Dans Tous Les Sens

Ep. 025 - Les flashbacks de Morgan

Brian Haugen Season 2

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Brian retrouve Morgan, son plus vieil ami, à dix heures de décalage. Un ami d’enfance, presque un frère, avec qui Brian partage une histoire qui remonte aux débuts de leurs vies à Genève.

Depuis l’Australie, Morgan replonge avec Brian dans leurs souvenirs communs : leurs parents expatriés, l’Ecolint (Ecole Internationale de Genève), le franglais de leur enfance, les déjeuners interminables, le Bout-du-Monde, la Place Verte, Champel Basket, et cette drôle d’époque entre les années 80 et 90.

Un épisode plein de tendresse, de mémoire, de décalages culturels, de rires, et de nostalgie aussi. Une conversation intime sur l’amitié, l’enfance, la famille choisie, et les traces que les premières années laissent en nous.

La suite arrive bientôt, avec d’autres détours vers le théâtre, l’IA et la vie.

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Speaker 1 (Brian)

(0:04) Ça fait ça fait un petit moment que je n'ai pas sorti d'épisode. 

(0:07) On a un nouveau jingle. 

(0:11) Je je ne pas si je vais le garder, je l'ai fait sur, on va voir. 

(0:15) Mais aujourd'hui, voilà, on arrive à un quart de 100 qui est mon objectif. 

(0:20) Et pour ce 20 cinquième épisode, mon invité est Morgan. 

Speaker 1

(0:26) Morgan est un est un ami d'enfance, mon mon plus vieil ami. 

(0:30) Nos parents étaient amis. 

(0:31) On va on va en parler dans cet épisode. 

(0:34) Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas parlé et il est en Australie et voilà, à 10 heures d'écart, donc c'était le matin pour moi, le soir pour lui. 

(0:45) Et dans la première partie de de cet épisode, on parle beaucoup de notre enfance, de nos parents qui étaient amis, des week-ends qu'on passait ensemble, de l'école, on était tous les 2 à l'école, aussi nos nos frères et nos soeurs, enfin mon frère Oliver et la soeur de Morgane, et dans la seconde partie, je ne sais pas encore si si je vais tout faire en en épisode ou ou 2 parce qu'on en a parlé pendant 2 heures et demie. 

Speaker 1

(1:14) Donc je vais synthétiser évidemment, mais mais je pense que peut-être je vais le faire en 2 parties. 

(1:19) En tout cas, c'était c'était vraiment un grand plaisir d'avoir d'avoir Morgane qui qui m'est très cher. 

(1:25) Et si vous avez été à l'école, si vous me connaissez, je pense peut-être que ça ça va vous ramener en arrière. 

(1:34) C'est c'est des flashbacks. 

(1:35) Il y a beaucoup de flashbacks en tout cas dans cette première partie et dans la deuxième partie, va parler de plus de choses, du théâtre, de l'IA et de la vie. 

Speaker 1

(1:45) Voilà, sans plus attendre dans tous les sens, les flashbacks de Morgan. 

(2:01) Ça fait bizarre. 

(2:02) Il y 

Speaker 2 (Morgan)

(2:02) a Sam qui dort aussi, ouais ça fait bizarre. 

Speaker 1

(2:04) Il y Sam qui dort aussi, ouais. 

Speaker 2

(2:06) Ouais ouais, y a Sam qui dort, tu étais super tôt le matin, moi il est, il est quelle heure Il est 18 heures 32 le même jour, donc on est mardi, 18 heures 32 chez moi. 

Speaker 1

(2:16) 18 heures 32, moi il est 8 heures 32. 

(2:19) Donc on est à 10 heures d'écart. 

Speaker 2

(2:21) 10 heures d'écart, je suis en Australie, et puis en plus, je suis sur Starlink, et je suis complètement offgrid, donc toute mon électricité est fournie par le soleil. 

(2:34) Donc, c'est dingue. 

(2:42) Donc carrément de l'autre côté du globe. 

(2:45) Pour vous, vous êtes pour moi, de l'autre côté du club. 

Speaker 1

(2:51) Ouais, ce n'est pas faux. 

(2:53) Et 

Speaker 2

(2:59) je suis à une heure de sur ma plantation d'arbres à thé, à Tea Tree, et ouais, donc on est en, on est quand même encore en été, l'automne arrive et ça fait bizarre, ça doit faire bizarre un peu. 

(3:16) Tu as des 

Speaker 1

(3:19) couleurs, tu es bien, tu es bien. 

Speaker 2

(3:22) Ouais, en fait, ça c'est manque de pratique, tu sais d'être né à Genève en Suisse où je n'utilise presque jamais la crème solaire et j'arrive en Australie et puis bien que ça fait 20 ans que je suis dans ce pays, je n'ai pas l'habitude de mettre de la crème solaire, c'est débile, surtout ici parce que le cancer de la peau est absolument énorme et oui je rougis tout le je rougis rapidement et puis tout d'un coup en quelques jours je fais super brun donc. 

Speaker 1

(3:51) Avant de parler un peu de notre première rencontre, tu l'as mentionné et puis déjà ça je l'avais oublié, mais tu es né à Genève. 

Speaker 2

(3:57) Ouais, donc je suis né à Genève, 2 parents australiens. 

(4:02) Donc mes parents dans les années 70, mon père en fait a été recruté par ouais effectivement on était on est arrivé moi pas moi mes parents sont arrivés à Genève ils avaient dans leur vingtaine 20 24 et 26 et je suis né je suis né là ensuite mon père donc qui utilisait un bon boulot pour à Genève, en fait ils ont eu, on lui a demandé d'aller au Japon, donc un des bureaux là-bas. 

(4:36) Après 6 mois d'être à Genève, on est à Tokyo, on est au Japon. 

(4:41) Donc, quand même en 1976, je suis né le 20 mai 1976 et puis avant, avant la fin de l'année, j'étais déjà au Japon et on a passé 3, 3 ans là-bas et c'est ouais c'est là où ma soeur est née. 

(4:54) J'ai des sortes de flashboard memories, tu sais c'est vraiment des souvenirs qui sont qui sont des sortes de flash souvenirs et tu te demandes aussi si c'est des si si ces sortes de souvenirs ne se sont pas inventés à travers les années, tu sais la mémoire quand tu es super jeune, on ne jamais si elle est complètement vraie ou si elle a été par, par le temps, par ce qu'on a entendu, c'est, consciemment on veut y croire, il il en a sans même sa faute et surtout je crois à travers les photos donc les vieilles photos 

Speaker 1

(5:23) des Ouais donc 

Speaker 2

(5:25) ça ça ouais effectivement et puis j'ai passé beaucoup de temps récemment à revoir tout tout plein de photos de nous passer. 

Speaker 1

(5:33) Il y a plein plein de choses à discuter parce que je n'ai même pas, je n'étais même pas, je n'étais pas 

Speaker 2

(5:41) mais 

Speaker 1

(5:44) c'est très spécial de t'avoir comme invité aujourd'hui dans tous les sens. 

(5:48) Déjà parce que c'est le vingt-cinquième épisode, donc ce n'est pas un chiffre rond, mais c'est un quart de 100 et donc mon objectif 

Speaker 2

(6:00) ouais ouais ouais. 

Speaker 1

(6:01) Donc c'est un déjà. 

