame qui devait avoir, je sais pas, 70 ans, quoi. Et qui la mandate et tout, et puis elle, c'était là, non, laissez-moi tranquille et tout, et puis c'est la re-madame. Mais oui, non, mais ouais, c'était sur cette base de confiance, en fait, qui est, bah, c'est toujours le cas, d'ailleurs. Mais, et, voilà, il y a le que t'es pas un très bon journal et puis je me suis dit et c'était totalement moi c'était pas les autres j'étais là on met le feu on met le feu donc voilà j'étais le responsable peut-être un peu Pierroman sur les bords mais ouais mais oui oui à ce moment là comme tu dis il y a le sport alors le sport depuis l'âge de je crois que c'était 9-10 ans où j'ai commencé à faire du basket avant ça je faisais du foot on faisait du tennis et puis j'adorais absolument le sport donc j'étais dans des clubs on était dans le même club à Champel et on était dans le championnat Genevois en général on avait des très bonnes équipes et puis j'étais capitaine quand j'étais plus jeune j'étais assez bon joueur
SPEAKER_02Non mais c'est vrai c'était vraiment ta vie I mean c'était pas juste ça c'était aussi il y avait un fanatisme envers Minnesota donc The Vikings t'avais The Twins au baseball t'avais t'avais presque une obsession avec Kirby
SPEAKER_00Puckett Oui absolument
SPEAKER_02Et Et je crois que c'est aussi à travers toi que je veux dire, l'amour du baseball aussi pour moi. J'ai vraiment plus découvert ça à travers les Huggins. Le sport, c'était vraiment une identité. Tu arrives à une fin, si tu veux, avec l'école. Tu as ton frère qui est parti. Il y avait aussi un autre problème. C'est-à-dire que tout d'un coup, ça, ça c'était la même chose avec mes parents, c'est que tout d'un coup, l'argent
SPEAKER_04commençait
SPEAKER_02à se perdre un peu. Les gens commençaient à perdre leur argent. Il n'y avait pas assez d'argent pour vraiment aider, disons, avec une éducation continue ou avec aider à sortir de l'école et à s'installer après et tout. Il y avait cette transition dans les années 90
Difficultés familiales et premiers signes de dépression
SPEAKER_02qui était là, que Oliver n'a pas assez reçu parce qu'il s'est laissé juste avant
SPEAKER_00ça. Oui, oui. Le début part de l'ivore a coïncidé avec finalement les difficultés financières de la famille, de mon père, du business où pendant les années 80 je pense aussi le début des années 90, on vivait très bien et il y avait cette perception en tout cas que ça c'était pas un problème qu'on vivait dans une très belle maison qu'on louait et puis après on voyageait aux États-Unis, on allait souvent au restaurant. Il n'y avait pas ce sentiment qu'on était incroyablement riches, mais on vivait bien et il n'y avait pas de problème. Et ensuite, c'est vrai que mid-90s, même peut-être un petit peu avant, c'est là où j'ai commencé à voir que mon père était très stressé par rapport à sa situation financière et son business. Et il était indépendant aussi à ce moment-là. Et donc, il y avait déjà des signes un peu de complications à ce niveau-là. Et aussi Aussi, dans la relation avec ma mère, mes parents, à ce moment-là, il y avait aussi pour moi des signes que le couple n'allait pas super bien. Et c'est vrai que Quand Elivor est parti, j'ai eu ce sentiment de me retrouver seul face à ces difficultés. Puis aussi de ma mère qui, à ce moment-là, avait un problème avec l'alcool et qu'on peut appeler de l'alcoolisme. Mais ça ne me dérange pas d'en parler parce que je veux aussi en parler en positif parce que c'est sorti de là. Vraiment, je suis très fier d'elle. Et en fait, mon père, je voyais qu'il était stressé. Puis ma mère, she's a big talker donc elle parle de tout et puis mon père il avait juste besoin de un peu de
SPEAKER_04déconnecter voilà
SPEAKER_00ouais Donc l'atmosphère n'était pas terrible. Et puis moi, à l'école, il y avait des débuts d'inquiétude parce que j'avais plus de difficultés dans certaines matières. Par exemple, les maths. J'étais très fort en maths, en calcul mental, en logique jusqu'à environ la dixième. Et après, dès le moment où on a commencé à utiliser plus de formules, sinus, cosinus, géométrie, je n'aimais pas. Dès que c'était moins dur, du calcul mental et de la logique et qu'il y avait cet élément d'apprendre par cœur des formules et
SPEAKER_02d'abstraction dans les mathématiques. C'est typique. C'est normal, en fait. C'est vrai que tu n'arrives pas tellement à... Tu ne vois plus, en fait, l'image. Et ça devient un
SPEAKER_00disconnect. J'ai vu à ce moment-là un peu le switch où j'étais toujours considéré comme quelqu'un qui était bon en maths et qui était plus plutôt mathématiques. Et puis le français, j'avais plus de mal avec la grammaire, avec l'orthographe et tout. Et puis après, il y a eu un peu un switch où le français, ça se développait plus en storytelling, en histoire, en interprétation. Il y avait un petit peu ça. Et à 11e, quelques inquiétudes par rapport au bac, parce que je me disais... Est-ce que je vais réussir à m'en sortir en maths, en biologie, en physique, là où j'avais de la difficulté Donc, il n'y avait pas de la pression extérieure, mais je me mettais de la pression à moi. Et puis, les profs aussi signalaient que c'était beaucoup de potentiel, qu'ils pourraient faire tellement mieux s'ils s'appliquaient. Et ce n'était pas que je ne m'appliquais pas, c'était que j'avais des difficultés pour apprendre. Je ne savais pas que j'avais ADHD à ce moment-là. Au basket, après, j'ai commencé à être moins impliqué là-dedans parce que j'avais moins de potentiel puisque je n'ai pas le physique d'un basketeur professionnel. Après, il y en a avec ma taille qui s'en sortent. Mais je voyais qu'il n'y aurait pas de suite là-dessus. Je n'allais pas devenir basketeur
