Dans Tous Les Sens
Brian*, storyteller quadragénaire franco-américain exilé à Genève, est expert des projets inachevés.
Il s’est donné pour mission de réaliser 100 podcasts en franglais.
Avec ses invités (ou en solo, quand il se fait iech), les discussions s’étalent sur des thèmes profonds, légers ou random : l’introspection, le seum, les traumas, les souvenirs de jeunesse, le spleen, la musique, le sport, les gens inspirants (ou relous), les petits plaisirs du quotidien… et bien plus encore — toujours dans tous les sens.
(*) not in the kitchen
Dans Tous Les Sens
Ep. 026 - Les flashbacks de Morgan (2ème partie)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Dans cette deuxième partie de sa conversation avec Morgan, enregistré à distance depuis l’Australie, Brian poursuit un échange à la fois nostalgique, drôle et profond avec son plus vieil ami. Après une première partie sur leur enfance, ils replongent dans leur adolescence à Genève dans les années 90 : les kermesses de l’Ecolint, le backgate, le Goulet, MTV, le grunge, les codes… et cette liberté propre à l’époque. Sans oublier quelques digressions très sérieuses sur leur incompréhension totale des longues files d’attente.
L’épisode prend aussi une tournure plus introspective, avec une large place accordée au théâtre : identité, appartenance, fiction, vérité et connexion humaine. La discussion s’ouvre enfin sur la création, l’écriture et l’intelligence artificielle, avec une idée centrale : dans un monde de plus en plus généré, l’authentique pourrait devenir ce qu’il y a de plus précieux.
Intro & kermesse de l'Ecolint
SPEAKER_03Bonjour tout le monde, avec un nouveau jingle. Je suis très content de celui-ci. Merci Suno. Et d'ailleurs, on va parler de l'IA dans ce second épisode avec mon ami d'enfance Morgane, avec qui j'ai eu une longue conversation de deux heures et demie environ. Et vous pouvez écouter la première partie, si ce n'est pas déjà fait, où on parle de notre enfance, de notre amitié. Morgane est vraiment, véritablement mon premier ami. Nos parents étaient très proches, on passait pratiquement tous nos week-ends en semble. Dans le premier épisode, on a parcouru un peu ces premières années d'amitié, nos débuts à l'école internationale de Genève, à l'école Ant. Et dans la suite de cette conversation avec Morgane, on a parlé de la kermesse de l'école Ant et un peu le microcosme multiculturel qui a marqué notre enfance. Ensuite, on a transitionné un petit peu sur MTV, sur les années 90, l'arrivée de l'Internet et les influences qui ont façonné notre adolescence et toute une génération, la génération X. Ensuite, Morgane nous a parlé de son amour pour le théâtre et des parallèles du théâtre avec la vie tout simplement et un espace de vérité et de lien humain. Ensuite, en fin d'épisode, on est parti un peu dans tous les sens, en parlant de l'IA, de notre dégoût pour les longues queues. j'en dis pas plus je vous laisse écouter merci vraiment à Morgan qui écoute ce podcast et avec qui j'ai connecté à nouveau il vit en Australie il n'a plus trop l'habitude de parler en français et il sait exprimer de manière magnifique en français il y a aussi de l'anglais il y a beaucoup de franglais donc je vous invite à découvrir cet épisode que j'ai vraiment apprécié Et puis voilà, le nouveau jingle très grunge de Dans tous
SPEAKER_01les sens. Sous-titres par Jérémy Diaz
SPEAKER_03On était en train de parler de l'école INTE et d'être en high school et vers la fin de high school. Et pendant la pause, j'ai un souvenir qui m'est revenu, qui était un peu par rapport à ce qu'on disait à l'époque grunge et tout. C'était les kermesses. Parce que la kermesse de l'école INTE, c'est une grosse kermesse et puis il y a différents stands des différents pays qui sont tenus par des parents d'élèves. Donc, si une famille allemande ils vont avoir le stand allemand, ils vont avoir des bras de bourse et puis de la bière. » tes parents s'occupaient
SPEAKER_00du stand australien. Qui était un peu comme le stand allemand. Nous, c'était des steak sandwich et puis des fosters que personne ne boit en Australie, d'ailleurs, mais ça, c'est un... Je me souviens que tu m'avais déjà dit ça à l'époque. Et ma mère faisait des candied apples. Je ne sais pas pourquoi c'était australien, peut-être, mais ouais. donc la kermesse was a big était un des grands événements de l'année ouais et pour moi c'était surtout les yakitori au stand
SPEAKER_03japonais ah oui bah tu sais que tu sais que d'ailleurs les yakitori c'est mon ami Kenzo son père qui avait qui a mis cadeau traiteur japonais que Kenzo a repris d'ailleurs et ils faisaient les yakitori et donc moi je mange je continue à manger ces yakitori genre deux fois par semaine parce que je suis un
SPEAKER_00un fidèle client du Mikado. Et je dois dire que c'est... I mean, they were so good.