(6:05) Ensuite tu es aussi un ami très cher et un ami d'enfance, probablement mon mon plus vieil ami en fait, enfin en termes de de de temps, sais vraiment, je réfléchissais à ça et puis on on se connaît depuis qu'on est très très jeune. 

(6:22) Donc comme tu l'as expliqué, tes parents sont australiens, ils sont arrivés en Suisse 1965. 

Speaker 2

(6:32) Mais à 1976, ah non tu as raison, 1975 je crois vers décembre, novembre 1965 

Speaker 1

(6:38) et puis Donc il y a 50 ans, il y a 50 ans. 

Speaker 2

(6:43) Ouais, j'ai presque 50 ans. 

Speaker 1

(6:45) Incroyable. 

(6:46) Donc ils ont, donc ils sont arrivés en en Suisse, à Genève, travailler à. 

Speaker 2

(6:52) Travailler à exactement. 

Speaker 1

(6:54) Toi tu es né, oui. 

Speaker 2

(6:56) Voilà, ma soeur naît au Japon, on est revenu à Genève, je crois vers 70, à la fin de 78, 79. 

(7:05) J'ai commencé en fait jardin d'enfants à Genève, donc au grand Nancy, parce qu'on habitait là-bas, On habitait où il y a l'arrêt de tram, sais, Bachet, non ce n'est pas Bachet. 

Speaker 1

(7:19) Oui Bachet, oui Bachet. 

Speaker 2

(7:21) Ouais, le grand entrepôt. 

(7:23) Oui. 

(7:23) The big warehouse, ouais. 

(7:25) Où il 

Speaker 1

(7:25) a Bachet et tout. 

Speaker 2

(7:27) À l'origine en fait ça c'était, c'était une ferme puis juste au dessus de ça, tu avais une route chemin des avanchis tu avais vieilles maisons et puis on habitait là et puis effectivement j'allais à une école donc une école publique, jardin d'enfants d'abord ensuite une école publique, première, les enfantines, première enfantine deuxième enfantine, une back and a day et première et deuxième, non première primaire et puis ensuite je suis, j'ai déménagé à 

Speaker 1

(7:58) Grand 

Speaker 2

(7:58) Grand schtannal, ouais. 

(7:59) À l'origine si tu veux, ouais je suis australien, mais je n'ai jamais vraiment compris ce que ça voulait dire d'être australien. 

(8:07) Ce que je comprenais, de l'Australie, c'était plutôt à travers mes parents et effectivement je n'avais pas vraiment une notion de nationalité si tu veux même à un super jeune âge parce que j'étais obligé de parler français en dehors dans un premier temps un tout petit peu de japonais et puis dans un, et puis là je ne connais pas du tout japonais, ne veux pas, j'ai complètement oublié et tout. 

(8:29) Et puis ouais effectivement, donc le français donc en dehors de la maison, à cause de ça si tu veux, as tout à, tu as vraiment parce Genève est tellement internationale, tu as vraiment la possibilité pour mes parents de pratiquement ne pas parler français, qui est super dommage, mais ils se sont entourés de beaucoup de copains qui sont anglophones, qui parlent anglais, qui ne pas australiens et c'est à travers ça en fait où Brian, je te connais depuis et je dis ça parce que si tu veux pour moi cette idée de famille, c'est pas comme si tu es, ah ouais Brian tu es un frère tu sais, c'est vraiment c'est c'est beaucoup plus réel dans ce sentiment, c'est-à-dire que je connais pas trop, je n'ai pas vraiment connu ma famille en Australie, donc mes cousins en Australie, je ne les ai pas vraiment connus du tout et à cause de ça, si tu veux, cette sorte de, à travers de de parents, tous les copains en dehors de mes parents sont automatiquement sont devenus une part de ma famille. 

Speaker 2

(9:52) Et toi et moi on a passé tellement de temps ensemble pratiquement tous nos week-ends qui passait, tu sais, bord du vin, à Saint-Louis et puis où on était. 

Speaker 1

(10:21) C'est intéressant. 

(10:22) Bon alors déjà aussi mon père travaillait aussi à et donc c'est c'est là que nos parents se sont rencontrés je pense. 

(10:32) Et donc mon père était américain, aussi un un expat, il lui alors lui il a été obligé d'apprendre le français pour séduire séduire ma mère qui est française et ne parlait pas bien anglais. 

(10:47) Donc il a pris des cours à l'école Berlitz pour perfectionner son français. 

(10:51) Enfin il ne l'a jamais perfectionné, mais il arrivait à s'en sortir en français. 

Speaker 1

(10:55) Mais c'est vrai que moi mes souvenirs de cette époque, début des années 80, c'est que nos nos parents faisaient partie d'un cercle d'amis qui étaient surtout reliés à leurs leurs collègues ou les personnes qui travaillaient dans dans l'industrie. 

(11:13) Moi, j'ai des souvenirs de la maison dans laquelle on on a grandi à Champel où il y avait beaucoup beaucoup de passages dans les années 80 quand j'étais jeune et dont vous faisiez partie et ouais Miguel, Fred Vanhoerther et et nos parents, bon, donc ont eu des enfants et puis on est de la même génération parce que mon frère, il est né en 75. 

(11:43) Toi tu es né en 76. 

(11:45) Moi je suis né en 77 et ta soeur en 78. 

(11:50) Voilà. 

Speaker 1

(11:50) Voilà. 

(11:51) Donc on avait 

Speaker 2

(11:52) Ça faisait, ça on a, on avait toujours ce truc, il y avait toujours un an de décalage sur, sur chacun. 

Speaker 1

(11:57) Oui et puis et puis puis aux âges où voilà on s'est rencontré, moi, peut-être toi le, est-ce que tu te souviens du du premier souvenir de de moi 

Speaker 2

(12:08) Ça c'est intéressant, je pensais que c'était une question que tu allais demander la fin. 

Speaker 1

(12:11) Non alors non, normalement je la demande au début, mais dans dans l'épisode de, je l'ai demandé à la fin. 

Speaker 2

(12:19) À la fin, ok. 

Speaker 1

(12:20) Ou non pas dans l'épisode de de quelqu'un d'autre. 

(12:24) Moussa peut-être. 

(12:26) Ouais je ne 

Speaker 2

(12:27) sais plus. 

Speaker 1

(12:27) Parce que souvent voilà on commence la conversation et puis on suit le fil de la conversation. 

Speaker 2

(12:34) C'est vrai puisque c'est quelque chose que j'y j'y ai pensé aussi et c'est c'est j'ai 2 réponses en fait. 

(12:40) La première réponse c'est une réponse qui a déjà été donnée, qui fait tellement partie de mon identité de que, que, n'ai pas, n'ai pas une mémoire exacte de ça. 

(13:01) Oui. 

(13:02) Et ensuite, je me demande aussi ensuite, si, si j'ai une mémoire, si elle est véritable, pour la même raison de ce qu'on a parlé avant. 

(13:10) Oui. 