SPEAKER_02professionnel. Tu te sens challengé par l'académie. Oui. Une nouvelle responsabilité dans ta famille. Tu es un peu plus grand. but you feel like you need to somehow sort of be the arbitre, l'arbitre entre tes parents, avoir une bienveillance sur les deux, avoir une sorte de tension qui n'était pas quelque chose that you were used to, and it must have also been emotionally really, really hard. You've got a lot of going on. Your brother's nowhere around. Basketball is not something you can do as much anymore. The IB requires that. hell of a lot of time to study. T'as raison, moi, la dernière année, la treizième, en fait, pour moi, j'ai arrêté le basket, j'ai arrêté un peu de temps parce qu'il fallait que j'étudie. J'avais le BI à faire en mai et puis j'avais les SATs aussi parce que j'ai fait les SATs. Et donc, je te comprends tout à fait dans ce sens, mais you've got a lot on your
SPEAKER_00plate. Donc oui, il y a cette inquiétude qui s'installe et puis j'avais quand même déjà des prémices de dépression parce que ça avait commencé beaucoup plus jeune donc il y avait quand même des phases un peu down j'avais pas encore fait de grosses crises de dépression à ce moment là mais je savais que j'étais sujet à de la mélancolie et que ça me bloquait beaucoup donc il y avait une grosse inquiétude là où vraiment les choses ont changé c'était l'arrivée en 12ème donc l'avant dernière année avant le Donc, je passe quand même la 11e. Et puis, en 12e, là, c'est la préparation du BI. Donc, le programme commence à être vraiment dans ce sens-là. C'est la préparation au bac international. Et là, vraiment, au niveau scolaire, ça commence vraiment à être assez inquiétant. Dans certaines branches où je me dis, je ne vais jamais réussir. Tout ce qui était par cœur, en fait. Tout ce qu'il fallait apprendre par cœur, j'avais énormément de mal. Ensuite, il y a la déception par rapport au sport, au Mes parents, ça va de moins en moins bien. Les choses s'empirent en douzième. Parallèlement, au niveau social, avec les amis, j'ai des amis cools. Ça, ça a toujours été, quoi. Et puis, on commence à regarder pour les unis. Est-ce qu'il fallait faire les SATs
SPEAKER_02Et donc, je me demande, si tu veux, est-ce que,
Le rêve américain
SPEAKER_02tout d'un coup, les SATs t'ont donné un autre espoir C'est-à-dire que, tout d'un coup, tu t'es dit, ah, peut-être les Amériques...
SPEAKER_00Ouais,
SPEAKER_02peut-être que je peux partir une année avant ouais peut-être
SPEAKER_00non mais j'ai pas très bien réussi j'ai pas très bien réussi la première fois que j'ai fait je m'attendais à faire beaucoup mieux en maths et en fait c'est là où j'ai vu aussi que ah oui mais je viens pas du système américain donc il y avait des fois en fait c'était un mot que je comprenais pas qui faisait que mes réponses étaient fausses c'était tellement
SPEAKER_02culturel les références tellement inter-américaines ouais culturel du coup c'était
SPEAKER_00what the hell ouais donc si les questions avaient été en français et que j'avais compris la question les réponses j'en aurais eu plus qui étaient bonnes donc mais bon voilà j'ai pas eu un super mauvais score mais pas pas pas fou quoi
SPEAKER_02t'as toutes ces études t'as une sorte de pression you know donc on est près de la fin en fait de l'école et tout ça do you remember what you were aspiring for
SPEAKER_00les Etats-Unis de toute manière ça a toujours été un rêve d'aller à l'université là-bas ça c'était c'était tout le temps clair l'expérience du campus universitaire American Sports j'adorais les Etats-Unis j'adorais aller là-bas j'avais ce rêve vraiment de faire l'Union aux Etats-Unis
SPEAKER_02ça c'était et puis ça c'est aussi un rêve qu'on nous a donné aussi dans les années 80 les années 90 the American experience that college c'était c'est vraiment un truc you didn't want to miss Peace out.
SPEAKER_00ouais ouais et puis j'allais pas aller en Angleterre donc je faisais pas les high levels tout ça ça m'intéressait absolument pas d'aller en Angleterre en Suisse j'avais absolument envie de partir de la Suisse à ce moment là aussi je pense peut-être un peu pour fuir les problèmes à la maison et la France ça m'intéressait pas plus que ça et donc c'était vraiment les Etats-Unis ou le Canada tu vois genre
SPEAKER_02McGill
SPEAKER_00ah ouais McGill et je crois qu'il y avait cet intérêt pour la vidéo qui est venue à ce moment-là et de dire ah maybe I could go into filmmaking. Mais comme j'en ai déjà parlé, je me disais que c'était pas réalisable, en fait. Que c'était une voie beaucoup trop unsafe et qu'il fallait que j'aille dans un regular college, liberal arts college et je savais pas ce que j'allais faire comme métier, mais je me disais que j'aurais un vrai métier,
SPEAKER_02quoi.
SPEAKER_00Et ça, c'était avant que t'aies arrivé aux Etats-Unis Oui, oui, oui. Ça, c'était déjà la 11e, 11-12, quoi. Donc, c'est cette période où j'ai J'ai 17-18 ans. Je ne sais pas encore si j'avais l'idée de partir après la douzième, mais je savais que c'était « backup option », que si j'arrivais pas jusqu'au IB, ça ne voulait pas dire que je ne pourrais pas aller à l'université aux États-Unis. Donc, l'objectif était vraiment de terminer la douzième, « get high school degrees », « be able to do applications to the US » and that I would get into a university. Aussi, j'étais quelqu'un qui était très nerveux, qui était très anxieux et qui était sujet à des crises de colère. Et je pense que tu as été témoin de fois où j'ai pété les plombs contre un serveur, contre des gens. Je ne supportais pas l'injustice et
SPEAKER_02la méchanceté. Je suis d'accord. Mais ça, ça fait vraiment partie
SPEAKER_00du ADHD, ça aussi. Je le comprends. Mais je ne savais pas trop encore d'où ça venait.
