Dans Tous Les Sens
Je m’appelle Brian. J’aime les conversations qui dérapent, les gens passionnés et les récits humains.
Dans Tous Les Sens, j’invite des personnes aux parcours très différents pour discuter de ce qui les anime, les a fait grandir ou parfois vaciller. On parle de santé mentale, d’expatriation, de créativité, de musique, de sport, de souvenirs, d’amour, de deuil… et de tout ce qui surgit en chemin.
Pas de script. Pas de format imposé. Juste des conversations sincères qui prennent le temps d’exister.
Dans Tous Les Sens
Ep. 010 - Les mots justes de Nadia
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Nadia Bonjour est une stratège indépendante en communication, passionnée de mots et experte de la représentation dans le sport.
Spécialiste des questions de genre dans le sport, elle milite pour plus d’égalité et d’inclusion — un mot, une image, une voix à la fois.
Dans cette première partie (sur deux), Nadia et Brian reviennent sur leur rencontre au CIO en 2016, échangent sur les enjeux d’égalité, de diversité et d’inclusion, le parcours compliqué des femmes dans le sport, ainsi que leur passion commune pour le street art.
Brian
(0:00) La meilleure manière un petit peu d'introduire ce podcast, c'est de vous lire la l'introduction ou la la bio de Nadia de LinkedIn.
(0:08) Nadia a écrit très bien, donc elle me facilite la tâche, je n'ai pas besoin d'écrire une intro, je vais tout simplement lire la sienne.
(0:15) Nadia, bonjour, est une stratège indépendante en communication, passionnée de mots et experte de la représentation dans le sport.
(0:22) Depuis plus de 15 ans, elle aide les organisations à affûter leur communication, à trouver le mot juste, à raconter des histoires qui comptent et à tisser des liens forts avec leur public.
(0:33) Fondatrice de NB Communication, cabinet basé à Lausanne, elle intervient à la croisée du sport, du business et de l'éducation, avec des solutions sur mesure stratégiques, créatives et inclusives.
Brian
(0:45) Spécialiste de la représentation des genres dans le sport, Nadia milite pour plus d'égalité et d'inclusion.
(0:51) Un mot, une image, une voix à la fois.
Nadia
(0:53) Dans tous les sens.
Brian
(1:04) Nadia, bien bienvenue.
Nadia
(1:07) Merci.
Brian
(1:08) Ça fait super plaisir de te revoir parce que ça fait ça fait un petit bout de temps quand même.
Nadia
(1:13) Oui une vie antérieure.
(1:14) Avant Covid, donc c'était antérieur.
Brian
(1:15) Ah oui, c'était avant Covid.
(1:17) Ah oui, c'était avant Covid.
(1:17) Ah oui, c'était avant Covid.
(1:17) Ah oui, c'était avec ce Covid.
Nadia
(1:18) Je pense, avec ce Covid, on, il y a des trous de mémoire qui se créent parce qu'on ne sait plus, la notion du temps a changé.
(1:25) On a ce ralentissement.
Brian
(1:26) C'est vrai et c'était pratiquement il y a exactement 5 ans que le confinement, c'était le 16 mars je crois.
Nadia
(1:33) Ouais ça devait être quelque chose comme ça parce que moi je me souviens je devais faire plein d'activations pour la journée internationale du droit des femmes.
(1:43) Chose que j'ai faite, je participais à des événements et la semaine d'après je devais commencer un nouveau projet et tout d'un coup c'était le gel total.
(1:53) Ouais.
(1:53) Et en l'espace de 2 semaines, je me suis retrouvée avec tous mes projets gelés.
(1:59) Et l'incertitude ça faisait 5 mois que j'étais indépendante et l'incertitude
Brian
(2:05) est-ce que tu te souviens de notre 1re rencontre
Nadia
(2:08) Oui mais non.
(2:10) Sympa.
(2:12) Disons que je peux pas te dire le camp exactement en tout cas je peux te dire que je me souviens de la ma 1re mémoire de de toi est-ce que c'était la 1re rencontre j'arrive pas à mettre mon doigt dessus sur quand c'était en tout cas évidemment c'était dans on travaillait les 2 à l'époque au c I.
Brian
(2:31) Oui il faut il faut le spécifier ouais.
(2:33) Donc au
Nadia
(2:33) comité international olympique c'est là où où on se croise la 1re fois.
(2:39) Moi ça faisait déjà 3 ans que j'étais là-bas quand toi tu as débuté, moi j'ai juste cette image en fait d'un Brian plus jeune un peu creusé du visage ce côté un peu une énergie mi excitation mi nervosité avec un bonjour timide.
(3:02) Tu avais les cheveux très courts, un peu qu'en fait comme tu es aujourd'hui
Brian
(3:04) Ouais j'avais quand même plus de cheveux mais Mais j'avais dit ça.
Nadia
(3:08) Un peu une version de toi aujourd'hui mais rajeunit voilà, c'est une loi universelle nous veillons tous.
(3:14) C'est logique.
(3:15) Il me semble que tu avais une chemise grise avec genre un jeans noir et puis il y avait cette odeur de très légère de de cigarettes froides en tant qu'État qui fume.
Brian
(3:25) Ouais, j'étais le seul, j'étais le seul dans le département à
Nadia
(3:30) Je sais en tout cas ça c'est le la 1re image que j'ai de toi.
(3:35) Après on part sur d'autres flashs mais c'est plus en lien avec des événements sur lesquels on a dû enfin qu'on a travaillé ensemble.
(3:44) Ouais.
(3:45) Après je ne sais pas si toi tu te souviens spécifiquement de la
Brian
(3:48) Oui oui moi je me souviens spécifiquement parce que parce que tu m'as fait forte impression.
(3:55) C'est aussi parce que c'était mon 1er jour au au CIO, donc le 1er jour au travail, mon souvenir de ce 1er jour est assez vif et j'étais arrivé je crois le 2 mai, quelqu'un des RH m'amène dans dans l'espace des des communications, c'était ça, on était le département des communications à l'époque.
(4:14) On entre dans cet open space et à gauche, il y avait mes mes nouveaux collègues Pedro, Cherry et mon chef Alex.
(4:24) Et à droite, il y avait 4 femmes, il y avait Emma, Sandrine, Rachel et toi.
(4:31) Tu te souviens de cette disposition et il y avait Andrew aussi je crois.
Nadia
(4:36) Oui à l'époque, oui il y avait le fameux Andrew Arturo qui était un peu dos à dos.
(4:43) Pour les gens ne savent pas, ce sont nos collègues de
Brian
(4:46) Ouais, ouais, on ne voit pas, ouais, les gens ont envie de déconnecter sur ceux qui sont au CIO.
(4:51) Je me je me souviens peut-être la 1re année où j'étais là, on n'avait pas énormément discuté, en tout cas on n'était pas sur des projets vraiment ensemble.
Nadia
(4:58) Non.
(4:59) Il y a J'avais plus d'échanges justement avec ton chef parce que vu que moi je travaillais sur la communication institutionnelle, on va dire mon rapport c'était plus d'essayer de voir comment on pouvait intégrer les réseaux sociaux dans les stratégies
Brian
(5:16) et
Nadia
(5:16) donc c'était des discussions des discussions à ce moment-là que j'avais plus avec avec Alex en effet.