SPEAKER_03They were so Moorish. Le stand australien était vraiment iconique parce qu'il était placé devant l'amphithéâtre. Et donc, il y a ce super amphithéâtre à l'école Inde et c'est là où tu as les graduations ou quand il y avait des réunions et puis à la kermesse, il y avait des spectacles dans l'amphithéâtre des concerts des groupes d'étudiants. Et juste... en haut avec la vue sur l'amphithéâtre il y avait le stand australien avec les bières et puis c'est là où tu vois on a changé d'époque c'est que je sais pas si c'est comme ça maintenant mais à l'époque tous les étudiants ils buvaient des bières aussi
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Genève, adolescence, grunge et Le Goulet
SPEAKER_00quoi je sais pas did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did you did plus que toi. Je suis en fait, je suis allé à un camp, un camp d'été. En fait, j'ai rencontré Nader avant qu'il ait venu à l'Ecolinte, à travers ce camp. Et puis, à travers ce camp, tu avais aussi François Seuzet, tu avais tout plein d'autres Suisses, en fait, qui faisaient partie d'un groupe de Schoenbourg, Tone Schoenbourg, un peu par là. Et son grand frère, en fait, était un squatter au Goulet. Et c'est, si tu veux, pour moi, le début d'une introduction au rap français. Donc, il y a MC Solar, par la suite IAM, mais IAM was also well-known. Effectivement, il y avait tout ce côté, en fait, suisse qui était absolument intéressant. C'est une contre-culture qui était absolument énorme à Genève où ces squats, c'est pas vraiment des squats, c'était carrément des centres de loisirs. Des centres... Downstairs, il y avait des live DJ rap sessions où people were breakdancing. Tout le monde commencé en fait, j'avais je crois 15 ans, 14 ans, 14 ans, 15 ans. Moi, personnellement, je n'ai jamais en fait touché au cannabis pendant toute mon adolescence. Donc, j'ai eu tout plein de copains suisses et à travers ça, je commençais à être un tout petit peu, donc, différencié, si tu veux, des élèves de ma classe. Au Goulet, en fait, c'est là où j'ai commencé à un peu boire de la bière, parce que tu pouvais boire de la bière. Tout d'un coup, en fait, ce qui se passe, c'est qu'en Suisse, ou en tout cas, dans notre culture, dans ce qu'on avait compris, c'était que tu pouvais boire de la bière si tu avais 16 ans, et tout alcool qui était plus fort, donc, c'était 18 ans. Donc, verre, vin, bière, si tu vivais ça, tu pouvais, bon, j'avais 14 ans, mais no one carded you as a 14 year old because they just assumed it's just beer and wine, they're not really touching any hash or alcohols, leave them alone. Et du coup, il y a eu aussi, en même temps, cette année, du côté anglais. Donc, l'école en fait est divisée par deux programmes linguistiques. Tu as le côté français, donc je suis parti du côté français, et tu avais le côté anglais. Et tu avais tout d'un coup un groupe d'américains aussi qui... Américains,
SPEAKER_05anglais,
SPEAKER_00anglophones, qui commençaient à traîner, qui traînaient dans la vieille ville, dans plusieurs endroits. Au début, c'était Planteur, ensuite Nelson, mais par la suite, c'était le consulat. Et le consulat Là, effectivement, c'est là où on a tous commencé à vraiment rentrer dans la bière. Et puis, les samedis soirs, encore une fois à Genève, je ne pense pas que Genève est comme ça, je ne sais pas. Ça fait presque 20 ans que je n'y ai pas vraiment vécu. Plus, plus, oh wow, plus, oh wow, je suis vieux. Ah ouais, 30 ans, ça fait plus ou moins 30 ans maintenant. Oh wow, ouais, ouais, ouais. Et effectivement, c'est là où on commence à parler aux filles, parce que les filles sortaient. Les parents, en fait, c'était tellement relax. La jeunesse, il n'y avait vraiment presque aucun crime. Il y avait une confiance, en fait, avec les gamins, que si tu prenais le dernier tram, donc le tram, pour moi, le dernier tram était à minuit 8. Et si je prenais le minuit 8, j'arrivais chez moi. En plus, le tram, depuis Rive, depuis la ville, c'est direct. J'habitais juste à C'était super facile. Mais mon père m'avait aussi dit « You missed that last tram. I don't care what time it is. I don't care if your mother or I are asleep. You call. I get out of my bed. I'm coming to pick you up.
UNKNOWN»
SPEAKER_00and we've got some talking to do the next morning. But you call, you have to do it. Donc, il y avait toujours un contrat, si tu veux, avec les parents. Ils savaient ce que tu faisais aussi, tu sais. Donc, mes parents, ils savaient très bien que j'allais boire un peu de bière et puis comme ça. Et pour eux, je pense parce que c'était from the 60s and 70s, growing up in the 60s, really, as adolescents and stuff like that, it was a massive moment of change, a baby boomer generation, becoming hippies and everything else. They didn't... Ça fait partie de cette génération X. Encore une fois, tu avais cette vieillesse avec les parents. Mais aussi, un énorme champ de liberté où « Go ahead, it's Geneva, you're gonna be fine. There's not gonna be any real problems. » Et donc, à travers ça, on est en train de boire de la bière, on est en train de rentrer un peu dans tout ça. Tu as le début du shit, du cannabis. 15 ans, 14-15 ans, tu as Tu en avais qui commençaient à fumer. Tout d'un coup, tu as ce mouvement de MTV qui touche dans le mouvement grunge. Tu avais 120 minutes, tu avais Headbangers Ball, tu avais de la musique constante. C'était une partie de ces années où tu as changé de regarder des cartoons sur Dorothée et de regarder des animes sur Dorothée, Chevalier du Zodiac, à juste changer à MTV et laisser la musique Et c'est dingue parce qu'en fait, aussi, encore une fois, c'est grâce à ta famille qui est un des premiers à avoir un satellite. Vous avez une antenne parabolique qui tournait, qui pouvait tourner. Vous étiez les seuls à avoir CNN au début et tout le reste. Et puis, nous, en fait, finalement, on a eu The Astridish et puis on a eu Sky et puis tout le reste. Donc, il y avait tout ça qui est arrivé. Donc, pour la première fois, une famille qui est donc australienne, une famille qui ne parle pas vraiment français du tout, craving to have some sort of English, you