SPEAKER_02Ah, donc tu le ressentais Tu te demandais déjà cette
SPEAKER_00question sur toi Je crois pas. Peut-être un petit peu. Mais c'était un peu établi que j'étais comme ça, quoi. C'était un peu une blague interne avec mes potes qui, eux, adoraient quand je pétais les pompes. C'était un peu genre « Eh, Brian » et tout. Mais... Mais qui me protégeaient aussi, tu vois. Mais ça faisait partie de moi, quoi. Et puis, j'écoutais « Rage Against the Machine », j'étais dans cette phase d'adolescence voilà un peu pas totalement rebelle mais énervé quoi angry angry donc oui il y a cette découverte de la musique des arts donc je m'éloigne peut-être un petit peu du sport et puis la musique le film les arts prennent un peu le dessus dans mes intérêts et puis ben voilà et puis à l'école quand j'avais 17 ans que j'ai pété les plombs c'était en mai 2017 1996 je crois ah bah ça fait exactement 30 ans ça fait exactement 30 ans donc toi tu venais d'avoir 20 ans ouais car joyeux anniversaire Morgane tu
SPEAKER_04viens d'avoir 5
SPEAKER_00ans ah merci ouais ouais mais oui voilà donc il y a ça et puis du jour au lendemain je vais plus à l'école Et puis, je décroche, en fait. J'ai totalement décroché. Et puis, j'étais en dépression. C'était le début de la dépression et des insomnies. Ça coïncidait aussi avec mes problèmes d'insomnie. Donc, je dormais très peu.
SPEAKER_02Et tu trouves que c'était vraiment une culmination de
SPEAKER_00tous ces événements qui sont venus à un seul point Oui, oui, oui. Oui, et puis aussi, il y avait cette inquiétude de savoir est-ce que mon père allait pouvoir payer l'Uni il y avait ça aussi donc je regardais aussi le prix des unis voilà mais j'avais très envie de partir aux Etats-Unis mais quand j'ai décroché quand j'ai commencé à manquer une semaine deux semaines trois semaines d'école je crois que c'était en avril mai oui c'était en avril mai parce qu'on a eu un voyage de classe à Prague et bien que j'avais loupé l'école et que mes profs étaient totalement au courant de ce qui était en train de se passer J'allais discuter avec eux, ils allaient discuter avec mes parents et ils ont été très cool. Tu vois, ils ont respecté ça, ils étaient bienveillants. Et j'avais très envie d'aller à ce voyage de classe et finalement, j'y suis allé. C'était aussi un moyen de se dire peut-être que ça, ça
SPEAKER_02pourrait m'aider à get back on the wagon. Well, this is true. Taking a trip, changing your environment, getting also away from the home for a little bit, being around with friends in a completely different situation, the exploration, the adventure, it feeds a lot of... Especially seeing as you still didn't know you had ADHD mais ce sens de loyauté est vraiment ce qui a lancé beaucoup de l'ADHD et donc ça t'a probablement
SPEAKER_00donné quelque chose de... quelque chose d'excitant ou... tu sais... oui, absolument
SPEAKER_02La
SPEAKER_00grande question, c'était comment est-ce que j'allais terminer cette douzième 12th grade parce que j'avais loupé, donc je n'avais pas fait les examens de fin d'année, j'avais décroché, donc j'allais décrocher avec le programme. Donc ce Ce qui me travaillait le plus à ce moment-là, c'est que j'avais décroché de l'école et que ça allait être de plus en plus difficile d'y retourner. Et donc là, vraiment, c'était full-on depression et j'étais chez moi tout le temps. J'avais des crises de colère. Cet été-là, je pense que ça a duré mai, juin, juillet, août. Il y a eu quatre mois où j'étais vraiment mal, où j'ai commencé... antidépresseurs je pense avoir des psys à tout ça et puis en septembre j'avais toujours pas terminé la douzième et les profs ont été très cool ils m'ont donné l'opportunité de passer les examens de douzième en septembre afin que je puisse pas doubler et pas refaire mon année et puis là bon ils m'ont aidé mais j'ai quand même réussi to complete those exams et d'avoir les notes nécessaires pour passer en 13ème. Donc, to do the IB. Et c'est là aussi qu'il y a cette idée de, voilà, ok, bon, peut-être que je peux arriver, but to apply to colleges. Et ça se faisait, il fallait qu'on le fasse avant janvier, je crois. Parce qu'après, on avait les réponses en avril par
SPEAKER_02là. Tu as des first choices pouvait faire ça un peu plus à l'avance. Mais effectivement, le reste, c'était plus tard
George Washington University
SPEAKER_02dans l'année. C'était après Noël, juste janvier.
SPEAKER_00Et je ne sais plus exactement ce qui s'est passé, mais je crois que je ne suis tout simplement pas retourné en cours. Et il me semble, en y repensant, qu'une des raisons pour lesquelles je n'y suis pas retourné, c'est que je ne voulais pas que mes parents payent les collantes cette année-là. Et donc, il y avait tout un petit peu qui se mélangeait par rapport à ça. Et puis, finalement, je fais mes applications et à ma grande surprise je suis accepté à George Washington University qui correspondait pour moi à un bon compromis de dire que c'était une école avec une assez bonne réputation it wasn't an Ivy League school but you know it was a good it was a good school et j'étais très étonné d'avoir été accepté et et donc cette idée de me lancer dans le film euh avait pris un peu, a bit on the back burner. I told myself, let's get a college degree and then maybe it's something I can explore in grad school or later. À l'époque, ce que j'avais lu, c'était film school, go to NYU or Columbia. Those are the best programs. Everybody goes to USC, so people are not going to be impressed with a film degree at USC. This is what I was reading at the time. This was what was on the internet and what was on Princeton Review books and stuff like that.
SPEAKER_02ça
SPEAKER_00ça aurait été parfait pour moi parce qu'ils avaient ce programme c'était pas un art school mais c'était un communication school communication yeah yeah so that and I even got like a grant for that so that would have been good I don't regret because afterwards everything turned out great and I was very happy with where I went yeah after that Mais oui, il y avait Everson, I got in. George Washington, I got in. Mais de ce que j'avais visité George Washington, pour moi, j'étais genre, OK, je suis très content d'aller là-bas. Je suis très content d'aller à George Washington. Et du coup, je commençais à aller mieux. Et j'allais mieux. Et puis, même si je ne suis pas retourné à l'école, en cours, I still graduated. I wasn't in the... quoi qu'il en soit I have my high school degree I I go to George Washington University en 2000 non en 1997 donc août août septembre ouais août fin août ouais fin août ouais Et puis, ça nous amène un petit peu là où l'épisode que j'ai fait en anglais, où je suis à George Washington, où j'ai adoré l'expérience universitaire d'être dans un freshman dorm, d'être avec des gens cools.