(5:21) Et ça s'est fait vraiment progressivement.
Brian
(5:24) Ouais.
Nadia
(5:25) Et je pense que c'est là où les événements nous ont ont créé des espaces pour tout d'un coup un peu plus briser la glace parce que quand on est en événement surtout dans un cadre comme les jeux olympiques où on est les longues heures ensemble
Brian
(5:37) Oui oui oui.
Nadia
(5:38) Des longues semaines loin de la famille, il faut ça, il faut des moments de soupape pour
Brian
(5:43) Complètement.
(5:44) L'expérience aux jeux, elle est très différente.
(5:48) J'ai j'ai eu la chance que quand quand je suis arrivé, les jeux de de Rio 2016 étaient 3 mois après.
(5:54) Donc je l'ai vécu très tôt dans mon expérience au CIO et il y a définitivement eu un 1 avant et après.
(6:03) À à Rio, on n'était pas dans le même bureau parce que je, les réseaux sociaux, on était au Media Price Center.
Brian
(6:11) Ouais.
(6:11) Au début, il y avait certains autres collègues, mais le bureau qui était en face de l'hôtel, le, comment on appelle ça le Family house.
(6:21) Family house.
(6:21) Oui, il y avait, il était bien meilleur et c'est, à manger, c'était mieux, il y avait à boire et c'est juste à côté de l'hôtel et nous on était loin.
Nadia
(6:31) Je crois que j'ai des images en fait de toi et Pedro avec vos vestes verts fluo là en fait qui faisaient partie du voilà c'était notre uniforme des jeux qui étaient toujours différents de l'uniforme, moi j'avais beaucoup d'uniformes très formels parce que j'étais dans la session, dans la réunion avec le comité exécutif et il y avait toujours vous 3 qui vune avec vos vestes, soit elles étaient un peu un bleu cobalt ou un vert, mais un vrai vert, vache, pomme.
(7:03) Des visages un peu tirés, pas vu la lumière.
(7:06) Salut, ça va, ouais, ça va.
(7:08) Et puis, on se croise.
(7:09) Une compréhension que les journées sont longues.
Brian
(7:13) Oui, comme on ne se voyait pas tous les jours, on n'allait pas souvent à votre bureau.
(7:18) Ensuite, j'ai le souvenir en 2018 à Pyongcheng que c'est là vraiment qu'on a plus discuté.
(7:24) C'était quoi ton ton rôle et ton travail
Nadia
(7:28) Donc en 2018, les jeux olympiques d'hiver se déroulent en février et puis à ce moment-là je suis je suis responsable de la communication institutionnelle.
(7:39) Pour ceux qui travaillent dans les grands événements sportifs, oui il y a l'événement en soi, mais le avant c'est là qu'il y a toutes les réunions, que ce soit du comité exécutif, que ce soit la session avec tous les membres, donc toute la partie très institutionnelle.
(7:53) Et en fait moi, les 10 jours avant les jeux, ce sont les plus intenses et je suis fatiguée même avant que les jeux commencent.
(8:01) Et donc moi j'étais sur place, on va dire pour cette phase très institutionnelle interne au monde olympique, Mais je préparais aussi un certain nombre de communications et de d'histoires autour de certains sujets.
(8:18) Par exemple dans le cadre de Pyongchung, on a une équipe de hockey sur glace femme qui réunit la Corée du Sud et la Corée du Nord dans une équipe.
Nadia
(8:27) Et donc évidemment et on prépare pour la cérémonie d'ouverture que la Corée du Nord et la Corée du Sud en tant que symbole de paix rentrent ensemble dans la parade de cette cérémonie d'ouverture.
(8:41) Donc d'un point de vue communication, ça c'était le genre de sujet sur lequel on était ou sur les questions de des femmes en fait de visibiliser les femmes athlètes aux j o d'hiver.
(8:53) Toi tu étais parmi parmi un des rares qui créaient du contenu qui avait un peu le même un vrai engouement, une vraie passion pour ces sujets on va dire plus humanistes et moins star system.
(9:06) Donc on racontait des histoires qu'on n'a pas forcément des des grands olympiens, olympiennes, des grands noms.
(9:13) Donc on doit être un peu plus créatif et creuser pour vraiment raconter ces human intrust stories.
Nadia
(9:20) Et pendant les jeux ça va plus être sur ces thématiques humaines ou en lien avec tout ce qui est la prévention des blessures et puis la lutte contre le dopage.
(9:30) Donc toute la dimension médicale aussi c'est des sujets institutionnels, mais qui sont évidemment très importants si on veut assurer une intégrité des
Brian
(9:38) jeux, du
Nadia
(9:39) sport tout court.
Brian
(9:40) Ouais, ouais, ouais, je me souviens pendant ces ces jeux qu'on on regardait pour de créer du contenu.
(9:46) Donc moi, j'étais j'étais monteur vidéo pour les réseaux sociaux.
(9:50) Et comme tu l'as dit, j'ai j'ai j'avais cet intérêt d'essayer de de rentrer moins dans le le star, ouais le star system en tout cas Alors disons
Nadia
(9:59) qu'on a toujours ces ces ces rôles modèles, ces athlètes 2 3 ou 4 5 athlètes qui vont être un peu les grands visages.
Brian
(10:08) Oui, le symbole, c'est Macron.
Nadia
(10:10) Voilà Rio on avait eu symbole, Phelps, Moon Biels.
(10:14) À Pyongcheng on était sur une ligne Zevone, on ou une Cheffreen, on avait, maintenant j'arrive plus à me souvenir peut-être on avait dans le patinage artistique.
Brian
(10:25) Ah oui, Yunak ah ouais bon elle n'a pas participé, mais
Nadia
(10:29) Elle était ambassadrice
Brian
(10:30) qu'on avait
Nadia
(10:30) le jeune, Patricia japonais.
(10:32) Oui, et puis en fait un autre truc de 2018 que qui était en fait dans mon travail hyper important, il y avait 2 choses.
(10:40) J'avais aussi ce rôle de mener la relation entre les enfin tout ce qui était les autres professionnels en communication pour les fédérations internationales sportives et les comités nationaux olympiques.
(10:53) Donc moi je menais aussi un petit atelier avant que les jeux débutent où c'était des où on participait à des briefings avec et en fait en 2018 les jeux de de Pyongjang marquaient la 1re fois un peu un projet pilote où on allait lancer des directives sur comment représenter le genre dans le sur comment représenter le genre dans le sport mais par le biais de la communication et l'immédiat.
(11:15) Et ça c'est vrai que c'était la particularité pour nous c'est que c'était la 1re fois que le CIO avait dit cette directive, On ne les avait pas médiatisés parce qu'elles étaient encore en fait en développement puis c'était l'occasion avec nos collègues de enfin ceux qui travaillent des fédérations, ceux qui travaillent avec les CN0 et puis les journalistes qui étaient sur place d'un petit peu diffuser, avoir des retours avant de les lancer formellement plus tard dans l'année.
Brian
(11:42) Ouais.