know, TV. Everything started to explode because all of a sudden, my parents started to watch a lot more TV than they used to. Because also, at that stage, tu avais Elm. Donc, ma famille était en fait une famille qui était très, très accro à la télévision. C'était vraiment pour nous... on appelait ça « the TV room ». Oui, je me souviens. On passait toutes nos soirées ensemble en famille et c'était absolument génial parce que d'une manière ou d'une autre, on commençait à s'intéresser à la pensée critique. On regardait des films en famille et mon père commençait à dire « ça n'a pas de sens, ça n'a pas de sens ». Ma mère essayait de deviner la fin du film et le reste. Et on devient des obsédés de style On devient des experts dans tous les films. On est en train de regarder, on mate tout plein de trucs. Et donc, à travers tout ça, t'as Sky, t'as MTV, et t'as, par exemple, nous, il y avait le casque aussi, il y avait Guns N' Roses. T'avais donc ce côté anglophone qui était au consulat. T'avais Chris, Martin, qui buvaient de la bière. En fait, c'est eux qui ont introduit un peu tout le monde in our ear to Guns N' Roses. Metallica. Et puis, tout d'un coup, étrangement pour moi, ce n'était pas « Smells Like Teen Spirit » et non, il y avait un autre truc de cette génération, c'était « Ah yeah, mais moi, en fait, j'étais déjà avec le premier album avant, you know, I was with Bleach, man, I'm an original. » Il y avait cette attitude qui est très Gen X, qui existe toujours, qui est « I don't like the popular version, I was always in with the alternative before it was even popular. » Pour moi, en fait, c'était « Rage Against the Machine » Quand cet album est sorti, pour moi, c'était révolutionnaire. Je fais partie d'une famille qui était très de gauche, ce qui est dingue, parce que mon père, qui, you know, commodities trading, futures trading, bourse et tout ça, qui était vraiment de
SPEAKER_03gauche, gauchiste. Des valeurs
SPEAKER_00de gauche, ouais. Et ce sens d'injustice contre les grandes compagnies, contre, you know, capitalism and incorporation, et pour la première fois quand Rage Against the Machine kind of like sung, it was just like this, the sound of this angry man who's really angry against everything that the United States, it was kind of like the beginning of the fall of the American dream to a certain degree, and then you had like basically the grunge movement that came out, so you had Nirvana, but you had Pearl Jam, you had Alice in Chains, you had like, oh, even before that, you had like Sonic Youth, you had, with the skater culture too, Le Magasin aussi, surfer, tu sais, où tout le monde était tous accros au skate aussi. Et tu avais même, il y avait, je crois que c'était qui, c'était Steve Caballero qui était venu à l'école. Il y avait un petit tournoi de skate où tu avais deux skateurs, en fait, qui faisaient un show, tu sais, un show de ce qu'ils faisaient. Et donc, on a vraiment vécu cette transition, si tu veux, des années 80, des années 90, à un moment d'adolescence où il y avait tellement de liberté à Genève. Il y avait cette idée de d'ouverture avec l'autre. Parce qu'à cause de cette liberté, tu avais des jeunes de 14-15 ans qui fumaient du shit. Et qui, je ne devrais peut-être pas tout lire ça, mais qui fumaient du shit au backgate de l'école 1 aussi. Et donc, tu avais cette énergie GNX qui... C'était génial parce que la Suisse, elle est toujours un peu en retard avec le monde. Et si tu veux, c'est comme si on a vécu what should have been Gen X at the right time for our time age. So, je me sens plus proche, si tu veux, à des Gen Xers qui sont un peu plus vieux que moi, américains, que aux Gen Xers qui sont américains, qui sont my age. Et je ne sais pas si c'est à cause de justement cette liberté ou si parce que l'Internet était venu un peu plus en décal en Suisse. J'avais aucune conception de l'Internet jusqu'en 1995. En fait, l'année où je suis parti de Genève, tu avais net Scape, tu sais, c'était... Ouais, effectivement. Et Colin, mon année, il y avait vraiment cette culture, si tu
SPEAKER_03veux. Ouais, il y avait une culture un peu alternative, très branchée avec la musique. Ouais, ce mouvement rock et puis les pogo aussi. Je me souviens, on avait eu un voyage de classe à Orange, les Vaisons-la-Romaine et tout ça. Tu étais à ce voyage de classe ou
SPEAKER_00pas Non, non non mais tu as le pogo tout d'un coup ça finit parce que je vas-y parce que donc t'étais à Orange t'étais dans quoi dans le théâtre romain oui dans le
SPEAKER_03théâtre romain des gens non non non en fait je mélange un peu les trucs mais c'est cette contre-culture un petit peu et puis qu'on a voilà nous on a eu les prémices de ça
Théâtre, identité et appartenance
SPEAKER_00je me rappelle c'était une raison pourquoi j'avais les cheveux super longs ah oui c'est vrai à l'âge de 16 ans j'avais vraiment vraiment les cheveux super super longs ouais je faisais en pied de cheval et tout là j'ai acheté des bandanas super moches je sais pas pourquoi je faisais je revois les photos de moi c'est tellement c'est tellement nul mais je faisais parce que j'adorais I loved headbanging and it was all about the fucking headbang excuse-moi avec le F word et c'était vraiment ça faisait partie du headbanging du pogo you know jumping and like flicking the hair and everything ouais je me rappelle un dimanche on devait aller au baseball et puis je me suis réveillé avec un... Comment on appelle ça déjà Un torticolli. Un torticolli, ouais. J'étais torticolli comme ça toute la journée et j'étais catcher too. Il fallait que je catch the ball. Because I had banged too
SPEAKER_03much. Il y a cette période-là et le souvenir que j'ai de toi, c'est que t'étais assez un électron libre, en fait. Comme tu dis, t'étais cette scène de ces élèves qui... fumé des spliffs dehors, qui étaient un peu des bad boys, mais pas des bad bad boys, mais qui étaient un peu plus des... Et t'avais aussi les anglophones, donc t'étais beaucoup plus intégré avec les anglophones que la plupart des gens du côté français, je dirais. Moi aussi, d'ailleurs, peut-être pas autant, mais le fait aussi qu'on vienne d'environnements bilingues et Et puis, tu étais très bon en maths et le théâtre en fait. Ça a coïncidé aussi cette période avec ton intérêt pour le théâtre et puis pour la scène. Et comment est-ce que ça s'est venu Cette