SPEAKER_02Un truc qu'il faut dire, comme tu viens de le dire avec les universités européennes, c'est que tu fais une application envers une faculté, on te demande pour une note, et puis en fait, tu as déjà déclaré ce que tu vas faire ou ce que tu vas étudier, même carrément avant que tu aies arrivé à l'université. Par contre, les États-Unis, avec le liberal arts system, c'est très intéressant, c'est vraiment différent, c'est que tu arrives à l'université et tu commences quelque chose, tu choisis quelque chose, tu prends des cours qui t'intéressent, tu essaies un peu ça, c'est un sort de buffet, si tu veux, de cours, et puis finalement, après deux ans, tu dois décider. Et tu espères que pendant ces deux ans, tu as pris assez de classes dans une sorte de... ouais ouais c'est ça donc t'arrives en fait à l'université it's in your DNA sports statistics all of that but maybe you know there's 2-3 years at the end when you're like between 16 and 18 même si c'est juste 2 ans ça peut faire c'est énorme ces 2 ans et donc maybe there's a part of you that wasn't did the sport thing ever come back up again Oui, en fait, avant d'aller à George Washington University,
Philosophie, identité et remise en question
SPEAKER_00alors peut-être tout à fait raison t'as pas besoin de you don't have to declare a major in the first two years I think il y a le tronc commun les cours que tu dois prendre et puis après les cours pour ton major et j'avais j'avais beaucoup aimé la philosophie à l'école on avait théorie de la connaissance
SPEAKER_02you remember that avec monsieur
SPEAKER_00Hamzavi ouais alors nous on avait pas monsieur Hamzavi on avait monsieur Danton on avait monsieur Danton ouais très personnage très particulier et j'avais eu le highlight académique la plus grosse surprise pour moi avait été un devoir c'était sur Spinoza c'était un texte de Spinoza qu'il fallait faire un essaye là-dessus et lui il était vraiment trash avec les élèves il humiliait certains élèves c'était assez horrible maintenant quand j'y repense et C'était notre premier devoir en théorie de la connaissance. On peut dire philosophie, c'est de la philo, quoi. Et il rendait les devoirs à la classe, dans l'ordre croissant des notes. La pire note au début. C'est sale. Ça, c'est vraiment... L'éducation a changé. C'était presque game show. C'est les plus mauvais. Mais en l'occurrence, là, c'était un bon jour pour moi parce que il donne les notes. Et puis, je me souviens, il y avait 2-3 filles qui étaient persuadées. Persuadées d'avoir les meilleures notes. Et il avait noté sur 15, bizarrement, je ne sais pas pourquoi. C'était... C'était sur 15, 3 sur 15, 4 sur 15, 7 sur 15, 8 sur 15, 9 sur 15. Après, je crois qu'on arrive à peut-être 11 sur 15. Et après, il ne restait plus que moi. J'ai eu 15 sur 15. Mais j'étais là, mais comment Et en fait, j'avais tout simplement analysé le texte avec mon ressenti, puis j'avais repris des trucs qu'il avait dit en classe, deux, trois trucs, quoi. J'avais décelé des trucs qui étaient importants pour lui, et ça, je les avais planted them. Mais après ça, ouais, je me suis dit, tiens, la philo, en fait, j'aime bien, et j'avais lu quelque part that actually philosophy majors, it could lead to different types of careers. Ce qui est intéressant parce qu'il y a aussi cette notion du philosophy majors, un peu bullshit. Mais finalement, c'était un bon compromis parce que c'était assez général et ça peut te permettre de... d'acquérir des compétences ou une connaissance qui peut t'amener à d'autres choses. Et puis, la fin de George Washington, c'est quand mes notes ne suivaient pas et que de J'avais des insomnies et puis quand j'entrais à Genève, je voyais que mes parents étaient là. Je me disais, il faut qu'ils divorcent. C'est ridicule. Il faut qu'ils divorcent. Quand j'entrais à Genève pendant ces vacances, je
SPEAKER_04voyais
SPEAKER_00que ça n'allait pas. Et puis finalement... Je quitte George Washington le 11 mars 1998. Je reviens à Genève. Et là, j'évoque l'idée de déménager dans un studio, dans un appart, parce que je voulais sortir de la
SPEAKER_04maison.
SPEAKER_00Je comprends tout à fait. Et mon père... avait pas payé... était en retard de 6 mois de loyer de la maison. Donc c'était vraiment la merde. Il était endetté, il ne payait même plus le loyer, il payait plus les assurances maladie. C'était... Je crois que je l'avais déjà expliqué, mais pour l'Uni, les paiements avaient été faits... Je sais pas trop comment, à la dernière minute... C'était vraiment, vraiment la merde. Et donc je m'étais dit, autant que je cherche un travail... et que je commence à ne pas être une charge financière pour mes parents, mais que je puisse m'en sortir assez pour...
SPEAKER_02Donc, d'une manière, il y avait une culpabilité envers continuer à aller à l'université, parce
SPEAKER_00que ton père était... Oui, mais j'avais pas les notes, surtout, c'était un mélange des deux, c'est que j'avais pas les notes, it wasn't passing, and then I had to c'était un peu le rêve qui me semblait de moins en moins possible et donc le compromis c'était un petit peu essayer de travailler un peu d'avoir un studio figure things out et ensuite on verra
SPEAKER_02Ensuite, on verra. Il y a eu un an et demi
SPEAKER_00Un an et demi où j'étais à Genève, après George Washington University. Et je crois... Alors, j'ai adoré trouver un studio, un appart à Genève qui avait un loyer qui n'était pas cher. J'ai adoré vivre seul. Mes parents avaient emménagé en France dans une maison moins chère. Par contre, j'ai essayé des petits jobs, mais c'était une catastrophe. Le monde du travail me faisait extrêmement peur, en fait. J'en ai déjà parlé dans un autre podcast. Mais c'est ça. En fait, ma plus grosse inquiétude était je ne vais pas réussir à travailler parce que je vais détester ça. J'étais persuadé que j'allais détester le monde professionnel et que je n'allais pas réussir à me faire de l'argent. L'idée d'avoir un travail et de me faire de l'argent me semblait impossible, mais vraiment. Mais... Il y a aussi des ouvertures par rapport à un programme de film, des studies, qui me semblaient peut-être possibles. De me dire, j'ai peut-être pas besoin d'aller à NYU ou à une école de film, il y a peut-être un compromis quelque part. Mes parents, même si ça allait mal entre eux, ils étaient très préoccupés par moi. Là, vraiment, j'ai commencé à avoir plusieurs psys, j'ai commencé à avoir des traitements. Et aussi, je pense que c'est la première fois peut-être où l'antidépresseur a commencé à marcher. Où tout à coup, j'ai vu, genre, ah mais en fait, je me sens moins anxieux, ou en fait, j'ai un peu plus une ouverture un petit peu sur... Je n'ai plus cette douceur et cette pression et cette
SPEAKER_02tristesse.