Nadia
(11:43) Mais c'était un peu le début vraiment les premiers jeux où on vient réfléchir à comment on représente, on cadre, on on, comment on parle des athlètes, quelle quelle visibilité on leur donne surtout avec ce cependant enfin cette optique de genre.
(12:03) Donc en fait on a d'abord dans le cas du CIO, un gender Coltive Review Project qui était un projet vraiment global qui faisait cet état des lieux sur l'égalité du genre dans le monde sportif à travers différentes on va dire thématiques, participation, gouvernance, visibilité ou pot trail qui était le mot anglais, le côté safe garding donc la protection des athlètes et puis l'allocation des ressources.
(12:29) Donc ça c'est un projet qui est mené par le département en charge de ces thématiques et il en découle que pour donc la manière dont on représente le genre devient une thématique identifiée dans cette revue fait partie d'un certain nombre de recommandations et on est certaine je dois dire au féminin parce que c'est vrai que ça a été mené par des femmes en interne qui avons évidemment croché sur cette thématique et on va dire un travail commence à se construire interdisciplinaire parce que c'est autant la section qui est responsable pour les programmes de genre et l'avancement des femmes dans le sport donc côté plus développement enfin sport pour développement et puis le département communication et puis médias opérations dans le cas des jeux olympiques.
Nadia
(13:19) Donc en fait on a une triangulation qui se crée et pour raccourcir l'histoire, il en décide d'écrire des directives.
(13:28) Un peu comme si on est une entreprise, on aura une charte graphique pour notre identité de marque ou si on est une grande une vieille entité, on va avoir des directives éditoriales sur comment prononcer ou comment écrire différents noms propres, et caetera.
(13:46) On s'est dit voilà, on fait la même chose, mais vraiment, ce sont des directives axées sur comment on représente, donc comment est-ce qu'on parle des femmes dans le sport.
(13:56) C'était là, à l'époque, on est encore très axé femmes.
(14:00) On les visualise on va dire dans le cadrage de l'image, le choix des images, l'espace qu'en fait on leur donne et on fait vraiment un petit peu une 1re ébauche où on s'attaque à à un peu les différentes facettes du métier de la communication, donc tant l'écriture que le visuel que la voix, donc aussi voilà à qui est-ce qu'on donne la parole, comment est-ce qu'on pose les questions, et quelles sont les thématiques qui sont abordées parce que en fait au même moment sort de l'UNESCO une étude voilà à peu près que 4 pour 100 de la couverture sportive mondiale est consacrée au sport féminin ou visibilise les femmes dans le sport.
Nadia
(14:45) Et donc ce chiffre de 4 pour 100 on s'en on se croche dessus et on commence à se dire ok on va essayer de l'utiliser pour on va dire contextualiser ces directives et puis leur donner du sens.
(14:59) Oui.
(15:00) Et donc à Pyongcheng on a un 1er document qui est vraiment on va dire 10 pages max, je crois que c'était genre ouais on tisse ces 8 pages avec une ouverture devant derrière où on essaye de proposer des outils, une espèce de check list allongée sur voilà quand vous écrivez voici des bonnes choses ou des bonnes pratiques à avoir en tête, quand vous prenez des images voici des bonnes pratiques à avoir en tête.
(15:25) Si vous faites des entretiens voici des thèmes abordés versus des thèmes à ne pas aborder.
Brian
(15:31) Oui.
Nadia
(15:32) Assurez-vous que vous avez donné la voix à l'athlète et pas qu'aux hommes qui l'entourent.
Brian
(15:38) C'est, je je me souviens que c'est à c'était à cette époque-là justement en 2018 que j'ai pris conscience de ça, parce que je ne m'étais pas posé la question en fait.
(15:49) J'étais sensible à à la cause, mais je ne réalisais pas en fait qu'il y avait une, enfin l'étendue plutôt, l'étendue de de la différence.
(16:00) Et comme je travaillais avec l'image et que je montais des vidéos et donc on faisait des choix éditoriaux pour savoir sur qui on va faire une vidéo, on essayait de diversifier les les athlètes, les nationalités, les genres, mais ce n'était pas vraiment calculé et je me souviens ce qui ce qui m'avait surpris, c'est que il y a il y a il y avait ce message en fait de oui de de parité, d'égalité en termes de de de participation et là très bien, il y a eu beaucoup de progrès là-dessus.
(16:34) Là, la cause un peu qui m'a, qui a fait que je me suis le plus intéressé à ça, c'était de voir que dans le staff, dans les coachs et dans les positions de leadership, qu'il y avait encore un grand déséquilibre.
(16:48) Ouais.
Brian
(16:49) Quel est ton ton analyse ou ton ton ton ressenti là-dessus Et est-ce qu'il y a des progrès
Nadia
(16:55) Oui heureusement il y a des progrès et et clairement les par exemple les derniers jeux olympiques en date de Paris démontrent qu'en termes de participation, on est à une équité aujourd'hui qui qui est là.
(17:08) En termes je dis vraiment de la participation d'athlètes, il y a autant de femmes que d'hommes.
(17:15) Après et je m'excuse un petit peu du langage, mais ça cache Ça cache.
(17:18) Ça cache un peu la mère du au chat.
(17:20) Parce que du coup on on célèbre ça, c'est bien il faut le célébrer parce qu'en sachant qu'on est dans un univers on va dire un événement traditionnellement quand même imaginé et promu essentiellement pour la gente masculine les hommes et pour enfin par les hommes pour les hommes donc cette évolution elle est importante à célébrer mais le problème c'est que souvent on s'arrête là et comme tu dis si on commence à regarder toutes les autres couches le nombre de coachs qui a une moyenne de 13 pour 100 cette statistique en tout cas sur les 4 dernières éditions des jeux olympiques n'évolue pas ou peut-être à un pour 100.
Nadia
(17:57) Si on regarde la statistique sur le nombre de enfin le pourcentage de journalistes qui a au jeu qui sont femmes, on est à peu près à 18 pour 100.
(18:09) Kappa, alors peut-être il a évolué d'un 2 pour 100 d'une édition à l'autre, mais ça reste très, ça stagne et après si on fait entre la catégorie photographe ou presse écrite, on on voit que les disparités restent très grandes.
(18:22) Et puis après on peut évidemment reprendre ces statistiques pour tout ce qui est chef de mission ou qui est en lien avec le personnel qui entoure en fait les athlètes, donc cet entourage, les médecins du sport aussi les dirigeants qui gèrent les fédérations sportives ou qui sont présidents ou secrétaires généraux de comités nationaux olympiques.
(18:43) Il y a des progrès dans ces côtés gouvernance, mais c'est sûr que c'est lent.
Brian
(18:48) Pourquoi tu penses que c'est lent
Nadia
(18:50) Il y a il y a différentes couches.
(18:52) Par exemple si on prend la gouvernance, il n'y a pas des élections toutes les années.
(18:56) Donc c'est sûr que les chiffres, on va dire la cadence de l'évolution, elle doit se faire cyclique par rapport au cycle d'élection et au cycle de jeu.
(19:06) Donc on doit aussi toujours contextualiser la manière dont on peut récupérer des données et puis qu'est-ce qu'on peut en faire de ces données.
(19:14) Après tout simplement parce que il n'y a pas et ça nécessite un effort qui est stratégique, qui est délibéré, qui est réfléchi, qui est préparé.