Speaker 2

(13:11) Est-ce que ça a été inventé Mais pour répondre donc la deuxième, la deuxième réponse, oui j'ai une mémoire d'un moment qui précède en fait de t'avoir rencontré, j'ai une mémoire de mon père et ça c'est une mémoire assez vivide, c'est une mémoire où il me fait est collègue, je vais aller rencontrer un collègue, il a 2 fils, il parle anglais, il parle français, parle anglais aussi, est-ce que tu voudrais venir les rencontrer avec moi Et, et ouais et, et, et ça si tu veux c'est, c'est, c'est, c'est, je ne sais pas quelle année, aucune idée et ensuite la mémoire juste après ça c'est une mémoire je crois inventée dans ma mémoire on est arrivé dans un appartement on était dans un immeuble et puis on avait frappé à la porte et c'est un flash memory et c'est là où la porte s'est ouverte et je ne sais pas si en fait vous avez vécu avant champel dans un appartement ou pas j'ai absolument aucune idée de ça donc je ne sais pas si c'est complètement inventé donc et c'est dingue parce que la mémoire en fait elle a besoin si tu veux d'un stimulus de tous les sens pour vraiment vraiment se figer. 

Speaker 2

(14:35) C'est-à-dire que et dans ce sens là je crois que si tu veux ça a dû, ça a dû me marquer d'une manière ou d'une autre la rencontre avec toi et ton frère que je crois que le moment juste avant ça a dû se figer d'une manière dans ma mémoire. 

(14:50) La deuxième mémoire que j'ai ou une autre mémoire que j'ai, la mémoire la plus ancienne si tu veux que j'ai de toi et oliver, c'est à Champel, c'est au bout du monde et on n'est pas donc pas dans pas dans le, pas à l'intérieur où il a le basket mais à l'extérieur tu sais où il un énorme et dans ces temps là je crois qu'ils ont dû tout changer en fait la construction l'immeuble et tout whatever. 

(15:20) Ouais. 

(15:21) C'était dans ma tête c'est très orange à l'intérieur, je ne sais 

Speaker 1

(15:24) pas quoi. 

(15:25) Oui, mais tu sais, c'est toujours comme ça. 

(15:26) Ouais ouais. 

Speaker 2

(15:27) Et, et je vous vois et je me rappelle, ton père disait, on va, une bière blanche qui n'est pas vraiment une bière blanche, mais et je me rappelle de me penser à what the hell is a white beer, what is a white beer, ou je crois que c'était quelque chose comme ça et puis je crois que c'était une tradition entre toi, ton père et ton frère. 

(15:52) Après le sport, vous, soit une limonade ou je crois que c'est, je ne sais pas ce que c'était effectivement. 

(15:58) Et sont encore une fois une sorte de mémoire flash, mais super super super jeune, je crois que. 

Speaker 1

(16:05) Oui oui oui oui là là c'est total que tu, parce que c'est alors très rapidement, je ne sais pas si je devrais dire ça, mais je vais quand même le dire. 

(16:17) Mais mon père, il m'avait raconté, donc il avait rencontré ton père d'abord, mais il m'a raconté quand il a rencontré ta mère. 

(16:27) C'était peut-être, elle était peut-être enceinte de toi, je demanderais à ma mère qui 

Speaker 2

(16:30) Cette mère, c'est la seule qui 

Speaker 1

(16:35) a Oui oui parce que malheureusement mon père est décédé, tes parents sont décédés donc il reste ma mère. 

(16:42) Donc mon père savait que Adèle, ta maman était enceinte et puis sur le point de t'avoir puisque j'imagine que c'était toi. 

(16:53) Puis il lui dit, il la rencontre et lui dit, ah so when is the baby dieu. 

(17:00) Et elle dit genre last week. 

(17:03) Enfin en fait elle elle avait déjà accouché. 

Speaker 1

(17:07) Et ta mère était très belle, très jolie, mais voilà. 

Speaker 2

(17:11) Ma mère aussi a un sens de l'humour, elle aurait pu aussi dire ça, puis, donc je ne peux pas 

Speaker 1

(17:20) Ouais, ouais, mais j'imagine tout à fait la situation et puis c'est vrai qu'elle avait un sens de l'humour et puis après nos, nos parents sont devenus très proches et même, même Adèle a travaillé avec mon père et 

Speaker 2

(17:32) Ouais. 

Speaker 1

(17:32) Et ils avaient, mais c'est ça, y avait beaucoup d'humour et c'est peut-être en pensant à toute cette période-là. 

(17:40) Alors moi, je ne souviens pas le moment exact, mais c'est des flashs aussi et c'est aussi, je pense que les photos nous aident aussi à à reconstruire la mémoire parce que je me dis, moi j'ai, je crois quand même à ces flashs qui, mais le bout du le bout du monde, les en fait c'est très lié au lieu. 

(18:02) Le bout du monde, donc pour ceux qui ne connaissent pas, bout du monde c'est un un une zone de de Genève où il y a un grand centre sportif et il y a des terrains de de foot, de basket et nos parents jouaient au base-ball, enfin mon père jouait au base-ball et d'ailleurs je me souviens quand ton père est venu la première fois et lui expliquait un peu les règles et lui je pense qu'il avait déjà fait du cricket ou enfin il connaissait le cricket. 

Speaker 2

(18:32) Non non c'est juste c'est ouais, non c'est exactement ça ouais. 

(18:34) Je peux comprendre. 

Speaker 1

(18:35) Et c'est 

Speaker 2

(18:35) les années 70 parce que mon père le base-ball, tu sais on n'était pas si international que ça donc avoir avoir même avoir un match de baseball en tant qu'australien en Suisse super. 

(18:47) Mais 

Speaker 1

(18:50) je me souviens et je crois que c'est sa première fois ou une des premières fois quoi. 

(18:56) Il a, il a, genre, ce n'était pas académique à la manière dont il l'a frappé, mais c'était, mais, il était, il était fort, c'est un homme musclé, enfin il était, mais il était fort je me souviens. 

Speaker 2

(19:14) Je veux dire par les standards aujourd'hui non, mais c'est vrai dans les, dans les standards des années 70, années 80, il était, il était un peu plus baraque. 

Speaker 1

(19:23) Ouais, était baraque ouais. 

Speaker 2

(19:25) Et il était, je crois qu'il y a eu un moment où il jouait tous du touch football aussi, puis c'était, ça l'intéressait un peu plus, parce qu'il avait fait beaucoup de football australien. 

Speaker 1

(19:42) Oui. 

(19:42) Et 

Speaker 2

(19:42) donc, il était beaucoup plus violent dans ce genre et il est, mon père a toujours été super super compétitif, mais alors vraiment vraiment que ça soit, ça soit le scrabble, que ça soit n'importe n'importe quel jeu, n'importe, même un argument, il fallait qu'il gagne pour lui, un argument, avoir un débat avec quelqu'un, c'était toujours, c'était toujours, il fallait qu'il gagne en fait. 

Speaker 1

(20:19) Ah ça je savais, je ne savais pas ça. 

Speaker 2

(20:21) Ah ouais ouais, mais il le faisait d'une manière, tu sais, Je me rappelle aussi, on saute un peu partout, mais par exemple pour le basket, pour pour les sports je faisais du sport. 

(20:45) Au début en fait c'était le tennis, on a tous en fait commencé à faire du tennis Mon père en fait il ne comprenait pas pourquoi j'étais Et je ne pas si c'est parce que tu toujours un peu l'opposé de tes parents, mais même tu sais que quand on a fait du basket, j'adorais le basket, j'étais super passionné par le basket, j'ai toujours été nul au basket. 