SPEAKER_00passion. Ouais, ok. Le théâtre. Ça vient en fait, ça vient vraiment en fait de ce qu'on me parlait au début, s'il y a une première partie, dans la première partie ou tout début, tout début de ce podcast, ou du podcast avant. J'ai cette difficulté d'intégrer dans une culture. Je savais que j'étais pas suisse, donc je crois qu'aujourd'hui on appelle ça third kid culture, third culture kid, je veux dire, TCK. Je me sens Je ne me sentais pas suisse, mais je ne me sentais pas australien non plus. Je ne comprenais pas vraiment ce que ça voulait dire de « to belong », de faire partie, si tu veux, d'une nationalité ou d'un groupe de personnes. Je reconnaissais, par exemple, que toi, Oliver, vous étiez franco-américain, par exemple. Que mes parents sont australiens, voilà. Je ne sais pas ce que ça veut vraiment dire, excepté qu'apparemment, ils aiment le Vegemite et tout le reste. Je n'arrivais pas à intégrer avec les Suisses à l'école. Je n'arrivais pas à intégrer pourquoi je fais ton livre, c'est parce que je connais, j'ai toujours été at the observation of groups and how groups form. Et c'est une passion avec le théâtre. C'est que ça reprend, en fait, c'est une partie primaire, very animalistic, that is part of us all. On a un besoin, si tu veux, de s'identifier dans des groupes. On est obligé de se sentir, de faire partie de quelque chose. Et c'est une invention pure. C'est-à-dire qu'une des raisons pourquoi je suis athéiste, c'est parce que, pour moi, les religions... les nationalités, toutes les cultures et tout, sont des inventions, si tu veux, créées par un groupe de personnes. Donc, dans le théâtre, ce que tu fais, tu regroupes des gens qui ne se connaissent pas tellement et tu crées une sorte d'une fausse réalité, donc une fiction, si tu veux. Parlons de play, if you're doing a play, donc avec une histoire, un narrative et tout le reste. Le théâtre n'est pas forcément ça. Mais dans ce cas-là, tu as un groupe de personnes qui savent ce qu'ils voient n'est pas réel. Ils savent que c'est des comédiens, ils voient bien que c'est un décor. On n'est pas dans un endroit réel. There's nothing realistic about it. Mais pourtant, si tu es très honnête avec toi-même en tant que comédien, d'être dans le présent avec ce public, dans le présent de cette histoire, de ce narrative, et que tu essaies de, si tu veux, manifester une relation réelle avec une autre personne et que tu te laisses aller tu transformes ce faux dans quelque chose de très vrai pour toi. Dans ce moment-là, tu as tout un groupe de personnes qui vont être transportées par cette émotion, transportées par cette réalité, et qui, dans ce moment, créent une autre réalité pendant ces deux heures. Donc, tu peux très bien pleurer honnêtement à quelque chose qui est complètement faux, qui n'existe pas du tout, qui est une fiction pure. Et pour moi, si tu veux, cette idée qu'on est toujours en train de créer ces moments. Donc, avec la religion, par exemple, tu as carrément toute une scène, les chrétiens, par exemple, il y a toujours un prêtre, et puis tu as un groupe de personnes, and you speak the word, and people believe the word, and you manifest that reality. Et puis, pour une personne qui est très religieuse, c'est une réalité pour cette personne. C'est pas du tout faux. But for me, they're caught in that moment's of creating a fiction into reality. Pour dire que les religions sont fausses, je ne peux pas dire ça non plus. C'est un peu la même chose avec les nations. What does Australian mean? What does it mean to be Australian? It's made up and it shifts throughout the decades and years and whatever. What does it mean to be American? Tu regardes les États-Unis d'aujourd'hui, tu as carrément deux versions des États-Unis qui existent et qui sont très réelles pour chacun de ces groupes. Pour moi, c'est un endroit d'essayer d'explorer, si tu veux, quelque chose de plutôt philosophique parce que je ne crois pas en Dieu, parce que je ne crois pas dans la vie après la mort. je crois, si tu veux, dans le présent. Je crois d'être avec une autre personne, d'être à l'écoute de l'autre, d'essayer de voir leur vie ou voir leur expérience à travers eux, créer une sorte d'empathie avec eux. Et à travers ça, cette connexion, si tu veux, c'est la seule connexion que je sais qui est vraiment réelle. Donc, le théâtre me donne une occasion, si tu veux, d'explorer cette connexion, cette connexion primaire, cette connexion, ce désir qui The Beginning of Time, où on était obligé, je veux dire, même le langage a été créé pour la même chose, où on est tous un groupe cliché, on a le feu, Et à travers ça, il y a une connexion. Tout le monde fait partie de cette histoire. Et donc, pour la première fois, tu as ce groupe qui devient une Et d'une autre manière aussi, c'est... C'est aussi l'une de nos plus grandes fausses, l'une de nos plus grandes fausses, c'est parce que le moment où tu es trop, si tu veux, convaincu par ton groupe, par ce sens d'identité, si tu t'identifies trop à quelque chose, tu deviens un peu contre les autres. Et c'est là, si tu veux, où la xénophobie vraiment commence. Et ce qui m'intéresse vraiment, c'est d'essayer de, pas d'une manière directe, mais à à travers le travail que je fais dans le théâtre, c'est d'essayer d'ouvrir en fait cette idée que don't identify yourself too much with one thing or another. Be open to different experiences and different ways of thinking parce que the more we try to maybe identify as one whole, as a planet, I think we could achieve so much more if we just, you know, imagine, you know, tout ça. So, how do you break that up and how do you actually go, no, no, there's C'est un moyen de nous amener ensemble, parce que nous devons changer la narrative. Nous devons arrêter de jouer ce jeu de théâtre, nous devons trouver quelque chose qui nous intéresse, qui est complètement ou radicalement différent. Peut-être un sentiment d'espoir, peut-être une