Nadia
(19:27) C'est pas du jour au lendemain qu'on peut non plus élire par exemple une femme dans le rôle, il faut qu'on prépare le terrain pour que depuis le début les femmes ont l'opportunité d'évoluer, ont accès à ces opportunités, peuvent ensuite grader à un niveau chaque fois plus élevé parce que souvent on verra ok comme on voit dans les on va dire si on regarde dans les organisations, on dira ah oui, mais notre base d'employés, nous avons 50 pour 100 de femmes, 50 pour 100 d'hommes.
(20:03) Mais après quand on regarde le statut, ces femmes vont beaucoup être dans les postes soit junior jusqu'à manager, mais dès qu'on part dans la catégorie direction, si peut-être s'il y a un manager ça va juste encore, mais direction ou exécutif, ben ça, ça reste
Brian
(20:23) un Old Oldman's Club.
Nadia
(20:25) Je pense qu'il y a, voilà on est, moi je dis toujours je travaille sur une thématique qui s'attaque à un système générationnel sociétal qui est vieux des années-lumière.
(20:41) Donc le changement ne va pas se faire du jour au lendemain parce qu'en fait je m'attaque directement à la manière dont on perçoit le rôle des femmes ou nos propres biais inconscients, nos propres préjudices.
(20:56) Voilà c'est un travail de longue haleine.
(20:58) Après il y a aussi beaucoup d'excuses, des excuses qui sont faites et puis fondamentalement je crois que c'est parce qu'il y a vraiment cette peur que en fait les femmes prennent la place d'un homme au lieu de se dire on crée juste une place en plus.
(21:15) Et c'est là où après on rentre dans ces conflits où et ça c'est ça va en fait au-delà du genre, ça peut être en lien avec la race avec toute catégorie de diversité, il y a une catégorie qui est le fief du monde du sport en tout cas on va dire olympique parce que c'est sur celui-là que je suis plus à l'aise de commenter, qui est eurocentrique, un homme d'un certain âge, qui était peut-être un ancien athlète, généralement blanc et puis c'est un peu ce fief ce comme tu dis ce All boys club
Brian
(21:50) qui
Nadia
(21:50) est très attaché et qui qui a à goût à ce pouvoir qui a peur qu'en fait d'autres inconnus vont vont enlever ce
Brian
(22:01) pouvoir ou leur
Nadia
(22:02) et et c'est dommage parce qu'en fait il y a vraiment cet écart en ce qu'ils perçoivent et ce qui est possible.
Brian
(22:09) Ouais, un exemple, enfin un souvenir en particulier, je vais je ne vais pas aller trop dans les détails, mais c'était, on on était, comment on appelle ça, un team building un petit peu ou peut-être que c'était une soirée de Noël où on avait été faire du du spinning vélo et la la la coach était était une femme et donc elle nous poussait à nous à nous à ce qu'on se, on donne tout et il y avait pas mal d'hommes qui étaient très inconfortables avec ça et c'est un peu la 1re fois que j'ai été témoin de genre ok, là on a on a on a une femme qui est athlétique, qui est forte, qui a de la de la de la présence, très compétente.
(22:50) Elle faisait son métier, elle le faisait très bien et, mais ça ne passait pas.
(22:54) Oui.
(22:54) Ça ne passait pas.
(22:55) Alors je ne veux pas aller trop dans le négatif, mais peut-être un peu te demander en tant qu'homme, pourquoi est-ce qu'on devrait s'intéresser à ça et surtout, comment est-ce qu'on peut aider Parce que la majorité des hommes n'ont n'ont pas ces clés.
Brian
(23:11) Peut-être qu'on a, alors moi je, voilà je je le sport féminin, je me suis toujours intéressé.
(23:17) Probablement plus les hommes, je j'avoue, mais en ski, en tennis pour moi c'était ex-aequo, mais ce qui ce qui a changé pour moi un petit peu, c'est le basket parce que c'est mon sport préféré et que j'ai toujours suivi la NBA et la WNBA.
(23:32) Très honnêtement, au début, je n'étais pas très intéressé.
(23:35) Et et et finalement, le moment où je où j'ai arrêté de de me dire, mais ce n'est pas parce qu'une femme ne peut pas sauter aussi haut, en bunker que le le le sport va être moins intéressant.
(23:51) En fait, le moment où j'ai arrêté peut-être de comparer la performance en termes de qui qui va plus loin, qui va plus vite, qui va plus haut, mais de regarder un peu les les les subtilités, c'est dans ces différences, des fois, que j'ai j'ai un peu découvert la la beauté d'un sport.
Brian
(24:09) Quels seraient tes conseils pour pour nous les hommes, pour nous les hommes, pour nous les hommes.
(24:14) Non, mais enfin voilà, c'est c'est
Nadia
(24:18) Non, mais j'aime
Brian
(24:19) très bien.
(24:19) Parce que je peux te dire, je n'ai jamais été dans une conversation qu'avec des hommes où on parle de de de cette thématique.
(24:27) Donc ouais, c'est un peu pourquoi, enfin comment et et et et d'avoir des clés.
(24:32) Et aussi, pourquoi est-ce que c'est wise it bean e fischer to as Parce que ça l'est.
Nadia
(24:36) Bon, c'est.
(24:38) Ouais, c'est.
(24:40) Mais déjà, pour rebondir sur cette notion de comparaison, c'est hyper important en fait.
(24:44) C'est en tout cas sur ce que moi je travaille et sur ce qu'on observe qui fait partie du problème.
(24:51) Il y a plein d'études sur 3 4 décennies maintenant qui peut expliquer les différences de traitement qu'on témoigne entre le sport féminin et le sport masculin.
Nadia
(25:05) Une de ces choses typiquement c'est que il y a toujours cette envie de comparer la performance de la femme à l'homme.
Brian
(25:15) Absolument.
Nadia
(25:16) Parce qu'on est dans cette structure où le championnat du monde, championnat du monde féminin.
Brian
(25:22) Ouais absolument.
(25:23) Donc
Nadia
(25:24) le sport c'est l'homme, la norme c'est ce que font les hommes dans le sport et donc les femmes c'est l'exception, c'est secondaire, c'est et donc en fait on va toujours les mesurer face à ça.
(25:36) Et ce que tu dis c'est hyper important c'est qu'en fait non le en tout cas dans dans ce que moi je milite c'est de dire prenez le produit pour ce qu'il est dans sa propre entité.
(25:48) Et par exemple, je viens d'une famille, on est un peu fan du cyclisme.
(25:53) Et j'ai eu cette conversation récemment avec mon père, voilà sur entre le tour de France Femme, le tour de France Homme ou les autres courses de de vélo.
(26:05) Et puis ils me disent ah ouais, j'ai regardé les femmes là.
Nadia
(26:09) Puis je lui ai dit, mais qu'est-ce que tu as, qu'est-ce que tu as pensé C'était frustrant parce qu'on va dire le le niveau global, il y a un écart qui est plus grand entre ceux qui sont les meilleurs que ceux qui sont le moins bien, qui est normal.
(26:22) On sait dans tout processus de développement, qu'importe si c'est un sport féminin, masculin, fille, garçon, que quand on est encore dans ce les écarts vont être plus grands.