UNKNOWNIl y a un peu d'espoir. Oui.
SPEAKER_02Oui. Je sais, c'est vraiment bien. Oui. Et donc... J'aimerais bien qu'on arrive en fait à ce cours d'art qui, quand j'ai entendu ce podcast, je me suis dit, oh wow, that was like an absolute opening for Brian. I think that just pivoted his entire, he went from a very dark
Feeling Minnesota
SPEAKER_02place, he slowly came out of it, and then something, there was a déclic, et après ce déclic, every mon
SPEAKER_00père m'avait parlé à un membre de la famille qui était au board de cette école d'art à Minneapolis l'école d'art et de design à Minneapolis une école d'art très petite mais comme j'ai découvert qu'elle avait une très bonne réputation et j'ai regardé le site et j'ai ordonné le livre de présentation de l'école et Et je l'ai reçu. Et quand j'ai regardé, j'ai vu les différents cours de film, d'animation, d'art, blablabla. Et j'étais comme, wow, je pense
SPEAKER_02que je vais aimer
SPEAKER_00ça. Et j'ai aimé Minneapolis. J'ai aimé tous les équipes de sport de Minnesota. Les Twins, les Timberwolves, les Vikings. Oui. Oui. Oui. Oui. de faire du film, d'être dans une école qui est un peu moins chère et où il y a moins de pression, où normalement, ça devrait être quand même plus facile, même si j'avais des doutes par rapport à mes facultés artistiques. Et en fait, ils avaient une possibilité de faire un test, un petit peu sign up on a couple courses et tu payes juste pour ces cours-là. Après, si t'es intéressé c'est de continuer ben ça compte pour des
SPEAKER_02college
SPEAKER_00credits ah ça c'est génial ouais donc c'est génial parce que normalement tu prenais 5 je sais plus si c'était pareil pour toi mais nous c'était 5 cours they each had 3 credits et 15 credits was one semester 30 credits was one year and 120 credits was like your bachelor's yeah et donc je vais à Minneapolis en 1999 fall semester donc j'ai presque 22 ans à ce moment là et je vis avec ma tante Janie et mon cousin John et ma famille à Minneapolis qui m'ont accueilli les bras ouverts et j'ai passé un semestre là-bas et puis ça a été totalement le turning point for me parce que j'ai adoré j'avais pris un cours de film je crois en effet et puis un cours de interactive design c'était computer arts quoi J'ai adoré. Les deux courses, j'ai adoré.
SPEAKER_02Je me voyais totalement être là-bas. Tu sais ce qui est dingue aussi, c'est parce que tu es né là-bas. Et donc, je veux dire, c'est un peu la même chose. Je crois que c'est le problème avec beaucoup des expats qui sont nés des TCKs, ou ce que tu veux l'appeler, nés d'un endroit, élevés d'un
SPEAKER_00autre.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_02Et ton centre d'identité, Brian, je veux dire, depuis le début, ça a toujours été Minneapolis, Minneapolis, Minneapolis, Minneapolis, Minneapolis. Grâce à ton père, oui, c'est sûr. That's where it really all starts. But at the same time, the love of the sport, it was always the Twins, Vikings, all of that. And what's really nice to hear, in a way, is that you build an image of a place, you know, growing up. Vous n'avez pas réellement vécu ça. Vous n'avez pas ré-vivé à Minneapolis ou à Minnesota. C'était un autre. C'était un rêve. C'était un sentiment d'identité que vous aviez pour un endroit où vous n'avez jamais vraiment vécu. Et donc, tout d'un coup, vous passez par tout ce temps sombre.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_02à travers ton père, à travers tout ce qui se passe, tu essaies de t'exprimer, tu essaies de comprendre ce qui se passe, ce que tu veux faire, tu as ce rêve aussi, ce autre rêve que tu veux vraiment entrer, entrer dans le côté créatif, et tout d'un coup, tu te trouves en Minneapolis, et même la façon dont tu l'as décrivée, c'est un sens de maison, c'est devenu une maison pour toi, c'est devenu qui tu es, et tout d'un coup, tout ça, c'est comme Oui, oui, c'était exactement ça. C'est que j'avais vraiment une fascination
SPEAKER_00pour Minneapolis. J'adorais aller en vacances là-bas. C'était beaucoup le sport, le fait de voir mes équipes préférées en live aux Etats-Unis. La bouffe, les ribs, l'attitude. Minnesota Nice, les gens sont gentils. Ils parlent avec toi, ils sont curieux. Les magasins, toute cette culture américaine.
SPEAKER_02Ils sont super gentils. Il y a le cliché de Fargo, mais je ne crois pas que Fargo aussi dans le Minnesota, mais yeah, they're very
SPEAKER_00nice. Aussi, moi, j'avais, à cette époque-là, en fait, j'aimais pas la Suisse. Enfin, je n'aimais pas les Suisses. J'aimais pas la mentalité suisse. C'est comme ça que je l'interprétais à l'époque. Maintenant, ça a changé. Mais ce que je voyais en Suisse, c'était... Je voyais les côtés négatifs de la Suisse. Je pouvais pas apprécier les côtés positifs encore, mais pour moi, les les Suisses étaient un peu cons, fermés. Et l'identité, j'avais ce côté français aussi, donc j'avais ce côté un peu gueulard. Mais pour moi, le côté américain, le côté Minnesota, était celui que je n'avais pas pu encore explorer et qui m'attirait énormément. Et donc oui, tout à coup, d'être là-bas, d'être à Minneapolis, de vivre là-bas, d'aller voir les Twins quand je voulais, les Timberwolves quand je voulais, d'aller manger des ribs, d'être à l'école avec des gens cools, super sympas. Ce qui m'a surpris aussi à cette époque-là, c'est de voir que je participais beaucoup en cours et que finalement, les profs m'aimaient bien parce que when we were critiquing something, c'est le silence et j'étais toujours le premier à parler parce que j'aime pas quand il y a un silence inconfortable, je me sens obligé de dire un truc. Et donc, je voyais que ça allait bien se passer. Et là, j'adore et puis I dedicated application to go there full time et puis j'étais accepté et puis donc à partir de 2000 l'an 2000 janvier l'an 2000 j'ai recommencé l'Uni à 22 ans en étant super optimiste en
SPEAKER_01fait
SPEAKER_00ouais
SPEAKER_01à ce moment-là,
SPEAKER_02il y a l'art, et puis il y a le sport. Ils ne sont pas ensemble encore. Non, pas encore.