nouvelle philosophie. Et donc je pense que le théâtre est un endroit où vous pouvez vraiment explorer cela, parce que vous pouvez l'exploder. Vous pouvez faire croire à une chose, et tout d'un coup vous pouvez transformer la réalité. Ce que tu peux faire, c'est que tu peux aussi manipuler, si tu veux, le théâtre d'une certaine manière où tu peux, par exemple, mettre une montre et tu fais comme si, en fait, la cloque n'est pas partie du décor, mais elle fait partie du décor. théâtre, et tu confuses les gens parce que le temps s'arrête, ils pensent que c'est 7h10, mal fait, c'est déjà peut-être 7h30 ou quoi que ce soit. L'hyphenate, en fait, tu kind of disguise them to make it look like dusk continuously. So you take the entire audience, you deliberately manipulate their temporal sense of time, and then you create this play during this entire dusk time, and that sense where they sort of like, at the of the play walk out and pitch dark outside it's that moment where you realize actually the whole thing has been manipulated not necessarily in a bad way but that you you can go somewhere you can believe certain things and then you can tear all that down to realize that oh okay reality, or reality, I don't mean reality like physical reality, I mean, your sense of what's real, what's wrong, or what's right, can change, can be demolished, can be shifted, if you will. And that's an indirect kind of way, it's kind of a fun way of doing it. Et le théâtre, si tu veux, c'est moi, si tu veux, les pièces de théâtre qui m'intéressent, c'est l'espace du théâtre et ce que tu peux faire à travers cet espace. Par exemple, l'expérience que tu as eu à Radiohead, pour Radiohead à Berlin, c'est une expérience, c'est exactement ça, ils t'ont transporté quelque part. Il y a une manipulation complète de cet environnement et vous êtes tous... You don't really know anybody in this whole thing, but you were all united in that one moment. Le sport, c'est la même chose. Le sport, c'est du théâtre. La raison pourquoi je crois que j'étais pas super, super dans le sport, c'est parce que pour moi, le sport, le jeu lui-même, c'est comme une pièce de théâtre. C'est moins intéressant. Ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est les cultures qui sont en clash. Le déséquilibre de gagner contre le désir de l'autre, pourquoi est-ce qu'un veut gagner sur l'autre, les techniques qu'ils utilisent pour essayer, tout le reste. Le jeu en lui-même, it's just a story. Like a play, it's just a story. It's what you do with it. Et donc voilà, une des raisons pourquoi j'ai toujours été un peu un électron libre, c'est parce que, et c'est sympa d'ailleurs, électron libre, it's a nice way of saying it, thank you. Je faisais pas partie du Backgate, mais je travaillais beaucoup à avec les gens du backgate. Je traînais beaucoup avec le côté anglophone aussi. Mais toi aussi, c'est peut-être aussi grâce au basketball, tu sais, quand on jouait contre les collintes, ou des basketball camps, ou le baseball, et puis tout ça. Donc, il y avait toujours des anglophones du côté anglophone qui faisaient partie de ça. Donc, il y avait toujours un natural kind of like tendency to go there. Et puis, tu avais aussi mes copains suisses aussi. Et l'amour des mathématiques, par exemple, pour moi, c'était carrément parce que c'était un autre monde. C'était devenu un jeu J'étais complètement accro à l'idée des sciences, des mathématiques et tout le reste. Du coup, j'étais un nerd aussi, un complete nerd, parce que j'aimais la mathématiques et les compétences et tout ça. Et parce qu'avec Colette aussi, on t'apprend un peu à être un peu camion avec les cultures. Et donc, pour moi, c'était moins d'être camion avec les cultures, mais camion avec les sous-cultures. les subcultures, les petits
Curiosité, laboratoire créatif et puissance du moment présent
SPEAKER_00groupes que les gens peuvent créer. Et
SPEAKER_03c'est pourquoi le théâtre m'a vraiment fasciné. C'est vraiment intéressant parce que l'image du caméon, je pense que les collintes favorisaient ça. Quand tu parlais, je pensais aussi au parallèle un peu avec les Jeux Olympiques où il y a cette il y a l'aspect compétition évidemment mais surtout ce qui est très fort c'est ce mix des différentes nations des différents athlètes et il y a cette quête de la médaille de la médaille d'or mais au fond et ça je l'ai vu quand je travaillais et que je faisais du contenu pour les réseaux sociaux des Jeux Olympiques du compte olympique c'est que c'est les histoires humaines humaine et les histoires de fair play et les histoires... It's stories. Il y a peut-être l'élément avec le théâtre, c'est l'élément de stories. Tu construis une histoire qui mélange l'imaginaire, les inspirations, le passé, l'histoire. Et je pense qu'une de tes grandes qualités, c'est la curiosité, en fait. C'est que tu as une curiosité par rapport à des choses qui sont très différentes, des fois, qui peuvent apparaît différente et que finalement peut-être dans le théâtre ça regroupe, ça permet à ta curiosité et au fait que tu n'es pas une identité qui a été marquée par un ultra-patriotisme d'un groupe qui finalement c'est un champ libre qui It's an open canvas, it's an open stage. Et puis aussi, ça s'est traduit aussi par l'écriture, je pense. Parce que ça, ça s'est développé comment un petit peu ton intérêt pour l'écriture et puis pour les réinterprétations un petit peu