(26:32) Par contre il m'a dit un truc super intéressant, il me dit mais ce que j'ai adoré c'est qu'il y avait vraiment, ce n'était pas du tout les mêmes tactiques et stratégies et en fait on revenait pour lui quand il regardait chez les femmes, l'essence du cyclisme qu'il adorait il y a 20 ans en arrière.
Brian
(26:48) C'est exactement ce que j'ai constaté avec le basket.
(26:52) La c'est le b a ba du du basket, du travail d'équipe vraiment qui n'est pas un cliché, c'est vraiment des workays the team.
Nadia
(27:01) Et donc je pense que c'est ça ou ou si on est fan de sport et c'est un, j'avais fait une masterclass une fois avec un commentateur sportif suédois et puis j'ai adoré parce qu'il disait mais si tu es un fan du sport tu peux apprécier le sport que tu regardes peut-être que voilà ça va être plus technique ce jour-là avec cette équipe-là peut-être qu'après c'est plus stratégique ou là c'est plus star system mais ça revient à cette idée qu'on y met la même passion on y met le même respect.
(27:34) Je trouve que c'est important de soulever ce ce point-là parce qu'on on a tendance à vouloir tout homogénéiser, un peu comme chat GPT, mais ça ça serait pour une autre fois.
(27:45) Et donc pour revenir à ta question de vis-à-vis des hommes, des vrais alliés ou des champions que j'ai pu croiser dans ma vie ou interagir avec déjà c'était pas des gens ou made in big noise about it donc c'est pas des gens qui criaient c'était des gens par exemple que quand moi j'étais plus dans la pièce ils vantaient mes mérites elle disait ben voilà Nadia she's the right person for the job et ça c'était hyper puissant en fait où j'ai vécu trop souvent des situations où mon idée a été prise par quelqu'un d'autre où je suis en train de présenter quelque chose puis malheureusement un collègue qui s'avère masculin va se réapproprier du truc et puis lui on va l'écouter puis pas moi puis en fait après ou le crédit va être donné à lui quand en fait c'est moi qui aurait fait en tout cas tout le la préparation.
Nadia
(28:34) Et donc c'est aussi ça de de juste dans la mesure du possible de voir que ces individus hommes femmes, les entre-deux, on est juste des êtres qui ont des compétences, des forces, des faiblesses et en fait de donner le crédit, de donner le respect là où il est dû.
(28:52) Donc évidemment pour les hommes ça va être une prise de conscience de juste être conscient que votre expérience va probablement être différente si ce n'est très différente que l'expérience d'une collègue femme.
(29:08) Toi et moi on a travaillé dans la même entreprise, on aura eu chacun nos expériences bonnes, moins bonnes par rapport à nos rôles, nos positions qu'on avait, par rapport à nos caractères, mais aussi par rapport à nos genres.
(29:22) Je pense que je pose la question, tu n'es pas inquiété avant d'une session de comment tu es habillé Est-ce que ta jupe est trop serrée Est-ce que tu mets le pull par-dessus le chemisier Est-ce que ah est-ce que je vais éviter cette personne, je n'ai pas envie de prendre l'ascenseur toute seule avec Je pense que ça, c'est, je ne sais pas si c'est des réflexions que tu as dû avoir Ah,
Brian
(29:44) non, pas du tout.
(29:45) Je pense, je je, mais je pense que tu touches à à un point important, c'est que c'est de prendre conscience.
(29:52) C'est c'est ce truc de se dire, mais oui, mais en fait, je ne me suis pas posé la question ou je, c'est on peut, c'est plus difficile d'avoir d'empathie pour ça ou de compréhension si on n'a pas conscience en fait.
(30:04) Je suis allé dans une école d'art et design où où j'avais des des, beaucoup de profs femmes et c'était une école d'art et design très très ouverte, voilà, the et et c'est, je crois que c'est parce que j'étais dans cet environnement où tout à coup je n'étais plus dans un environnement de l'équipe, l'équipe de basket ou le les les potes et où moi je n'ai pas je n'ai pas d'amis qui se comportent mal avec les femmes, mais les questions ne s'étaient jamais posées pour moi jusqu'à ce que je sois dans un environnement où on on en parlait et où où on nous a instruits.
(30:42) J'ai pris un cours de Women Harden Society, j'ai je t pris le cours.
Brian
(30:47) C'est parce que la la, c'était ma prof d'histoire de l'art et qu'elle m'avait donné un a et que j'ai et que je me dis avec elle, c'est bon je vais je vais avoir une bonne note.
(30:57) Et par chance en fait le cours il m'a ouvert les yeux parce que c'était c'était ça, c'est que je c'était des questions que je ne me posais pas moi en fait.
Nadia
(31:06) Ouais et je pense ça c'est, c'est pour ça que c'est toujours à double tranchant.
(31:10) Moi quand je parle beaucoup de ces thématiques dans le monde du sport, je vois quand j'arrive si j'ai un public déjà idéalement j'ai des hommes dans la salle et ça c'est un autre problème c'est que les hommes ne viennent pas parce justement ils se sont pas concernés donc ils disent c'est un 1 sujet de femme donc je n'y viens pas.
(31:29) Quand en fait c'est dire venez venez vous intéresser, vous instruire ou comprendre pourquoi on est encore en train
Brian
(31:35) d'en parler.
(31:35) C'est là je crois que peut-être c'est la la clé justement, c'est qu'on ne sait pas toujours comment comment venir.
(31:43) La la porte, elle est elle est elle est sûrement ouverte, mais on s'en on s'en rend pas vraiment compte en fait.
(31:48) Et
Nadia
(31:49) Et puis après je veux dire la réalité est, c'est que pas chaque pas chaque pièce est ouverte à vous.
Brian
(31:56) Ouais.
Nadia
(31:57) Parce qu'il y a aussi ça c'est que il y aura certains certaines pièces, certaines certains contextes où non on veut que des femmes pour vraiment instaurer un sentiment de sécurité et de partager l'expérience du vivant de femme.
(32:13) Après il y a d'autres espaces par exemple moi dans le cadre du travail où je veux dire j'ai donné des lunch and learn, des break first and learn ou des et c'était, ah il y avait oui, il y avait peut-être ceux qui venaient pour faire bien.
(32:28) Mais in a way, it don't care.
(32:31) Non parce
Brian
(32:31) que tu es là, c'est ça.
Nadia
(32:34) Tu vas entendre, après tu veux parler.
Brian
(32:35) Mais je pense que c'est, il y a quelque chose là-dessus, c'est dire parce que tu es là, c'est-à-dire qu'on puisse être dans des situations qui nous amènent à être là.
(32:42) C'est c'est que j'ai l'impression que pour moi, il y a eu un peu du du le hasard à faire que que je me suis retrouvé dans une école qui était très ouverte et où le sujet était était n'était pas tabou et
Nadia
(32:54) Et je pense que c'est beaucoup l'éducation, je veux dire si c'était des thématiques qui étaient abordées depuis l'école.
(33:00) Oui.
(33:00) Et en fait c'est des discussions où on apprend, moi à l'école je n'ai jamais rien appris sur les règles.
Brian
(33:06) Ouais, ouais.