(21:25) Et la raison pourquoi j'étais nul au basket, c'était parce que ce n'était pas tellement le basket qui m'intéressait, c'était plus en fait d'être avec des autres, à jouer, à m'amuser, c'était plutôt l'aspect social en fait que j'adorais plus. 

(21:42) C'est vrai qu'avant d'être champion, je voulais que Champagne gagne tout le temps, cet instinct de gagner, d'aller goal for the ball et tout ça, j'avais juste 0 intérêt, c'était pour moi c'était inintéressant. 

(21:58) Et je crois que mon père pour lui c'était, il ne pas, c'était un truc qu'il ne comprenait pas du tout. 

Speaker 1

(22:03) Ouais ouais. 

Speaker 2

(22:04) Mais pas de manière méchante, du 

Speaker 1

(22:06) coup Oui oui oui mais c'est 

Speaker 2

(22:09) mon gamin. 

Speaker 1

(22:12) Ouais, ouais c'est une caractéristique que que que lui avait qui était qui était forte et puis toi, caractéristique c'était, ça, quand tu parles de ça, ça me fait penser à en fait. 

(22:25) Le joueur des, mais il n'avait pas le et ça rendait fou. 

(22:38) Ou quand il perdait un match, Mais, mais oui, mais pendant cette période-là, on, ouais on traînait donc nos, les amis de nos parents. 

(22:58) Moi je me souviens des barbecues, aussi le franglais parce que ma mère est française, mon père est américain, on on est dans une ville francophone, donc nous on est allé à l'école en français et et puis quand on était ensemble, ça switchait du du du français, de l'anglais et c'est pour ça que dans ce podcast on on switch un peu du français à l'anglais, ce n'est pas pour se donner un genre mais c'est vraiment dans l'environnement dans lequel on a on a grandi. 

(23:29) Il faut quand même qu'on parle de la place verte. 

Speaker 2

(23:30) Ouais, la place verte avec ces sortes de sous-marins bizarres, je ne que c'était, c'est Les 

Speaker 1

(23:39) trucs que tu me rappelles, mais c'est là tu mentionnes des choses et et ça me ça me vient tout 

Speaker 2

(23:45) de Oui, immédiatement, c'est une sorte de, d'hublot, je ne pas trop quoi ce que c'était. 

(23:52) Ouais, même ouais, même le jeu d'ombre qu'on faisait aussi parce qu'ils étaient à la. 

(23:57) Oui, oui, oui. 

Speaker 1

(24:01) Oui, c'était donc un restaurant, c'est un restaurant à qui s'appelle la place verte et ils avaient un jardin, assez grand jardin et nos nos parents mangeaient souvent dehors, enfin on mangeait ensemble le dimanche, le samedi ou le dimanche à midi. 

Speaker 2

(24:23) Toujours des sortes de côtes de porc avec frites. 

Speaker 1

(24:25) Ouais, c'était ça, ouais, y de très bonnes frites, je me souviens. 

(24:28) Et c'était des des déjeuners, les suisses disent dîner pour le déjeuner, mais donc le repas de midi, les lunchs interminables, je me souviens. 

(24:39) Heureusement que, heureusement que C'est tout 

Speaker 2

(24:41) en reconduisant à la maison. 

Speaker 1

(24:43) Oui oui, parce qu'ils prenaient des, ils buvaient du vin, ils prenaient des Moi, c'est 

Speaker 2

(24:48) les années 80, c'est les années 80. 

Speaker 1

(24:53) On n'avait pas de C'était 

Speaker 2

(24:55) mademoiselle Morgane, bonjour mademoiselle, vous voulez quoi C'était mon truc. 

(24:59) Je suis passé pour une fille, 

Speaker 1

(25:00) pour une. 

(25:01) Ouais 

Speaker 2

(25:01) Si tu le rappelles. 

(25:02) Ouais la, la, la, a, elle était, elle me demandait tous. 

(25:10) Je me 

Speaker 1

(25:10) souviens, ça me revient. 

Speaker 2

(25:12) Tu vois, ouais, et vous mademoiselle et puis ça m'a tellement, j'étais tellement, comment dire, c'est vrai j'étais vraiment susceptible, ça m'a vraiment pris, j'étais tellement, ça m'a fait tellement mal à l'aise. 

(25:32) Oui, c'était, mais le problème c'est qu'elle, elle, il y avait un autre problème aussi pour moi, c'était, c'est mon nom, Morgane. 

(25:41) Morgane était un nom chez les francophones qui est, qui est donné plus à, plus chez les filles. 

(25:47) Et donc même le en Suisse, c'était toujours mademoiselle, Morgan, 

Speaker 1

(26:00) Ouais ouais ouais, ouais, puis on on jouait dehors. 

(26:05) Oui, mais c'est ça en effet nos parents ils buvaient et et après 

Speaker 2

(26:09) La compétition aussi, tu sais parce qu'ils conduisaient et puis c'est juste, 

Speaker 1

(26:15) c'est juste, parce que souvent on allait, on continuait, vous veniez chez nous ou on allait chez Voilà, 

Speaker 2

(26:23) ça c'est vraiment, si tu veux, tu décrives vraiment si tu veux la génération x là, c'est-à-dire vraiment les parents qui s'en foutaient des gamins, on était toujours dehors et c'était voilà nous on va se bourrer la gueule, on va on va parce qu'il y avait des jardins tellement énormes, on était toujours et c'était la même chose avec les anniversaires, tu sais les anniversaires, on avait notre anniversaire et puis après genre 5 heures, ouais vers 17 heures, tout d'un coup on était tous in a ou à l'intérieur et puis les parents, ils dominaient si tu veux, et puis le dort et puis, et puis on n'avait pas le droit, on était strictement, c'était interdit de redescendre, on était obligé de rester dans, avec. 

Speaker 1

(27:25) Mais on avait la chance de d'avoir des des jardins et puis des voisins et puis on traînait beaucoup plus ensemble. 

(27:36) Toi tu avais, alors après je me suis, pour moi ça coïncide à peu près quand j'avais 12 ans, donc fin des années 80 où tout à coup, il y eu beaucoup moins de groupes, j'ai remarqué. 

(27:53) En tout cas, mes mes parents, ils ils recevaient beaucoup moins de monde à la maison. 

(27:58) Ils passaient beaucoup plus de temps à la maison et et en fait, par contre, vous, vous êtes restés, ouais après les week-ends, est passé avec vous, nos familles, nos 2 familles en fait, beaucoup plus. 

Speaker 2

(28:14) Ouais. 

(28:15) Ouais. 

Speaker 1

(28:15) Et ça a aussi coïncidé au début de Champel basket où on faisait tous les 2 du basket toi et moi et puis on allait voir les matchs de de Champel qui était l'équipe de Genève et qui était à l'époque qui était championne et 

Speaker 2

(28:30) C'est vrai que Champel, les week-ends de basketball étaient vraiment devenus, devenus anqueurs pour en fait, et 

Speaker 1

(28:40) ça pour moi c'était, 

Speaker 2

(28:44) ça vraiment la découverte du basketball à travers ton père, à travers toi, à travers Oliver, surtout surtout je crois à travers 

Speaker 1

(29:17) mon père Pour moi, le sport, c'était, c'était salvateur parce qu'à l'école, j'étais très très timide à l'époque. 