SPEAKER_00Donc voilà, pour moi, alors premièrement, wow, thank you I don't think I really je vois pas tellement toujours à travers ce cadre mais effectivement t'as raison c'est une observation sur moi qu'effectivement le théâtre est vraiment un lieu c'est comme mon laboratoire en fait où toutes mes idées, toutes mes passions en fait arrivent dans cet endroit et puis effectivement donc pour l'écriture je dois dire je suis vraiment nul à écrire. Je déteste, en fait, écrire. Par contre, editing, putting together, donc faire des patchworks, si tu veux, d'idées, de prendre un texte quelque part, prendre un autre texte quelque part, les mettre ensemble. Ou alors, de lire une écriture that challenges, that's hard to read. Parce que si c'est compliqué à lire, je ne commence pas à réfléchir à trois ou quatre choses différentes, je suis obligé de vraiment me concentrer sur... Par exemple, Shakespeare, j'ai adoré Shakespeare parce que à la base, ce n'est pas facile. Il faut vraiment que tu rentres dedans, tu rentres dans le vocabulaire, tu commences à ouvrir cette imagination, à comprendre vraiment que c'est une tradition orale et que finalement, tu arrêtes de lire. Donc, tu as une matière qui est beaucoup plus compliquée. J'adore la complication, mais en même temps, j'adore aussi le... J'adore le minimalisme quand c'est super pur. Il y a une vraie pureté derrière. Il y a quelque chose de très zen. Parce qu'au fond aussi dans le théâtre, il faut absolument être présent. Il y a un côté méditatif avec le théâtre. Il y a un côté où, comme un sportif, you gotta clear your mind, you gotta be right here in the now. Yeah. And the future doesn't matter. The past doesn't matter. It's now. Yeah. And you can only succeed in theater. If you do that, if you start thinking about like, I'm just waiting for my next line and then say it, you will always destroy the illusion. You will never, it will look like bad acting. It's never gonna work. Mais donc pour ouais, donc l'écriture c'est toujours à la recherche de l'autre avec l'écriture. Ah, mais je suis toujours, si tu veux à la recherche de l'autre pour utiliser son expression, la manière qu'elle exprime une idée pour que je puisse l'utiliser à exprimer quelque chose que je recherche en moi ou que je recherche à résoudre. Donc, ce n'est pas du plagiarism du tout, c'est carrément honoré. Si, par exemple, je prends un vieux texte grec avec un manuel pour une Audi Quattro et je trouve un lien et que je peux créer du théâtre avec ça, bien sûr, c'est évident. Voilà, I'm using a manual, I'm using this, this is what I'm bringing together to create Et au fond, pour moi, l'écriture est moins importante que l'impact que tu as sur ton public. Qu'est-ce que vous essayez de faire pour votre audience C'est vrai que je suis obligé de faire du fric, donc je suis obligé de faire des trucs un peu commerciaux, donc je suis obligé de faire du théâtre traditionnel, donc une pièce de théâtre. Mais à chaque fois que tu lis une pièce de théâtre, tu te demandes pourquoi est-ce qu'elle a vraiment été écrite Et pourquoi est-ce que c'est du théâtre Pourquoi ce n'est pas un film Pourquoi Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur qui vraiment unifie un groupe de personnes Et c'est quoi le moment Quel est le moment où vous pouvez juste arrêter le silence et vous savez C'est un moment magique, ce moment magique. Qu'est-ce que c'est Et je pense que comme directeur, pourquoi j'ai déménagé de l'acteur et devenu directeur, c'est parce de ça. Comment tu apportes ça Comment vous unifiez Quel est ce moment où tout le monde s'unifie sur cette chose
All-in with A.I. & authenticity
SPEAKER_00C'est une expérience partagée que j'ai eue. Je sais que je parle dans tous les sens, mais c'est pourquoi je n'ai pas peur de l'IA du tout. Parce que pour moi, si tu veux, l'IA va créer une valeur envers le désir d'être dans le réel avec chacun, d'avoir une expérience authentique et véritable. C'est-à-dire que l'art qui est généré par un humain va accroître en valeur, elle va être plus recherchée. et effectivement, avec, parce que ça, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est, ce qu'ils font, même dans l'art, mais il y aura ce... Vous allez chercher cette excellence, vous allez chercher ce... Qu'est-ce que c'est que ça C'est quelque chose qui parle de plus que tout, en quelques mots. C'est l'expérience en elle-même qui le crée. Des propres. Les propres vont être très bons, n'est-ce pas Je pense vraiment que l'IA va être extraordinaire, elle va faire des choses incroyables artistiquement, mais je pense que ce que la photographie a fait aux peintures, aux peintures libérées, en 1800, où les peintures n'ont plus à faire du réalisme, n'ont plus à faire des portraitures ou des landscapes, elles peuvent devenir Van Gogh, elles peuvent devenir Picasso, elles peuvent devenir Dali, il y a des peintures qui ont explosé de nombreuses façons. Et je pense que, parce que la photographie Et je ne sais pas ce que ça va ressembler,
SPEAKER_03mais ce n'est certainement pas ce que ça va ressembler aujourd'hui, parce que la caméra est arrivée, l'AI est arrivée.
UNKNOWNOui, je suis complètement d'accord.
SPEAKER_03Je suis complètement d'accord parce que, bien sûr, il y a des côtés négatifs de l'AI, bien sûr. Mais quand je vois l'enfermement, je vais vous le envoyer le lien, c'est un français, c'est un pseudo-intellectuel français qui est vraiment amoureux de la langue française et qui est très... bobo, fin de... Ouais, ouais, ouais. And he's just like going on a rant against like... Je vais t'envoyer, je me souviens plus exactement des
SPEAKER_02termes, but he's like, it's like, we're in this idea of being super productive, which is destroying...
SPEAKER_03Et tu vois que c'est un mec, vraiment un intellectuel qui fout rien, et qui doit vraiment faire des cafés philo et puis juste s'écouter parler. Moi j'aime bien, j'adore la philosophie. Moi aussi, moi aussi. De voir le outrage, je suis là, mais mec, t'as rien compris. Et par rapport à tout ce qui est créatif, je comprends ceux qui sont impactés directement dans le présent par peut-être moins de demandes par rapport à leur
SPEAKER_00craft. It sucks if you're in a job that is directly impacted. However, it's here. It's
SPEAKER_03not only it's here, but it's also a chance for you to maybe pivot on your art and think about it. Exactly. Yeah, I think it can... améliorer le processus. Ça peut améliorer le processus et ça améliore aussi la partie bullshit du travail. Et je pense que beaucoup de jobs de bullshit disparaissent ou vont disparaître. Ce sont des jobs de bullshit. Donc, si une machine peut faire un meilleur travail en faisant ton travail, alors tu devrais changer de travail. Et... The other thing, and I may be sounding a bit drastique là-dessus, but it's... Fuck, what was I going to say? I lost my train of thought.
UNKNOWNIt's...