Nadia
(33:06) Je veux dire je pense que les garçons, tu leur dis, dessine un utérus ou est-ce que tu arrives à dire un utérus On ne va même pas parler du clitoris.
Brian
(33:13) Ouais, mais c'est tout à fait.
Nadia
(33:16) Non, mais on a Non,
Brian
(33:16) mais tu as raison.
Nadia
(33:17) Et et c'est ça, c'est que on ne vous aide pas non plus parce que ça doit commencer.
Brian
(33:23) Non, tout à fait.
(33:23) Et je pense, alors j'ai un j'ai un fils de 10 ans et je vois un peu l'éducation qu'il reçoit.
(33:28) Je pense que ça, ça change dans la bonne, ça va dans dans la bonne direction.
(33:32) Je regarde rien que dans les rapports de de de mon fils avec les femmes et dans son, voilà, son anniversaire et ils étaient 10, il y avait 7 7 filles.
(33:41) Et ça, pour moi, à mon époque, c'était inconcevable.
Brian
(33:43) C'était les garçons qui jouaient au foot, des fois il y avait peut-être une fille qui jouait au foot.
(33:47) Et là, il y a une mixité qui est qui est qui n'est pas du tout forcée, mais qui se fait naturellement parce que je pense que l'éducation va dans dans ce sens.
Nadia
(33:57) Oui, heureusement qu'il y a des, il y a justement ces changements.
(34:00) Mais pour prendre par exemple, qu'est-ce que peuvent faire les hommes, c'est vraiment pour moi des petites actions.
(34:06) Moi je me suis trouvée dans une circonstance où je suis dans une réunion de de d'équipe et puis on est là pour parler, c'est une époque dans le sport un peu compliquée, crise de dopage qui fait l'actu, un sujet sur lequel je traite où j'ai eu accès à des informations que je veux partager dans cette réunion parce que du coup, c'est dire voilà, j'ai appris ça vis-à-vis de XYZ pour qu'on puisse essayer de trouver comment est-ce qu'on va gérer cette communication ou cette crise.
(34:40) Et en gros, la personne qui menait la réunion, donc moi je suis en train de parler, j'explique machin, puis il me dit ah je suis désolé, j'étais distraite par la couleur de tes, du de ton vernis à ongles.
(34:53) Donc déjà pour moi l'humiliation, j'ai j'ai pas encore 30 ans, mais je suis responsable d'une thématique et puis je me suis préparée pour cette réunion et dans l'espace d'une parole je me sens rabaissée à la couleur de mon verre
Brian
(35:05) d'eau et
Nadia
(35:06) là j'avais aussi plein de collègues autour de la table et il avait aucune solidarité pour revenir sur la thématique en soi ils ont ri.
Brian
(35:17) Ouais.
Nadia
(35:17) Et c'est là où tu dis merci vous avez ri donc vous avez validé alors je j'attends pas forcément que qu'on dise haut et fort mais donc moi j'ai dit est-ce qu'on peut revenir sur ma question de base, essayer de rester calme, est-ce que ça a bonne approche ou pas, tu fais au mieux sur le moment parce que j'étais sous le choc.
(35:40) Mes collègues sont venus après la réunion se dire ah c'était choquant et tout et je suis en plat I don't I here it.
Brian
(35:46) Ouais.
Nadia
(35:46) C'est soit vous êtes dans le sur le moment en disant je suis pas sûr que c'est forcément ce dont elle voulait traiter enfin je sais pas mais et c'était mais moi c'était un moment marqueur waouh like oh ok ou une fois de d'aborder des choses sur les salaires que les collègues dans la salle de café tout le monde discute et après tout d'un coup on se retrouve toute seule la seule voix et en plus en étant femme et une des plus jeunes autour de la table à ce moment-là donc c'est aussi ça c'est de part de juste de la solidarité enfin je sais pas, mais c'est une grande question.
Brian
(36:25) Oui, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu sais,
Nadia
(36:34) tu sais, tu
Brian
(36:35) ne peux pas avoir peur
Nadia
(36:35) de poser la question et de, mais après je pense ça dépend des gens qu'on a parce que moi oui, j'ai participé à des événements femmes où la rhétorique est très axée.
(36:47) Moi, c'est un peu une rhétorique, un peu vieille école, Et
Brian
(36:52) ça c'est
Nadia
(36:52) Et pour moi ça c'est pas pour moi c'est pas productif.
Brian
(36:56) C'est contre productif.
(36:57) C'est exactement.
Nadia
(36:59) Et donc donc je je j'empathie que ça doit être difficile mais après pour nous on a tellement de difficultés qu'on doit surmonter en silence quand on travaille dans une industrie à la base d'être très masculine, an a way a canali get over it, ask a question, commence la discussion.
(37:18) Moi j'ai j'ai travaillé sur des questions en lien avec LGBTQQI pardon.
Brian
(37:24) Ouais.
(37:24) Ce
Nadia
(37:24) n'est pas une communauté à laquelle j'appartiens, j'en suis consciente.
(37:29) Donc du coup je, mais je pose des questions.
Brian
(37:31) Ouais.
Nadia
(37:31) I make me stakes all on the way.
Brian
(37:33) C'est ça, mais je pense qu'il y a, il y a ce truc beaucoup, peut-être plus chez les hommes de de ouais, en fait, on n'ose pas par peur de, enfin, je je ne sais pas comment expliquer ça, mais peur en fait de de de de mal faire ou de mal mal dire ou
Nadia
(37:50) Ouais ou de paraître ignorant.
Brian
(37:53) Ignorant, mais mais
Nadia
(37:55) Mais nouveau enfin, ce qui est important pour moi c'est d'essayer de prendre conscience.
Brian
(38:00) Ouais.
Nadia
(38:01) Après la prise de conscience c'est la 1re étape pour ensuite permettre un agissement différent.
Brian
(38:07) Ouais ouais ouais ouais.
Nadia
(38:08) Est-ce que j'ai pensé à ces dimensions-là ou pas Qu'on parle de genre, qu'on parle de de religion, de race, d'orientation sexuelle, c'est toutes des des optiques qui viennent colorer la manière dont on voit la vie, dont on dont on vit la vie.
(38:26) Justement si on veut innover, si on veut être créatif, si on veut être performant, je trouve que ça enrichit
Brian
(38:32) Complètement.
Nadia
(38:38) Je ne sais pas, ma vie ça a été une série de d'aléatoires, de rebondissements, de de me sentir perdue, puis, mais de toujours faire quelque chose.
Brian
(38:50) En
Nadia
(38:50) fait, c'était l'idée de faire un processus d'élimination pour identifier ce que je voulais faire.
(38:55) Parce que la chose que je rêvais de faire, j'étais, j'y croyais pas, enfin je pensais que c'était pas possible.
Brian
(38:59) C'est quoi
Nadia
(39:00) Bon à la base j'aurais adoré faire du théâtre.
(39:03) Ah.
(39:04) Ouais.
Brian
(39:05) En
Nadia
(39:06) fait il y avait 2 choses, je voulais être écrivaine
Brian
(39:08) et
Nadia
(39:09) faire du théâtre.
(39:11) J'avais un prof qui avait essayé de mobiliser ma mère pour aller faire une école de théâtre à New York, Julia.