SPEAKER_00Vous avez ces deux choses qui...
SPEAKER_02Alors
SPEAKER_00là, c'est vraiment assez hallucinant comme c'est arrivé parce que, comme tu dis, maintenant, je suis full-on film, art, film, loving, learning about art, about art history, about animation, about... J'ai adoré, adoré, adoré l'école... à MCAD, Minneapolis Graduate Award in Design. Au début, je ne me suis pas fait trop d'amis, en fait, les deux premières années. C'est plus dans les deux dernières années. Mais j'adorais. Petite parenthèse, je vais essayer, mais juste parce que ça fait partie de l'histoire aussi, c'est que moi, j'étais extrêmement timide avec les femmes, avec les filles. Et I was also physically late. bloomers, c'est-à-dire j'avais pas d'ailleurs toujours je suis un peu imberbe but I started working out during that time and I started kind of letting my hair grow when I had hair and getting in and adopting kind of an artsy look that I never had dared doing and then suddenly it was like so there was even that métamorphose un petit peu physiquement où tout à coup je commençais à être assez musclé et j'avais un look et donc cette nouvelle identité et j'ai commencé aussi à sortir my first girlfriends were around that time et en gros ma première vraie copine je l'ai rencontrée after my sophomore year à Genève Céline avec qui on est resté 4 ans et ensemble mais ça ça a été aussi un peu un tournant il y a eu ce moment où mes parents ils ont divorcé there was 9-11 donc l'économie enfin voilà il y a des choses qui arrivent dans le monde
SPEAKER_02parce que tu es dans le Minnesota tu reviens à Genève pendant l'été c'est
SPEAKER_00ça oui je revenais
SPEAKER_02chaque été c'est la deuxième année d'université tu n'as pas encore fini tu as encore junior et senior donc tu as encore deux ans d'université à faire et c'est là que tu rencontres Céline pendant un
SPEAKER_00Oui, oui. Alors, j'ai eu une histoire avant où j'ai vécu ma première rupture et déception amoureuse et qui a été très, très, très difficile parce que c'était la première et voilà.
SPEAKER_02Je crois qu'on
SPEAKER_00se rappelle tous de notre première. Ça, ça a été difficile, mais après, j'ai rencontré Céline très rapidement après. Ça se passait super bien. Et donc, j'ai repoussé le retour à l'Uni pour pouvoir passer plus de temps avec elle. Long story short, for a year and a half between sophomore year and junior year, I was in Geneva and moved into an apartment, got a job at dans une bijouterie et mon père mes parents se séparent le business de mon père commençait à aller mieux d'autres choses se passent mais il y avait ce truc où j'avais envie de retourner mais avec Céline j'étais très amoureux et c'était first love un peu et puis à Bulgarie aussi j'ai eu une bonne surprise de voir que l'expérience était pas mal je me faisais de l'argent j'étais là j'étais putain Bulgarie dans le milieu du luxe why not quoi
SPEAKER_02et
SPEAKER_00puis finalement le naturel est revenu au galop et j'avais envie de terminer l'Uni et Céline m'a encouragé là-dedans et donc je suis retourné pour ces deux années 2003-2004 et we did the long distance relationship mais l'été il y avait quand même trois mois à Genève à Noël il y avait presque un mois après elle est venue une fois donc we made it work et voilà et puis ces deux dernières années les deux dernières années de l'Uni 2003-2004 c'était les j'étais tellement heureux j'adorais ce que je faisais et là j'ai commencé à vraiment avoir un groupe d'amis we had a great great film class there were like a dozen students and we were very tight and different types of personalities also d'ailleurs c'est super intéressant de voir dans quelle direction ils se sont tous allés there's one who does horror movies directors but like a Hollywood it's like yeah et il y avait un très bon pote à moi Alex un peu par hasard a eu un internship avec les Minnesota Timberwolves donc mon équipe de basket préférée qui à cette époque là était genre super bon à leur summum et sur un coup de chance il a eu un stage là-bas et il me l'a dit et il savait à quel point j'étais un fan et il a réussi à convaincre les Timberwolves Mais
Les Timberwolves et la rencontre du sport et de la vidéo
SPEAKER_00de prendre un deuxième stagiaire pour l'aider. Donc, c'était un des crédits. Et là, c'était incroyable parce que ma dernière année, je faisais un stage... en faisant les débuts de montage vidéo des Timberwolves
SPEAKER_02et voilà ok this is where it starts ou est-ce que c'est quand même séparé dans ta tête c'est encore ok bon j'applique un peu the skills that I've learnt at school at uni and I can do this now but artistically I'm still thinking about something completely different with what I want to do or was this kind of the beginning of where you start
SPEAKER_00to merge your artistic and sort of like sportive kind of bonne question en fait my senior movie était un peu un family drama un petit peu inspiré de... Tu te souviens du film Festen pendant cette période danois je crois que c'était danois du cinéma un peu vérité handheld sans lumière artificielle extremely raw and true et moi j'étais à fond dans Lars Van Trier tout ça parce qu'il filmait sans lumière artificielle j'étais là putain ça c'est parce que j'aimais pas le côté technique j'aimais pas dans le film ce que j'aimais pas c'était l'attente du perfect lighting du sound d'avoir trop de monde moi je voulais je voulais je voulais
SPEAKER_024
SPEAKER_00tu vois sûrement sûrement sûrement mais je supportais pas c'est ça ça m'attirait pas dans le monde du film c'était la la durée le monde qu'il fallait l'attente et tout moi j'avais envie
SPEAKER_02de super intéressant C'est intéressant parce que là, on voit comment...