SPEAKER_03Oui, ce que tu parlais de raconter des histoires, et je pense qu'il y a une fatigue de la faillite profonde et de la connexion non humaine. J'ai entendu, j'ai écouté un podcast hier sur la mort de Tinder, parce que tu es confronté à des bots et des algorithmes, et que le but, d'abord, c'est de rencontrer des gens et d'aller sur des dates, mais But now it's done in a way that a lot of the algorithms make it harder and that you have to pay more. So yeah, there's all of this. But what I'm trying to get to is that these authentic human interactions and things that human touch, that AI can't reproduce, it can do a lot. It's sort of est de plus en plus une partie de nous et c'est une partie de nos vies et c'est une partie de la façon dont nous d'informations interactives. Je peux voir Sam, il a 11 ans, et ils lui disent à l'école de ne pas utiliser ChatGPT pour ce rapport de l'école. Bien sûr qu'il le fera. C'est la même chose avec l'Internet. C'est juste qu'on doit apprendre comment travailler avec ça et comment s'adapter à ça, et comment l'adapter à nos besoins. Et puis, si vous l'appliquez correctement, vous trouverez des positifs dans beaucoup de... de différentes choses. Et je sais que pour moi, pour mon travail, l'art, tout le processus délicat que je n'aime pas, toute la merde que je n'aime pas, les lettres administratives, ça a facilité ma vie tellement, mais ça m'a aussi permis d'être dans un espace où je peux me concentrer plus sur l'inspiration et les idées, et que quand les idées arrivent rapidement, je peux les formuler plus facilement. je te rejoins là dessus parce que je pense que ça sert à rien de combattre ça à quoi ça sert À quoi ça sert
SPEAKER_00It's not gonna go away. Moi, en fait, je prends aussi, c'est vraiment une opportunité. C'est plus, il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas le combattre. Et aussi, la notion que tu as maintenant, même aujourd'hui, de ce que tu penses être l'IA, it's gonna change in the next three months, it's gonna change in the next three months. Even the fatigue that you have with the IA spill, it's still gonna get better, it's gonna get so good that you are going to be really confused about what's real or not real. You won't be able to tell the difference. At some point, it's going to get that good, that good. And I think, you know, don't be afraid of it. So, like, recognize that this is, okay, maybe this is the moment to maybe break away from what we're normally used to. C'est un exemple avec Tinder, c'est un exemple parfait. Why not embrace la mort de Tinder? En fait, Tinder a eu son moment, ça a fait ce que ça a besoin de faire. Et maintenant, et en fait, je ne sais pas si c'est la même chose en Suisse, je sais que ça se passe en Amérique, ça se passe surtout ici en Australie, c'est que tu as beaucoup moins de personnes sur Tinder en Australie maintenant. Ce qu'ils font, c'est qu'ils rejoignent des groupes, des groupes qui jouent. C'est
SPEAKER_03exactement à quoi je pensais. C'est ce retour un peu aux sources. Et là, le podcast que j'ai écouté hier c'est la personne se rendait à wrestling lutte greco-romaine un peu like a wrestling speed dating kind of so you have like 7 minutes in the ring with somebody from the opposite sex and you're it's just like yeah yeah yeah it's interesting because it's like back to the roots in the sense that you meet people mais c'est aussi très inventif parce que c'est comme ok on est fatigué de tout ça donc quelles sont les alternatives et je peux voir avec le contenu que j'ai I mean, I make a lot of parallels because it's my job, but with a lot of the content that I do, I don't try to follow trends. There's some formulas like hooking the viewer very early on in the storytelling of how you construct a story. But then, within that frame, framework, it's the human values and the emotions that resonate the most
SPEAKER_00with people. I couldn't agree more. Moi, t'as tout dit, en fait. C'est exactement Comme tu dis, c'est un plus grand intérêt aussi, faire du wrestling greco-romain. C'est si étrange et inusual. Donc pourquoi pas Tu sais que l'autre personne va être étrange et inusuale pour eux aussi. Donc ça aide aussi à arrêter la nervousness. Parce que le problème avec Tinder, c'était un peu toujours la même chose. Tu rencontrais une personne pour boire quelque chose ou quoi que ce soit, ou un resto. Ça devenait un peu répétitif, un peu boring, ce genre-là. Et puis de créer un truc qui est différent, où on est obligé... Ouais, c'est la première fois que je te rencontre, je n'ai pas de photo, je n'ai pas de quoi que ce soit. C'est juste toi et moi. Non, tu as raison, c'est justement avec cette authenticité. Il faut aussi voir aussi, par exemple, coding. Tu sais, a lot of coders who are not getting like, who are potentially going to lose their jobs parce que tu as Cloud Code, tu as GPT 5.2 Codex qui peut faire en fait, qui peut écrire ton propre software avec un prompt. Ce n'est pas la fin en fait du codeur parce que je passe beaucoup de temps sur YouTube aussi beaucoup sur l'IA je trouve ça ça me fascine et tu trouves en fait beaucoup de codeurs qui font ah non ah non pour moi c'est génial j'ai plus besoin de faire du code en fait j'ai plus besoin même de faire partie d'une ligne j'ai plus besoin d'avoir une grande équipe avec plein de codeurs mais ces codeurs eux-mêmes ne veulent plus faire partie d'une grande équipe parce que maintenant ils peuvent créer leur ils ont leur propre idée ils ont maintenant le temps de pouvoir en fait créer et donc au lieu de devenir des codeurs ils deviennent archi architectes de leur propre prochain software. Ils ne sont plus obligés, parce qu'ils connaissent déjà comment faire,
SPEAKER_03you know. Et ça, c'est l'avantage, si t'as le... If you've experienced the craft and the process and you see it develop, c'est tout ce que t'as en plus de quelqu'un qui va s'improviser.
SPEAKER_00It creates a super version of you. All the time, you're Superman in your own skill. It's like, you know...
SPEAKER_03100% avec toi là-dessus et je pense que toi t'es pareil aussi on a un intérêt pour le data pour le chiffre donc on a aussi un intérêt pour ce côté geek et puis justement aussi pour les relations humaines et puis je pense que ce mariage un petit peu de l'arrivée des robots de l'intelligence artificielle avec les humains c'est une nouvelle ère it's scary in some ways but it's here to stay and it's developing fast and to be in conflict with it do you want to be unhappy your whole life and left out find enhance what ce à quoi tu es bon, et espérons que nous aurons plus de temps, et c'est ce que je ressens pour moi, c'est plus de temps pour pouvoir s'amuser et se concentrer sur des choses qui Felt
Les longues queues, souvenirs et reconnexion
SPEAKER_00like a waste of time. Like queuing, you know, like... Je déteste les
SPEAKER_03queues, putain,
SPEAKER_00je déteste les queues. Moi aussi, je déteste les queues. Ouais, mais des gens, j'ai l'impression qu'ils adorent.
SPEAKER_03Ah oui, moi, ça, c'est les Anglais. Mais d'ailleurs, j'ai ce souvenir, et peut-être qu'on va terminer là-dessus, parce qu'on pourrait continuer des heures à des heures, mais enfin, terminer là-dessus. On avait été voir Terminator 2 ensemble,
SPEAKER_00tu te souviens c'était
SPEAKER_03au HAL on avait été voir Magic Johnson parce qu'il y avait les LA Lakers qui faisaient un tournoi de pre-season c'était juste après qu'il ait annoncé qu'il était HIV positive et non c'était juste avant c'était juste avant au contraire parce qu'il jouait c'était juste avant et puis Terminator 2 qui sortait that was like the big big event et la queue elle était immense et tu te souviens de ce que t'as fait
SPEAKER_00Non, non, il y a tellement de trucs avec les queues. Non, vas-y, dis-moi.