Brian
(39:19) Oh waouh.
Nadia
(39:20) Yes.
(39:23) Ça aurait été le rêve parce qu'à l'époque en plus j'étais je faisais encore la danse mais voilà dans les années tout début 2000 on est en Suisse d'une petite ville disons qu'on nourrissait pas qu'on ne nourrissait pas la perspective de pouvoir être actrice de cinéma ou poète, enfin d'être dans ces métiers de l'art.
Brian
(39:50) C'est pas facile de de se projeter dans dans ces métiers-là je trouve en en Suisse.
Nadia
(39:59) Non il y a il y a vraiment puis je pense c'est aussi peut-être générationnel, nous on a fait partie de cette génération, peut-être la dernière génération en gros, on nous disait tu dois travailler, voilà, il faut la sécurité, l'argent fait le moine, enfin il faut bosser, bosser, bosser, avoir un métier sérieux, et caetera.
(40:21) Donc déjà que mon bachelor c'était un peu le compromis entre faire un truc qui me plaisait, mais c'est encore assez crédible.
Brian
(40:28) J'ai fait un bachelor où où et
Nadia
(40:31) J'étais au pays de Galles, à Codes of University et j'ai fait journalisme film et média.
(40:37) Et j'ai adoré.
Brian
(40:38) Excellent excellent, qu'est-ce que tu as adoré, qu'est-ce que tu as adoré
Nadia
(40:42) J'ai j'ai adoré étudier en fait les médias, m'instruire au métier de journaliste et en fait
Brian
(40:51) c'est tout
Nadia
(40:51) d'un coup tu sais dans la vie tu fais des choses puis tu dis ah tu passes du coq à l'âne et en fait aujourd'hui je réalise qu'il y a toujours eu un peu ce fil rouge mon Le travail que je fais aujourd'hui dans le contexte du donc de la représentation dans le sport, en fait ça s'inscrit complètement il y a 20 ans en arrière quand j'ai commencé mes études parce que c'était aussi ça, c'était de comprendre le fonctionnement des médias, le pouvoir des médias, comment en fait à l'époque j'étais j'ai fait un projet de Bachelor.
(41:28) Je me souviens en 1re année c'était sur la représentation de l'homme musulman dans l'immédiat suite à le 11 septembre.
(41:40) Donc j'avais 13 ans quand il y a eu le 11 septembre, ça m'a beaucoup marqué.
(41:45) Je pense comme peut-être beaucoup de gens qui, en tout cas j'étais dans un milieu avec beaucoup d'américains, dans le milieu international, je me souviens exactement où j'étais quand j'ai vu ces tours tomber.
(41:54) Et et ouais ça me fascinait de de voir comment c'était toujours ce truc one man's terrist the noother man's freedom fighters.
Nadia
(42:02) Et ça dépendait si on était dans une rhétorique américaine ou européenne.
(42:08) Et en fait, le contraste entre la représentation et le langage qu'il y avait déjà entre l'Europe et les États-Unis ou l'Angleterre et les États-Unis.
(42:17) Si on regardait ARJESIR news ou Fox news.
(42:22) Donc ouais, c'est d'apprendre ce métier de raconter des histoires, de de rencontrer les gens, de discuter avec les gens, les écouter et de de trouver l'histoire au sein de ces individus ou ces communautés.
(42:36) Parce que mon autre projet, c'était sur, est-ce que c'était du street art ou du vandal Et puis un peu aussi justement la perception entre, est-ce que c'est un artiste ou est-ce que c'est un rebelle
Brian
(42:49) Ah et et et et puis enfin plus précisément, enfin explique un peu plus, est-ce que c'est du street art ou c'est du vandale
Nadia
(42:58) Alors c'était donc c'était dans le cadre de, c'était une étude sur surtout les murales qu'on voyait dans la rue.
(43:06) Moi j'ai toujours adoré l'art de rue.
(43:09) Pour moi, c'était un peu les poètes qui seraient approprié de l'espace urbain, mais je ne connaissais rien de ça.
(43:14) Donc j'ai décidé pour ma dernière année de journalisme d'en faire un sujet parce que à Cardiff à ce moment-là, il y a eu un peu une prolifération.
(43:22) Il y a eu les tout premiers pochoirs, fait ses débuts.
Nadia
(43:28) Et puis on a notamment eu une statue qui avait été vandalisée.
(43:33) Et en fait, j'ai voulu un petit peu comprendre parce que de nouveau la rhétorique des médias, c'est que c'était des des vendales, des des, pas des gangsters, mais des
Brian
(43:43) Des criminels.
Nadia
(43:44) Ouais, des criminels, il y avait vraiment ce langage et puis c'était fascinant en discutant avec la police et moi j'avais plein d'amis qui étaient des des graffeurs de nouveau une autre vie et et c'était incroyable de découvrir qu'il y avait vraiment donc des codes, des définitions, celui qui faisait les petits tags, il y avait ce qu'ils appelaient les gamins qui taguaient au la Redbus et tout.
(44:11) Alors oui, eux, ils étaient considérés comme des des petits vandales.
(44:16) Mais même la police faisait la nuance entre ça et ceux qui faisaient des fresques ou des murales enfin avec soit des pictogrammes, soit avec des lettres et mais de nouveau dans dans l'immédiat on venait simplifier, on venait vulgariser, on venait sans sans sensationnaliser.
(44:38) Et donc ouais, c'est c'était et on était à une époque de nouveau, enfin début 2000, donc on tout est émergent.
(44:45) Alors ça brise les codes, ça met mal à l'aise, ça salit les rues.
Brian
(44:51) C'est c'est c'est super intéressant.
(44:53) Je me posais la question quand le celui qui fait les mosaïques inspiré des Space Invaders qui est français et je crois qu'elle commençait à Paris.
(45:08) Il y a donc pour ceux qui ne connaissent pas, c'est des, c'est des mosaïques qui vont de de la taille de d'un d'une pochette CD a a beaucoup plus grand et et à la base, oui c'était sans sans autorisation et il y en a il y en a plus de 1500 à Paris, il y en a à Londres, à New York, il y en a une trentaine à Genève, je crois qu'il y en a quelques-unes à Lausanne.
(45:35) Et maintenant qu'il a de la notoriété et qu'il est connu, ce serait du vandalisme que de les enlever en fait.
Nadia
(45:43) Ouais.
(45:44) Et Il y en a qui les volent.
Brian
(45:45) Il y en a qui volent, ça sert à rien je crois parce que c'est, enfin dans le cas de Banksy, tu peux te faire beaucoup d'argent, je crois qu'il y a, il y a, quelqu'un qui avait fait un, enfin Banksy qui avait fait sur une porte de garage et la porte de garage avait été achetée à 1000 pounds, je crois.
(46:03) Et le propriétaire ne savait pas que
Nadia
(46:07) Ouais.
(46:07) C'était
Brian
(46:08) et puis voilà, enfin c'est un business aussi.
(46:10) Mais à à Paris, donc on a avec mon fils, on on on fait des recherches d'invaders et il y a une application qui permet de les photographier, après ça te donne des points, donc c'est la gamification de l'art un petit peu.