SPEAKER_00Excusez-moi
SPEAKER_02de... For shadowing. Yeah, like, clearly, like, even artistically, your stylistics were like, needs to happen in the now, you know, boom, boom, boom, boom. You're exploring that artistically. You're now doing a stage and filming the actual
SPEAKER_00matches, yeah? Yeah, like, behind the scenes, kind of, a little bit. Mais... Pour répondre à ta question, ce qui m'intéressait, c'était quand même la fiction, vraiment. À cette époque-là, c'était vraiment la fiction qui m'intéressait. Et donc, j'avais fait ce senior film qui s'appelait Dinner with the Larsons. It was loosely based on my family. It was inconscient, en fait. C'est eux qui me l'ont fait remarquer. Et donc, je fais ce short film et puis on avait eu des castings avec des C-list actors, quoi. Enfin, qui... c'était génial c'était génial donc j'avais pu faire le casting de mon film j'avais utilisé quelques élèves aussi j'étais dans
SPEAKER_02le
SPEAKER_00film est-ce que tu as une version digitale oui mais maintenant c'est cringé mais il y a des
SPEAKER_02moments bons ouais moi aussi j'ai aussi des traits cringes mais tu l'as filmé sous quel
SPEAKER_00format je l'ai en DVD donc je pourrais le digitaliser ouais tiens je dois tu l'as fait en dv en mini dv ouais ouais parce qu'on a appris avec la pellicule avec le 16mm on était entre les deux et puis en fait cette année 2003 quand j'étais à Genève on était vraiment passé au digital après mais j'étais content de faire les deux d'après prendre, we did stop motion on film, which feels crazy to me, not knowing how the animation would come out, because it's stop motion, frame by frame, with film. On est
SPEAKER_02à ce moment aussi où Final Cut Pro était devenu le grand truc. Tout le monde voulait un Macintosh, du coup, parce que tout le monde pouvait avoir Final Cut Pro. Et puis, t'avais le Canon, là, le Canon avec son mini. Ah oui, le blanc, qui ressemblait un peu aussi à la caméra qu'on avait quand on était jeunes à la marque McFly que tout le monde voulait c'était un XC1 ou un XL1 et t'avais une explosion si tu veux du coup on est vraiment à un moment dans le cinéma indépendant t'as une explosion totale d'imagination tout le monde peut tout d'un coup faire des films et c'est
SPEAKER_00absolument c'est absolument ça d'ailleurs cette caméra là dont tu parles, c'était la caméra qu'on utilisait au Timberwolves, at the internship. Et en effet, c'était les débuts de se dire, en fait, on peut faire un film with consumer gear. Et donc ça, c'était l'explosion de ça, donc c'était génial parce que on est passé de pour pouvoir faire un film, il faut au minimum 200 000 balles ou j'en sais rien, de tout à coup if you have good ideas you can do it yourself et il y avait des films comme Kids où il y avait de plus en plus de films un peu voilà qui étaient filmés un peu comme ça caméra à l'épaule handheld et tout et donc ouais tout à coup c'était genre wow et moi j'aimais ce qui était brutally honest brutally realistic Ce qui est intéressant parce que maintenant je suis dans les documentaires, donc il y a un lien là-bas, mais j'aimais
SPEAKER_02quelque chose qui
SPEAKER_00sentait réel. C'était vraiment la fiction. Et puis, j'ai aussi pris des cours de screenwriting. J'adorais inventer des histoires et ça me rappelait aussi à l'école Inde, quand les rédactions avec Madame Vigneault, même la philosophie et tout, ou Mr. Alfie, c'est que les profs sentaient que j'avais un truc pour l'écriture, en fait, que j'ignorais avant. Et là, je voulais développer C'était super cool parce que j'étais de près, j'étais dans les vestiaires, j'étais avec les joueurs et tout. Mais au niveau créatif, moi, j'assistais juste mon pote qui faisait des petits montages. Et en effet, Final Cut 1, Adobe Premiere 1, moi, j'ai vécu les premières versions de tous ces programmes. Et on utilisait Adobe Premiere 1, mais il y avait aussi Adobe Premiere 1. Il y a Final Cut aussi qui est arrivé. J'avais un pote qui avait commencé là-dessus. Et je me souviens, on hallucinait sur les split screens that you could do split screens. C'est vrai. Boy, did we use that function. Yeah, yeah, yeah. mais oui c'était génial et puis voilà en fait et le Dinner with the Larsons the senior film quand on a fait un peu le dernier viewing avant à la classe tu vois avant de le montrer parce qu'à la fin there was like a screening of all the senior films quand je l'ai montré j'étais très nerveux parce que
SPEAKER_02c'était
SPEAKER_00et puis il était assez long par rapport aux autres il faisait 20 minutes alors que la plupart ils étaient 3, 5 minutes bon il y en a un qui avait fait 40 minutes un autre élève mais moi il était quand même 22 minutes et en fait je savais pas comment ça allait être perçu et dedans je m'étais mis dedans et je jouais un homosexuel qui fait son coming out auprès de ses parents et j'avais endossé ce rôle parce que je voyais pas comment j'allais pouvoir get an actor to do that et Et aussi, j'ai eu très peur parce qu'il y avait énormément de... It was a very LGBTQ friendly school. I mean, not friendly, it's just like art school. It was also for me the discovery of much more acceptance. Donc ça, pour moi aussi, ça a été... Bien que j'ai toujours été tolérant, mais ça coïncide aussi. Nous, quand on était jeunes, on faisait plein de blagues sur les homosexuels. Nos parents, je veux dire, faggots. Il y avait
SPEAKER_02une attitude, voilà. Il y avait une attitude vraiment différente donc effectivement je crois que même mon père avait admis qu'il avait complètement tort même dans les années 80 vers la fin des années 80 on a eu en fait chez nous des voisins qui étaient en couple et je crois que c'est grâce à eux que mon père a réalisé qu'effectivement c'était pas une maladie parce qu'on lui avait appris que c'était une sorte de maladie en fait c'était une maladie
SPEAKER_00psychologique
SPEAKER_02et puis justement there was another time but t'avais quand même même notre génération je veux dire la génération de nos parents started to really understand that it wasn't what it was but this opening took a while je veux dire même en Australie tu sais t'as toute une
SPEAKER_00histoire go ahead ouais non mais il y en a qui non mais c'est exactement ça c'est que c'était perçu comme une déviance quoi quand on était plus jeune Je crois que c'est assez
SPEAKER_02courageux que tu l'as fait aussi, parce qu'en ces temps-là, tu aurais même des amis qui auraient vu ça et penseraient « Oh, est-ce que c'est Brian qui essaie de sortir à ce