(29:45) J'étais extrêmement timide. 

(29:47) Donc le basket, j'avais, j'avais le sport de manière générale, j'avais la fibre sportive. 

(29:54) Donc, donc, donc j'étais plutôt bon dans dans les sports que j'entreprenais. 

(30:01) Et puis le basket, ouais, le basket, c'était, ouais c'était c'était vraiment, c'était ma passion à l'époque. 

Speaker 1

(30:09) Et et donc on allait voir ces matchs de basket, les samedis c'était à 5 heures et demie au pavillon des sports. 

(30:16) Après en général on allait prendre une fondue chinoise ou on allait dans des restaurants. 

Speaker 2

(30:21) Oui, y avait ça. 

(30:22) Oui, 

Speaker 1

(30:30) tout à fait, oui. 

(30:35) Oui, oui, oui, ça c'est, non, pas du tout. 

(30:41) C'était quoi C'était Un oui oui, me souviens. 

(30:47) Oui oui oui. 

Speaker 2

(30:48) Ouais ouais ouais. 

Speaker 1

(30:53) Ouais 

Speaker 2

(30:56) bon le c'est ok, ça c'est, ça aussi c'est, de tout le monde même de tout le monde à l'école. 

Speaker 1

(31:04) Ouais mais en plus en plus toi en plus toi tu vivais à côté 

Speaker 2

(31:08) À côté ouais. 

Speaker 1

(31:08) Vraiment à côté. 

Speaker 2

(31:09) Ouais donc moi ouais mais ça si tu veux c'est tout une autre tout un autre truc aussi parce qu'il y a un moment où j'ai commencé manger un peu plus et c'était tellement facile parce que mes parents ils me donnaient, ils me donnaient je ne pas moi 40, 40, 40 francs, c'était même 20 francs je crois 20 francs avec une liste là, je prends mon vélo rouge, je vais jusqu'au, je j'achète tous les hamburgers pour pour la famille et là du coup il y a quelques dollars, quelques francs en plus et je m'achète un mars bar ou je m'achète un autre truc, bla bla bla et ouais la facilité du pour notre famille, ce n'était pas, mais le truc qui est, c'était quand je suis retourné en Suisse en 2014 et puis je suis allé, j'ai vu Gaspard, Gaspard et il n'avait aucune mémoire et pourtant il passait tellement de temps. 

(32:04) Si, mais ça t'avait choqué toi aussi parce qu'on est allé à l'autre en même Oui, oui, c'est juste. 

(32:09) Donc c'est il y a 12 ans maintenant et je ouais non, mais tu sais, la famille australienne, on parle tout le parce qu'en plus il était champion de boomerang et tout et puis, on achetait, on achetait, on achetait du, enfin pratiquement et puis, aucune mémoire du tout, j'étais là ok. 

Speaker 2

(32:35) Donc le basket oui. 

Speaker 1

(32:37) Non non non non, enfin il y a, parce qu'il y a cette, je dirais cette période de transition vraiment de de l'enfance et puis finalement qui coïncide aux années 80 à je dirais les années 90 parce que là, ou même peut-être un petit peu avant parce que moi je suis arrivé à l'école, à l'école internationale en 87 je crois. 

(32:59) J'avais 9 ans et mon prof Christophe Roux, toi tu l'avais tu l'avais eu 2 ans auparavant et, et là tout à coup on s'est retrouvé dans, dans la même école parce que toi tu avais, tu étais passé du système public à l'école un peu avant nous. 

Speaker 2

(33:19) Un peu à cause des mêmes problèmes, c'est-à-dire que moi, eu vraiment des problèmes à l'école suisse, dans un premier temps, je veux dire, ça semble assez logique parce que mes parents ne parlaient pas du tout français donc du coup même ma lecture tu sais apprendre à lire, c'était purement à l'école, je ne faisais aucune lecture à la maison et donc j'étais beaucoup plus lent à cause de ça et les devoirs, je n'ai jamais en fait compris les devoirs ou pourquoi il fallait faire des devoirs ou je ne disais pas à mes parents qu'il y avait des devoirs et je me tapais tout le temps le samedi pour la dictée et j'étais là le samedi matin pour la dictée ah oui, oui mince il y avait des mots ah oui et puis j'oubliais tout le temps, tout le et pour eux en fait c'était, c'était le problème c'était parce qu'on était à la base anglophone et que effectivement il y avait, je dire ils étaient assez racistes envers, envers, envers nous. 

(34:19) Je veux dire, moi déjà en troisième primaire, donc je suis parti en troisième primaire pour aller à la quatrième à l'école, en troisième primaire, madame Perinchon, suis probled, elle a dit à mon père carrément, tu sais, moi je suis en troisième. 

Speaker 2

(34:36) Ouais, vous savez, vous dire, peut-être l'apprentissage pour lui. 

(34:41) N'y pas vraiment grand chose à, ouais et c'est probablement parce que vous parlez l'anglais à la maison, c'est parce que, et parce que, et le reste et c'est là où mon père a fait, bon ok, bon on va, on va cotiser, on va, on va, va, 

Speaker 1

(35:04) va. 

(35:04) Aller dans le privé ouais. 

Speaker 2

(35:05) Ouais. 

(35:06) Et ce n'était pas, ce n'était pas, c'était cher quand même, je veux dire ma soeur elle est allée au privé rapidement, je crois que tu es arrivée à Écolean 

Speaker 1

(35:14) à peine de Ouais, ouais. 

Speaker 2

(35:16) Ouais, 

Speaker 1

(35:23) pardon ouais je crois qu'il a un petit délai dans, pas grand chose mais dans dans dans, en Australie. 

(35:33) D'ailleurs, les bruits que j'entends, c'est c'est c'est la nature. 

(35:38) Non non non. 

(35:39) Non non pas du tout. 

Speaker 2

(35:40) Oui c'est la nature, c'est. 

Speaker 1

(35:45) Des crayons, 

Speaker 2

(35:57) C'est c'est carrément ça ça vibre les comptes, c'est tellement tu peux, tu n'arrives même pas à parler avec avec une autre personne. 

Speaker 1

(36:06) Ouais. 

(36:06) Puis 

Speaker 2

(36:07) il y probablement des kangourous qui sont en train de partir. 

(36:10) Parce que parce que et le soir, tombent, descendent et ouais donc 

Speaker 1

(36:17) Cet arrêt, cet arrêt. 

Speaker 2

(36:19) Ouais, c'est arrêt. 

Speaker 1

(36:19) Mais pour revenir à Genève, ouais donc les, le, la phase écolente on peut en parler parce que pour nous peut-être qu'il y avions ou les ou 

Speaker 2

(36:31) Fais bien quelque chose de Genève, ouais dans dans le système, si à à dans les années 80, 90, il y eu un dans notre génération qui était assez important qui était un shift qui tout le monde avait des tie die et tout le reste mais il y avait un shift où c'était vraiment tout le monde commençait à écouter du reggae, tout le monde commençait à écouter et il y a eu et j'ai c'est en dehors de l'école donc au goulet où j'ai passé beaucoup de temps aussi où tu avais vraiment cette ouverture tout d'un coup une ouverture absolument énerve envers l'autre et c'était vraiment si tu veux un décalage complet d'une génération à l'autre où tu avais une autre génération qui était vraiment du genre à la rencontre de l'autre et ce n'était pas juste les colindes donc les colindes bien sûr dans sa nature c'est ce qu'elle essaie de promouvoir mais en dehors de ça tu avais cet effet aussi à Genève et et c'était vraiment quand tu étais dans un trame, c'était vraiment les les vieux qui te regardaient, tu sais qui qui qui 

Speaker 1

(37:47) C'est le vieux Genève quoi, c'est c'est c'est un peu ces vieilles bourgeoisies de familles, de vieilles familles genevoises avec un peu cette mentalité, c'était mieux avant. 