(46:25) Ce qui a été génial pour moi, c'est que c'était une manière de faire visiter la la la ville, enfin une manière de faire visiter la ville, mais pour moi aussi avec mon fils.
(46:34) Se dire, non, c'est un kilomètre, on va devoir marcher à kilomètres.
(46:36) Non, là, on a un but, on recherche, c'est
Nadia
(46:39) Moi, c'est comme ça que j'ai visité quand j'avais entre 17 à à 27 ans, c'était chez la Berlin et c'était vraiment à la quête des graffs.
(46:49) Je savais les artistes que je cherchais et puis Ah
Brian
(46:51) je savais pas ça.
(46:53) Alors attendez, juste voir sourire depuis 5 minutes, est-ce que tu as graffé Non
Nadia
(47:04) non, mais j'ai j'ai beaucoup suivi, traîné, j'ai j'ai participé à une galerie, un ex copain qui lui un pote avait créé une galerie de street art à Iverdon à l'époque.
(47:17) Et donc j'ai, ouais, tous les mois, il y avait un différent artiste.
(47:22) Et puis l'idée, c'était un petit peu de de démocratiser le graphe et puis de permettre les gens d'aller à la rencontre de ces artistes.
(47:32) Et puis d'avoir, il y en a qui lui dit, mais ce que vous faites, c'est moche, on en a eu.
Brian
(47:37) Et il
Nadia
(47:37) y en a d'autres qui ont vraiment apprécié de pouvoir faire ces rencontres.
Brian
(47:40) Et en
Nadia
(47:40) fait tous les mois, l'idée c'est que ça aille vite, c'était les pièces pouvaient être vendues, il y avait une sérigraphie édition limitée qui était faite.
(47:51) Mais justement c'était enfin quand moi j'avais fait mon papier déjà c'était quoi 2007 ça date c'était nouveau de comprendre d'où venait ce mouvement et c'était vraiment cette idée de réapproprier les espaces publics par en fait les gens qui étaient là au début mais avec la gentrification ou l'urbanisation les communautés qui étaient là à la base se sont fait bouffer et petit à petit expulsés et donc c'est un peu ce mouvement de de proteste.
(48:23) Et de nouveau j'arrive aujourd'hui à faire des liens avec avec d'autres choses sur lequel j'ai travaillé ou ça revient en fait aux mêmes souches.
Brian
(48:32) Et ça tu en avais pris conscience récemment ou tu
Nadia
(48:35) tu Ouais récemment c'est peut-être il y a 2 3 ans où en fait je suis allée à la cave trier des cartons et je suis retombé sur justement 2 3 papiers que j'avais écrit à l'uni surtout sur l'aspect pour et j'étais là ah mais en fait cette ce comment on cadre les choses comment on articule les choses c'est c'est là depuis tout le temps et même aujourd'hui maintenant ça fait partie un peu de mon mantra en tout cas de les clients avec qui je travaille me connaissent.
(49:05) Je dis toujours It's not why you say be are you say it is not you do it is are you do it.
(49:11) Et ça revient toujours à ça, c'est que c'est le comment.
(49:16) Et je pense que même aujourd'hui avec mes étudiants que à qui j'enseigne je dis toujours it it's AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA que ça peut faire la différence entre ça passe ou ça casse.
Brian
(49:31) Ouais.
(49:32) Je je je, ouais non complètement.
(49:36) Le je je me souviens qu'on avait une directrice qui nous avait dit.
(49:44) Alors c'est un peu, ça peut avoir des connotations un peu négatives de de le le le sujet d'actualité qu'on peut guider d'un certain côté.
(49:52) Mais je trouvais intéressant en termes de, comme tu dis, de l'inter, enfin l'interprétation, comment comment on présente les choses, comment on les délivre et le lien aussi avec le
Nadia
(50:04) Oui, ce travail de construction en fait.
(50:07) Moi je me dis on a toutes et tous des histoires, on peut tous être des conteurs.
(50:13) Absolument.
(50:13) Un des des plus vieilles choses que l'humain fait et et c'est un peu ce qui me désole parfois en voyant voyant l'émergence de nouveaux outils qui sont très vite utilisés où on perd en fait cette cette on perd non ce enfin la compétence c'est une chose mais on perd la curiosité et l'envie de comment est-ce qu'on construit une histoire ou comment est-ce qu'on présente, on a envie de se présenter.
(50:44) Et alors ça ça existe avec les réseaux sociaux, ils ont envie de se présenter avec des filtres, mais c'est c'est, je ne sais pas comment l'exprimer, ce n'est pas la même profondeur.
Brian
(50:55) Ouais et je pense que c'est, c'est beaucoup en surface, c'est-à-dire le le le un peu le le le click-bait ou ou ou de, finalement la manière de raconter une histoire est dictée un petit peu par les algorithmes, mais par les les les les trends et les modes qui sont plus mises en avant, mais les outils sont là.
(51:19) Je pense qu'il peut y avoir aussi une lassitude en fait, c'est-à-dire quand on est nourri un petit peu le, les les les mêmes choses à répétition, la répétition.
(51:32) J'aime croire que ça crée un 1 ennui de ça et qu'il y a un contre-courant qui peut se faire ou peut-être qu'on revient à des valeurs de pas nécessairement plus traditionnelles, mais, mais plus libres en fait.
Nadia
(51:48) Plus authentiques.
Brian
(51:49) Plus authentiques.
Nadia
(51:51) Parce que par exemple, là je devais, là j'ai une quinzaine d'étudiants et quand je lis les dossiers, ce qui me frappe, c'est que je ne les entends pas.
(52:04) Je ne sais pas ce
Brian
(52:05) qui est intéressant.
(52:06) Ouais, je vois absolument ce
Nadia
(52:08) que je veux dire.
Brian
(52:09) Oui, oui, c'est générique.
Nadia
(52:11) J'aurais, alors peut-être j'ai une poignée d'élèves où je peux dire ah ouais non, mais ça c'est x ou ça c'est y parce qu'il y a il y a une vraie personnalité.
Brian
(52:20) Ouais l'identité elle se perd
Nadia
(52:22) Mais c'est ça ou ou ouais c'est comme je parlais quand quand tu regardes dans les magasins de mode tout est devenu beige brun noir gris.
Brian
(52:34) Ouais les voitures ouais c'est très très très
Nadia
(52:37) et moi c'est vrai qu'un jour je me suis je me suis pointé où j'avais un pantalon velours contre les turquoises j'avais mon pull rouge pétant et puis mon il pleuvait donc j'avais ma veste de pluie à l'anglaise jaune canari je suis allé je suis sorti comme ça promener mon chien on allait à une réunion de clients et je comprenais pas pourquoi tout le monde me regardait en fait je me suis dit oh non pour beaucoup de gens parce que il faisait gris, il faisait froid, j'ai envie
Brian
(53:10) de couleur et
Nadia
(53:10) c'est là où des fois on perd un peu il y a tellement aujourd'hui ce cette ultra politisation de tout politiquement correct, il faut apparaître d'une certaine manière, il faut se formater que ça ne nourrit pas forcément la l'individualité ou je sais pas la curiosité, l'envie de d'expérimenter, de se découvrir.
(53:37) Dans tous les sens.