SPEAKER_00moment-là » C'était... C'était assez inconfortable, surtout parce qu'à ce moment-là, Mon cousin, je ne sais pas s'il avait encore fait sa sortie. Je pense qu'il aurait peut-être fait sa sortie plus tôt. Et je pense que ça m'a un peu inspiré. Dans le sens que, qu'est-ce que c'est être... Et j'ai remarqué des gens, j'ai rencontré des gens... en collège qui avaient fait ça. J'étais donc entouré par ces jeunes adultes qui sortaient de leur chêne. Et je pense que c'est parce que j'avais l'impression que j'avais commencé à mieux comprendre ça et à être plus... Maintenant quand je le regarde, c'était très cliché, mais le point ultime du film, c'était le père... qui était aigri de son travail la première scène est chez son psy et en fait son grand problème c'est qu'il se sent pas il dit c'est moi qui travaille c'est moi qui amène de l'argent il manquait de reconnaissance en fait il manquait de reconnaissance et puis it's a thanksgiving dinner et il a tout un discours avec son fils qui est genre ouais alors t'es dans l'équipe de baseball et tout comme on ça se passe et puis son fils en gros est en train de lui dire non non j'ai quitté l'équipe quoi t'as quitté l'équipe et tout et puis après je sais pas il essaie de lui dire ouais you need a girlfriend et tout et puis en gros et puis à un moment donné le fils il fait son coming out et en fait il a son fils à son copain qui est là et le père il pense que c'est juste un ami et en fait tout le monde sait que le fils est gay et puis que l'autre mec c'est son copain sauf le père quoi Et puis là, during Thanksgiving dinner... je vais le revoir je me demande ce que ça donne mais voilà il y avait ça et c'était vraiment la fiction vraiment et cette internship de basket donc je termine l'Uni j'étais part of the winter graduates because I had done a year and a half gap et tout donc on était une plus petite classe et moi à ce moment là j'aurais adoré rester aux Etats-Unis en fait et poursuivre justement justement, avec le Timberwolves, ce que mon ami avait fait. Il avait été engagé comme videographer pour le Timberwolves juste après l'Uni. Et moi, ça aurait été mon souhait, je pense, de continuer là-dedans et puis de me faire une place au Minnesota dans ce milieu peut-être pas du sport vidéo, mais en tout cas dans le milieu multimédia. Mais J'avais ma copine Céline qui était à Genève. Et ça faisait deux ans, ça faisait partie du... Même pas un deal, c'est ce que je voulais. Moi, je voulais être avec elle, on voulait vivre ensemble, on voulait tout ça. Donc j'étais quand même content d'entrer en Suisse. Aussi, ça me manquait un petit peu l'Europe. Je pense qu'aussi, quatre ans à Minneapolis... I
SPEAKER_02kind of stopped looking at it with like the rose yeah rose glasses whatever the expression is je te comprends aussi parce que j'ai passé beaucoup de temps aux Etats-Unis c'est vrai que I don't want to say anything too negative but sometimes the American attitude can be a little bit too on the surface you know like and it's sometimes it's hard to punch through that a little bit and the European kind of frankness it's in your face it's like you know it's right there yeah yeah that's why I love New York so much so I spent quite a bit of time in New York because of that mais je te comprends retourner en Europe felt
SPEAKER_00like
SPEAKER_02a
SPEAKER_00little bit more real a little bit more dans le jus j'ai apprécié je pense que ce temps aux Etats-Unis j'ai adoré être là-bas mais j'étais toujours très très content de retourner en Suisse et en Europe et de dire il y a quand même la culture il y a quand même des choses voilà I needed to get away from it et pour la Suisse aussi tu vois d'avoir une appréciation et donc j'étais content et je me disais aussi à cette époque là bon ben ok je vais chercher un travail on va voir quoi on va voir et puis j'ai eu la chance de très rapidement
Retour en Suisse et premier emploi
SPEAKER_00trouver un travail en fait en 3-4 mois j'ai eu un job à l'UEFA et c'est le fait que j'avais fait ce internship avec le Timberwolves il l'avait vu dans mon
SPEAKER_04CV
SPEAKER_00et ça a fait le lien en fait donc ça pour moi c'est toujours intéressant c'est de se dire j'ai toute cette pression pour l'uni pour le bachelor pour l'expérience pour les notes et puis finalement c'est à la fin de mon CV un truc qui je pensais pas impacter ma vie professionnelle qui a été l'élément déclencheur c'est dingue C'est
SPEAKER_02dingue, parce que je me rappelle quand les Timberwolves ont formé pour la première fois, je ne connaissais pas du tout. Le basket, c'était surtout à travers toi. Et les Timberwolves ont été formés
SPEAKER_00dans les années 90
SPEAKER_0289-99. Et c'est dingue, cet amour que tu avais même à Genève quand tu avais 12-13 ans.
SPEAKER_00Ouais, 10, 11, 12. Ouais, 12, oui, les Timberwolves, le début des Timberwolves,
SPEAKER_02ouais. Et finalement, t'as eu un stage avec les Timberwolves et c'est grâce à ce stage, quand tu retournes à Genève, qui t'ouvre des portes. Ouais,
SPEAKER_00c'est incroyable. C'est quand
SPEAKER_02même... Il y a quelque chose
SPEAKER_00qui se cale. Oui, oui, oui. C'est assez dingue, en fait. Je pense que les choses, en fait, que j'aimais... un peu naturellement se sont passées que finalement je suis allé faire mes études à Minneapolis que j'ai fait du film que j'ai fait cette internship avec Timberwolves c'est vrai que là ça je me suis rendu compte en fait que je m'étais vraiment vraiment beaucoup pris la tête avec expectations that weren't imposed on me at all but that were my own of what I pictured as being an adult and having a
SPEAKER_03career et C'est parti
SPEAKER_00Voilà, c'était la première partie de cette interview de moi par Morgan Dowsett et c'était très inhabituel pour moi de répondre à des questions mais j'étais très content de le faire et il y a certains éléments que j'avais déjà partagé dans des épisodes précédents mais c'était un petit peu ça et là et là Morgan m'avait proposé de développer un petit peu plus certains sujet qu'il avait écouté dans mon podcast et ça m'a fait du bien de le faire il y a une deuxième partie qui va suivre donc là on l'a couvert 1995 à 2005 environ je crois, 2005-2006 et puis très prochainement il y aura une deuxième partie où là je vais évoquer un petit peu la suite de ma carrière de ma vie, de mon chemin et vraiment merci à Morgane pour ces excellentes questions et Il me connaît très bien. Je pense que ça s'entend dans ses questions. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'empathie. Je me suis senti à l'aise à répondre à ses questions et de partager des choses sur moi. Je vous remercie. Maintenant, place à la fin du générique de l'épisode. Merci
SPEAKER_04et à bientôt.