(37:58) Alors que ouais, c'est vrai que peut-être que le côté international de Genève, il a été beaucoup plus présent pendant notre génération. 

(38:07) En fait, j'ai aussi pensé à notre équipe de basket où nous, on avait une équipe incroyablement internationale parce qu'on avait, on avait Didot qui était d'origine congolaise, c'était à l'époque non, c'était, il était à l'époque, mais maintenant ça fait partie du Congo. 

Speaker 2

(38:29) Non, tu as 2 Congo, crois que tu, tu as 2 Congo, tu as et puis tu as le Congo, donc tu as à Brazzaville et Ouais 

Speaker 1

(38:42) enfin bon bref, mais et ouais on avait qui était algérien, notre coach était algérien, on avait toi qui étais australien, à un moment on avait Hernan qui était du Panama. 

(38:59) Donc c'était et avec les collantes, ce qui était intéressant, c'est qu'on était avec des enfants qui venaient partout partout dans le monde. 

(39:11) Par contre, ce n'est pas totalement représentatif de la diversité parce que c'est une école privée et que c'était beaucoup de de de fils, de d'ambassadeurs, de de de riches. 

(39:23) Mais il y avait aussi tout simplement des des enfants d'expats où où les compagnies payaient l'école. 

(39:30) Donc on et ce n'est pas que des, ce n'est pas que des bourges. 

Speaker 1

(39:33) On disait bourges à l'époque, tu te souviens 

Speaker 2

(39:36) Ouais. 

Speaker 1

(39:37) Les bourges. 

Speaker 2

(39:38) Ouais, ouais, bourges. 

(39:40) Bourges. 

(39:40) C'est vrai 

Speaker 1

(39:41) et puis 

Speaker 2

(39:41) c'est, ouais les bourges. 

(39:42) Et pourtant là, tu sais, ouais, ouais, c'est bizarre parce que, ouais, ok. 

(40:02) Ok. 

(40:02) Donc, c'est un peu, c'est subjectif quand même, ça dépend. 

Speaker 1

(40:06) C'est subjectif parce qu'on n'avait pas, moi je n'avais pas le sentiment qu'on était 

Speaker 2

(40:12) Non, moi non plus parce que je veux dire comme, comme, comme pour, comme tu viens de dire, c'était la compagnie qui qui payait finalement 

Speaker 1

(40:19) Ouais ouais trouver 

Speaker 2

(40:20) une manière et puis ça faisait partie de son contrat par la suite et puis voilà mais mais effectivement les collants tu avais vraiment un peu de tout, tu avais vraiment des gens qui venaient de familles très, je veux dire carrément de la royauté et puis tu avais, tu avais, tu avais des, tu sais, avais, par exemple dans le côté français, tu avais des suisses où tu avais vraiment la famille qui, bossa there as to to the Et donc on est tout, et ce qui était génial avec les collants, c'était l'idée, et c'est une idée qui m'est toujours ça m'a aussi, ça m'a donné, si tu veux, dans la vie, une attitude aussi un peu gueubble, je ne pas comment on dit en français, je prends les gens un peu face value au début, donc, qu'on me raconte quelque chose, je sais pas vraiment ce qui est tic de ce qu'ils racontent, ou s'ils font une blague sur leur pays ou ils font une blague quelque, des fois ça me passe au-dessus de la tête parce Pour 

Speaker 1

(42:02) moi c'était une aubaine de pouvoir aller à l'école parce que moi clairement je n'aurais pas pu aller au collège. 

(42:09) J'en suis persuadé, je n'arrivais pas à apprendre par coeur et n'ai pas trop développé ça, j'en ai déjà beaucoup parlé mais j'ai un trouble de l'attention qui n'a pas été diagnostiqué à l'époque et puis les collantes avaient quand même un enseignement qui était qui était moins old school qui était plus peut-être plus ludique dans certains dans certains cas. 

(42:38) J'ai des, je suis très content d'avoir été là-bas et d'ailleurs mon noyau d'amis d'enfance, j'ai j'ai plein d'amis de cette époque-là Et pour nous, pour toi et moi, c'était parce qu'on n'était pas dans la même classe et parce qu'on a, et puis tu en as un petit peu parlé hier quand on a fait un col, on a on a grandi proche, mais Oliver il était 

Speaker 2

(43:06) Ouais donc exactement en 

Speaker 1

(43:09) dessous et puis après il y avait moi et et. 

Speaker 2

(43:17) Comme je te disais, on était tellement, on était tellement proche et là du coup je me rappelle, ouais avec Oliver tout d'un coup Oliver il était, il était, il commençait à avoir des autres copains tu sais et j'étais, ah ouais ok, et c'est là où tu réalises que tu étais en train de grandir, mais il y avait une partie de moi qui, qui, qui, je ne sais pas, il y avait une partie de moi qui je me suis, je me sentais un peu abandonné du coup parce que j'ai dit là ah ouais ah ok, so ok, c'est normal tu sais les gens qui sont un peu plus Et moi qui étais donc quand on faisait du basket ensemble. 

(44:48) Parce qu'à l'école, du coup, on ne se voyait pas tellement, on ne se parlait pas énormément et puis ensuite après l'école à à Champel, on faisait du basket 

Speaker 1

(45:21) Non mais c'est c'est je pense dans dans mon cas, nous il y avait quelque chose c'est comme toi tu es de 76 moi je suis de 77 et les les catégories de basket étaient toujours en en 2 en 2 ans. 

(45:36) Il y avait, tu avais une année où c'était 75, 76, donc on n'était pas dans la même équipe et après c'était 76, 77 et là on était dans la même équipe. 

(45:46) Donc il y eu une période où toi tu as eu et quand on, toi je me souviens toi tu étais en cadet avec et là tout à coup vous aviez une super bonne équipe et mais du coup on n'avait plus les entraînements, on n'était plus dans la même équipe alors quand l'année précédente je me souviens, on on était dans la même équipe et ce que je me souviens de toi c'est c'est, tu étais extrêmement, tu passes, tu étais un des rares qui passait la balle et tu me cherchais et ça j'appréciais vraiment parce que j'étais ton pote, tu me tu cherchais toujours à me passer la balle et ça c'était c'était c'était génial. 

Speaker 2

(46:28) Tu sais tu sais qui est ce qui est vraiment dingue, c'est qu'il y a il y a 2 mois, j'ai retrouvé tu sais les, tu sais les que tu avais, c'est ça un autre truc qu'on avait tous la même technologie donc tu as tes parents achetaient par exemple même le CCA c'était le même, la télé était la même, le aussi, j'ai retrouvé ces petites cassettes, j'ai commandé à travers Amazon donc l'adaptateur et on a il y a un tournoi de basket c'est très où ça doit être un des derniers qu'on avait fait et il y a ma mère et y mon père je pense que c'est mon père qui était en train de filmer. 