SPEAKER_03C'est assez beau parce que ça rejoint un peu le théâtre. C'est que t'arrives, on va tout devant. Donc, c'était une queue organique. Il n'y avait pas de mec qui suivait. Et puis, il y avait des affiches et toi, t'arrives. Et puis, j'étais là... j'ai semblant le regarder and you slide into the queue and said I mean it was like performance art it was like wow like he did that he slid into the queue nobody said anything donc après Oliver et moi on a on t'a un peu rejoint et après on a pu on a pu rentrer on a pu avoir des places on avait gardé des places pour nos parents et donc
SPEAKER_00neuf I don't like like if say On a
SPEAKER_03fait tellement de trucs comme ça ensemble, c'est vrai. Non, moi, s'il y a quelqu'un qui skip the queue, je suis le premier à l'arrêter. Je suis le premier à confronter la
SPEAKER_00personne. Tu sais, moi, je suis obligé de... J'attends... Par exemple, pour aller sur un avion, j'attends vraiment la dernière minute. Mais pareil. Mais pourquoi être debout You're still gonna get that shit. Don't fucking worry about it. Pourquoi You know, like... It's
SPEAKER_03like people... I don't understand. Non. C'est comme les gens qui se lèvent quand l'avion atterrit et dès le moment, t'as le bip et tout le monde se lève. Les gens, ils peuvent passer 10-15 minutes
SPEAKER_00à être comme ça. Et puis, half the time, if you didn't... Half the time, you probably have like a checked bag and I guarantee you that by the time you hit that like sur le carousel et tout le reste, the rest of the C'est tellement
SPEAKER_03débile. J'ai ce truc où je prends toujours des photos à la queue de to board et dans l'avion et puis je les envoie à un ami parce que c'était toujours une blague interne. C'était devenu un peu la même chose à cause de moi. Donc à chaque fois que je lui envoie la photo. Mais écoute, il faudrait qu'on refasse ça mais là je vais quand même m'occuper de mon fils c'est une bonne idée quand même pas pour terminer de manière aussi abrupte est-ce que t'as une question ou quelque chose que tu voulais moi il y a plein de trucs dont j'aimerais parler avec toi
SPEAKER_00moi j'ai trop de questions ouais Brian J'aimerais, ce serait avec grand plaisir de le refaire. Et j'ai tellement de questions, j'ai tellement de questions, je peux même pas... Et puis c'est des questions qui... Ouais, c'est ça, c'est ça. Donc, j'adore, j'adore faire cette connexion avec toi. J'adore, en fait, ton podcast aussi parce que j'ai découvert des... C'est parce que je suis parti en 95, j'ai découvert vraiment ce qui s'est passé, ton trajectoire, ton parcours depuis 95 aussi. Et j'ai eu des parties de ta vie que j'ai retenues Et je te remercie pour ça aussi, pour ton honnêteté, pour ton ouverture avec le
SPEAKER_03podcast. Merci beaucoup, vraiment. Merci d'écouter et tout le feedback que tu m'as donné, ça m'a vraiment beaucoup touché. Et c'est vrai qu'en fait, en fait, après l'école Inde, toi, t'es parti à l'Uni, ensuite t'es parti en Australie, et en fait, tes parents aussi ont quitté la Suisse, et j'ai l'impression que tout ça est arrivé un peu du jour au lendemain, sans qu'on soit vraiment préparé à ça. Après, évidemment, avec l'Internet, les e-mails, un peu social media, on est un peu resté en contact, mais il y a eu des longues périodes, en fait, où je sais que, par exemple, toi, quand tu étais à l'Uni, I knew you were at Oberlin, mais j'avais quelques nouvelles via mon père qui avait parlé à ton père ou à ta maman, ou à Adèle. Mais après, ouais, c'est vrai qu'après, on est à 10 heures d'écart, t'es en Australie, t'es loin, mais quand t'es revenu nous rendre visite, et puis qu'on a fait un peu le tour, on allait à l'école, aux Roadrunners, là où on habitait avant, là où tu habitais avant, de regarder les maisons, ce qui a changé et tout. Toutes ces photos en plus. C'est des super souvenirs et puis ouais, je pense que je peux vraiment apprécier maintenant que nous avons partagé et que nos familles l'ont partagé. Et puis que ce projet de podcast, finalement, est un moyen de... pas seulement le podcast, mais de reconnecter aussi. Maintenant, on est dans un groupe WhatsApp avec mon frère. Et c'est génial. Donc, c'est un grand, grand plaisir. Merci beaucoup. Merci à toi. Je suis
SPEAKER_00très heureux de t'avoir comme ami. Et puis, on ne va pas arriver au lovey-dovey, mais je t'aime.
SPEAKER_03Je t'aime beaucoup, Brian.
UNKNOWNMoi aussi.
SPEAKER_03On peut
SPEAKER_00faire le cœur avec
SPEAKER_03le front. Non, c'est l'autre
SPEAKER_00côté. C'est l'autre côté.
UNKNOWNSi je le fais de cette façon De cette façon Ne t'en fais pas. Ça a l'air...
SPEAKER_00ok
SPEAKER_03ok yes écoute ça c'est un plaisir oui le ski coréen ouais exactement yep sayonara Morgan et sayonara à bientôt speak to you very soon it's time Voilà, c'était la conclusion de ce double épisode avec Morgan Dowsett. Vraiment, j'ai eu tellement de plaisir à discuter avec Morgan. J'espère que ça s'est entendu. Et en fait, je pense qu'on va continuer, qu'on va faire d'autres épisodes. Ça me fait aussi plaisir de retrouver certains des invités passés pour voir un peu la suite de leur histoire. aussi prévu d'avoir de nouveaux invités. Vraiment, je m'éclate avec ce projet et aussi, je voulais dire qu'on a vanté tous les mérites de l'IA avec Morgane et évidemment, on est tous les deux très conscients du côté obscur, mais je pense que c'est important aussi de voir les deux côtés de l'histoire. Enfin bon, bref. Ah oui, je voulais aussi ajouter qu'à certains endroits de cet épisode, j'aurais probablement dû le dire avant, mais bon, c'est pas grave. Il y a eu des moments à très bientôt Brian will take you on