(47:13) Il y a Oliver, y a ta mère et puis il y a Bud aussi. 

Speaker 1

(47:19) C'est ça. 

Speaker 2

(47:19) Tu les entends tu sais, la remarque de ma mère est, ah, et il faut 

Speaker 1

(47:34) absolument que tu, je veux voir 

Speaker 2

(47:36) cette Je vais essayer de te la transmettre ce soir après. 

Speaker 1

(47:41) Incroyable, incroyable. 

(47:44) Mais c'est génial qu'elles aient, en fait elles ne sont pas détériorées au point, tu peux quand même les voir même si c'est. 

Speaker 2

(47:51) C'est, il y a une détérioration. 

(47:53) Oui oui. 

(47:54) Mais mais tu tu tu peux le voir ouais ouais et je me demande si tu peux. 

(47:57) Il 

Speaker 1

(48:00) faut il faut que je regarde dans mes archives alors parce que nous on a tellement de mini d v puis les cassettes qu'on mettait dans les cassettes, les là. 

Speaker 2

(48:09) Ouais. 

(48:10) C'est exactement ça. 

Speaker 1

(48:12) Mais non, vas-y vas-y. 

Speaker 2

(48:17) Non, parce que c'était en mono aussi. 

(48:18) Au début, j'étais puis ça m'énervait parce que j'étais là, mais ouais, ouais, comment, ouais, une technologie des années 80, c'était avant, tu sais, et tout le reste, donc, 

Speaker 1

(48:37) J'ai hâte de voir ça, j'ai hâte de voir ça. 

(48:40) Mais oui, mais c'est donc comme tu dis, il y avait, et puis on devient des ados aussi. 

(48:47) Et puis en fait, la préadolescence et à cette période-là, on est, on traîne quand même vachement avec les gens de sa classe et et aussi moi j'étais en, donc ça allait de la cinquième primaire à la huitième primaire et toi comme tu avais 2, tu étais 2 ans plus âgé, il y avait il y avait 2 ans où moi j'étais en avec et et toi tu es tu étais au château, au château, C'est là où il y avait le côté francophone. 

(49:23) Et, mais oui, puis aussi nos parents parce que, alors je me souviens pas trop revenir en arrière, mais ils jouaient au, ton père et mon père. 

(49:37) Et jouait de l'argent. 

Speaker 2

(49:38) C'est carrément une addiction. 

Speaker 1

(49:39) C'est une addiction. 

Speaker 2

(49:42) Je crois que c'était surtout l'argent. 

(49:43) Ouais vas-y. 

Speaker 1

(49:44) Oui ça me rendait fou parce qu'en fait c'est toujours ton père qui gagnait quoi. 

(49:48) Et je crois que c'était un point qui valait un franc, donc si si ton père C'était comme ça leur truc. 

(49:56) Non. 

(49:57) C'était même plus, peut-être plus qu'un franc. 

(49:59) Mais parce que si le score à la fin était genre 320 à 280, ton père il gagnait 40 francs. 

Speaker 1

(50:07) Et en fait ce qu'il faisait, c'est qu'il ne se payait pas sur moment-là, il gardait un un 

Speaker 2

(50:12) Et à table. 

Speaker 1

(50:13) Et que c'est arrivé à 500 francs. 

(50:31) Quoi. 

(50:32) Et c'est là où quand tu parlais de l'esprit compétitif, je me souviens que mon père, il avait dit, en fait, game, ils sont devenus beaucoup trop parce qu'ils avaient commencé à apprendre tous les mots de lettres et puis vraiment les placements et bloquer les mots de l'autre. 

(50:51) Donc au départ où c'était un truc cool, voilà, c'était devenu vraiment genre qui gagne quoi. 

(51:00) Mais voilà ça c'était juste une petite parenthèse. 

Speaker 2

(51:02) Non mais c'était la même chose avec le jean ramy aussi parce qu'il faisait beaucoup de jean ramy et cette tendance avec aussi mon père il l'avait jusqu'à la fin c'est-à-dire que il me disait aussi tu sais avec le football australien, il adorait un team qui s'appelait qui s'appelle toujours et Et quand il est mort en fait, le jour où il est mort, c'était le jour de la grande finale, c'est genre le le le super ball de du football australien. 

(51:52) Il avait mis dans son app un pari, un pari et je l'ai retrouvé donc après et il n'a jamais su, mais il a gagné son pari. 

(52:07) Il avait mis, ouais il avait mis tout un truc et puis depuis depuis ce jour ma soeur et moi ce qu'on fait c'est qu'on a gardé son compte avec il a à peu près 600 dollars, ce qui est à peu près 300 francs suisses dans le compte et à chaque à chaque finale, Ouais donc ouais ouais. 

Speaker 1

(52:31) Ah c'est génial, donc vous avez gardé, vous avez gardé le crédit de ce qui s'est fait et puis vous continuez à, ah c'est génial j'adore, J'adore, mais ça c'est c'est beau et puis c'est c'est, ça m'a tout de suite fait penser à à mon père parce que lui il ne faisait pas de paris sportifs, mais il il regardait les matchs de base-ball, on avait l'abonnement pour voir les matchs de base-ball en ligne. 

(52:58) Ça nous on n'avait pas en grandissant, on avait des cassettes vidéo qui venaient 2 semaines après les matchs. 

(53:03) Mais là maintenant Moi je vois. 

(53:04) Le base-ball, y a souvent des day games. 

(53:07) Et en fait, la veille de son décès, j'ai retrouvé, en fait nous on était on était à Paris pour le mariage de ma cousine et et on savait que notre père était vraiment vers la fin de sa maladie. 

Speaker 1

(53:24) Il avait, il avait un cancer du côlon, mais on ne savait pas combien de temps et c'était vraiment un sentiment très difficile d'être d'être à Paris et de se dire lui, il avait très très envie d'être là pour notre cousine Noémie, donc la nièce de ma mère et puis il n'était pas assez bien pour pour y aller. 

(53:44) Mais enfin, en accélérant, en fait il est décédé quand on est rentré et j'ai trouvé dans son appartement, il est à côté de son lit et il imprimait les statistiques tous les matins de tous les matchs, de tous les matchs. 

(54:00) Il imprimait les statistiques et puis les les le New York Times, le le le et il avait, il a quand même regardé un match et il a, il a, a, mais en tout cas il avait analysé le parce qu'il entourait les, les, tu vois genre, il y eu 2 erreurs de ce joueur ou là il y eu et il avait entouré ça quoi. 

(54:29) Et les twin avaient gagné un, un match en, donc c'était un bon match qu'il avait vu. 

(54:35) Donc ça m'a juste fait penser un peu au parallèle où nos nos nos pères ont eu un un quelque chose avec le sport et Ouais 

Speaker 2

(54:42) ça m'a donné un peu la chair de poule c'est tellement bad, c'est c'est comme je te disais un truc qui m'a marqué quand qu'on commençait les champelles, c'était les statistiques avec qui t'a appris à toi et puis que 

Speaker 1

(55:42) Alors moi j'ai eu une réaction extrêmement violente, enfin extrêmement forte. 

(55:49) Non non non non non mais c'est ce que tu dis est vraiment intéressant parce que en fait je n'avais jamais vu de mort dans ma vie. 

(55:58) Je jamais vu une personne morte. 

(56:01) Et là, quand on est arrivé dans son appartement, fait, c'est sa femme qui nous avait appelés pour dire qu'il était vraiment mal en point et et il était, il ne pouvait pas communiquer. 

(56:16) Et donc on est rentré de Paris en ne sachant pas s'il était encore décédé ou pas et c'est sur le le le dans le taxi en venant de l'aéroport, on allait à son appartement et là mon frère a appelé un médecin qui s'est occupé de lui à la fin parce qu'il ne voulait absolument pas aller à l'hôpital. 

Speaker 1

(56:35) Il ne voulait pas, il ne voulait pas terminer à l'hôpital. 

(56:39) Donc il était chez lui puis il y avait docteur qui, elle venait pour lui donner de la morphine pour et mon frère l'appelle dans dans le taxi et là et et Oliver dit bonjour, suis le fils de monsieur et et elle dit à toutes mes condoléances. 

(56:57) Et en fait, elle avait passé le message à sa femme et puis elle, je ne sais pas pourquoi la nouvelle n'était pas venue et puis c'était, tu vois, c'est dans l'espace de du nord je pense. 

(57:08) Mais quand on est arrivé dans l'appartement, il y a Géraldina, donc la la maman de Sam, donc la mère de mon fils et et ma partenaire à l'époque, on a, on ne s'était pas encore séparé. 

(57:21) Elle est elle est allée d'abord, elle est psychologue, elle est experte dans dans les annonces de décès et dans dans la gestion un peu de de du décès. 

Speaker 1

(57:31) Enfin elle est, elle est un peu experte dans le choc du décès. 

(57:35) Et donc elle est allée voir d'abord et puis elle m'a dit, elle m'a dit juste je te préviens ça ça risque de de d'être un peu choquant mais il est il est paisible et tout et puis quand je l'ai vu j'ai j'ai j'ai explosé quoi. 

(57:54) J'étais en larmes, mais pendant ce qui m'a semblé être une éternité, puis à crier, je me souviens du volume de mon de mon explosion quoi. 

(58:04) Et je n'arrêtais pas de répéter, je n'arrêtais pas de répéter, je sais plus exactement ce que je répétais, mais c'est en gros, c'était, je ne voulais pas qu'il termine comme ça. 

(58:18) Et, et dans, dans cet qui était quand même glauque, il a et ça c'était un peu son choix. 

Speaker 1

(58:25) Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais c'était un peu son choix de de d'être dans un studio qui est, moi sur le moment ça me semblait glauque, mais et puis je répétais, il n'aurait pas dû terminer comme ça. 

(58:36) Ce n'était pas la fin de vie que j'imaginais pour lui en fait. 

(58:44) Mais quand j'ai trouvé ce truc du base-ball et ce que tu viens de dire, ça m'a réconcilié avec avec ça. 

(58:53) C'est que ouais, peut-être que dans les dernières années de sa vie, il n'était pas en train de faire des voyages ou des trucs comme ça, mais il avait ses plaisirs simples et il parlait toujours des plaisirs simples. 

(59:05) Il disait, Quand il avait un un bon repas ou un un un chouette moment. 

Speaker 1

(59:11) Et ça, ça m'a réconcilié un peu avec avec ça, c'est de se dire, ouais même même la veille de de son décès, il a fait probablement ce qu'il aimait le plus, tu vois, à l'époque. 

(59:29) Ouais. 

Speaker 2

(59:31) Ouais, je comprends ton choc, je peux très bien réciproque avec ça, le choc de ton père, le corps lui-même et puis le choc du truc parce que c'est la même chose. 

(59:56) Il y a eu un cri qui est sorti, un cri mais tellement puissant, tellement fort. 

(1:00:04) Et c'était c'était ce moment de réalisation, tu sais, et puis et puis le reste de la journée, c'était une sorte de, Mais comme tu dis et je trouve ça, ouais je trouve ça super bien, je trouve ça super bien, je trouve ça vraiment fort que que que que tu puisses en fait voir justement que, 

Speaker 1

(1:01:41) Non non non mais c'est quoi, c'est qu'on a un petit peu pareil, c'est que nos, on a grandi avec nos, nos parents qui étaient des bonnes personnes et qui étaient avec leurs défauts évidemment. 

(1:01:55) Mais, 

Speaker 2

(1:02:37) bien que je, bien, tu sais les parents ils faisaient leur propre équipe, ils nous laissaient à part, il y avait toujours une bienveillance, il y avait toujours 

Speaker 1

(1:03:07) Ouais, non c'est vrai, c'est vrai et puis ouais c'est ça, c'est qu'ils étaient peut-être moins présents que qu'on l'est peut-être aujourd'hui, je crois, avec nos enfants. 

(1:03:20) Mais mais c'était c'était c'était l'éducation de l'époque et ma mère ont une très très belle amitié. 

(1:03:35) Mon père et ton père et puis nos nos nos familles et et ça, même si à l'école, tu es avec l'adolescence, on a, il y a comme tu dis, c'était peut-être plus exactement pareil. 

(1:03:52) Il y a, il y toute cette période en fait où j'ai quand même le sentiment, on a qu'on a reconnecté et et tu en as un peu fait allusion avec le les collantes, la musique, le le goulet. 

(1:04:08) Alors on on n'était pas dans exactement dans le même cercle d'amis, mais après il y eu une nomade et en fait à l'adolescence, le souvenir que j'ai c'est qu'avant que tu ailles à l'université, moi j'ai le souvenir qu'on avait parce qu'après il y a des différences d'âge où tout à coup entre 13 et 15, ce n'est pas pareil quoi. 

Speaker 1

(1:04:35) Mais entre 17 et 15, c'est. 

Speaker 2

(1:04:38) Tout à fait. 

Speaker 1

(1:04:42) Et puis aussi c'était intéressant parce que par classe, il y a différentes, mon frère. 

(1:05:02) Sacha, c'était vraiment des intellos, mais très drôle. 

(1:05:05) Très grand sensualité, très drôle. 

(1:05:07) Ouais. 

(1:05:10) Et ta classe, moi je me souviens que c'était au 

Speaker 2

(1:05:18) La classe des. 

Speaker 1

(1:05:19) Un petit peu, ouais. 

Speaker 2

(1:05:21) Et nous La classe du où tout le monde en fait allait tuer et puis 

Speaker 1

(1:05:26) Et nous c'était un peu genre, non non, c'était c'était un petit peu le, voilà, avait, il y avait un un justement de musique, de reggae, de de de. 

Speaker 2

(1:05:43) Cette reconnaissance en fait, oui 

Speaker 1

(1:05:46) c'est Le brun, ça commence à être le gruncher, il y avait, il y avait, il y avait cette identité de musique, il y avait, il y avait des choses où vraiment on entrait dans les, puis on va terminer là-dessus dans. 

(1:06:00) D'accord. 

(1:06:06) On arrive à un peu plus d'une heure, donc je pense que pour un premier épisode, est bien. 

(1:06:11) Ça me permettra de faire le vingt-sixième épisode avec la suite de de ma conversation avec Morgane. 

(1:06:17) J'espère que vous avez apprécié et on se retrouve très bientôt pour la deuxième partie des flashbacks de