Dans Tous Les Sens
Je m’appelle Brian. J’aime les conversations qui dérapent, les gens passionnés et les récits humains.
Dans Tous Les Sens, j’invite des personnes aux parcours très différents pour discuter de ce qui les anime, les a fait grandir ou parfois vaciller. On parle de santé mentale, d’expatriation, de créativité, de musique, de sport, de souvenirs, d’amour, de deuil… et de tout ce qui surgit en chemin.
Pas de script. Pas de format imposé. Juste des conversations sincères qui prennent le temps d’exister.
Dans Tous Les Sens
Ep. 009 - Les souvenirs mélodiques de David
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David et Brian se retrouvent après des décennies sans s’être vraiment vus IRL… pour finalement s’accorder sur tout, dans tous les sens : le basket, le rêve américain, le hip-hop, la K-pop, les squats des années 90, Artamis, leurs enfants, et l’identité artistique et musicale genevoise, qui mérite d’être connue et reconnue.
PS : Scorsese est bel et bien le réalisateur du clip de « Bad » de MJ ! My bad 🙈
Brian
(0:00) David, bienvenue dans le studio de Dans tous les sens.
David
(0:04) Merci.
Brian
(0:05) Ça fait super plaisir de t'avoir comme comme invité.
(0:09) Merci pareillement.
(0:11) Ça fait ça fait longtemps, Ça fait très longtemps.
David
(0:13) Hyper longtemps.
(0:14) C'est ce que j'aime beaucoup
Brian
(0:16) avec ce projet, c'est qu'on est connecté sur les réseaux sociaux, on s'est déjà croisés, voilà, on a un peu, mais on n'a pas vraiment discuté ensemble depuis pour des décennies.
(0:27) Des décennies.
(0:27) Des décennies, ça se contente des décennies,
David
(0:29) ouais tout ça fait.
Brian
(0:30) Ça se contente des décennies.
(0:31) Dans tous les sens.
(0:42) Alors, comme d'habitude, je commence toujours par la question de savoir, est-ce que tu te souviens de notre 1re rencontre
David
(0:49) Alors, précisément non, mais je peux situer un peu la période.
(0:53) Et en gros, c'est via nos, bah, nos parents en fait qui se connaissaient d'avant.
(1:00) Et puis, pour moi, mon 1er souvenir on va dire qui viendrait comme ça, c'est un match de basket au bout du monde, un match de championnat Champion basket.
(1:08) Champion basket, je pense qu'on puit Fribourg Olympique Probablement.
(1:12) Voilà, ça devait être ça.
David
(1:14) Je me rappelle, on était toujours situés et assis à la même place en général, face aux équipes, à gauche, enfin voilà.
Brian
(1:21) Ouais, au pavillon des sports du bout du monde, au 1er 1er rang.
David
(1:26) 1er rang, ouais, en général, ouais.
Brian
(1:27) 1er rang, en face du grand de de Champelle, ouais.
(1:30) Exactement, tout à fait, ouais.
(1:31) Ouais.
(1:32) C'est notre spot.
(1:33) C'est notre spot et Exact.
Brian
(1:35) Donc pour pour situer, en fait, on a un lien, un lien de famille, parce que ton papa Jacques est mon est mon parrain.
(1:43) Exactement, tout à fait, voilà,
David
(1:45) en plus de ça.
Brian
(1:46) Et je crois que c'est
David
(1:47) Moi ça vient de là d'abord, je crois.
Brian
(1:48) Ça vient de là d'abord.
David
(1:49) Tout à fait.
Brian
(1:50) Et aussi c'est ton papa, je crois, qui a présenté ma mère à mon père.
(1:58) Il y a, certainement.
(2:01) Si je suis là, c'est
Speaker 3
(2:02) c'est que
Brian
(2:02) ça va être ton papa.
David
(2:03) Voilà, exactement, voilà, c'est
Brian
(2:05) Ouais, dans les années 60.
(2:07) Et et puis oui, le basket, donc moi, c'était, c'était tous les 2 nos notre passion.
David
(2:13) Complètement.
Brian
(2:15) Et ton papa Jacques, mon père Bod et Steven Dawssett, tu te souviens de Steven Oui.
(2:22) Oui.
(2:22) Et leur fils Morgan.
(2:24) Tout à fait, Donc c'était les les 3 papas avec les enfants, on allait voir Champel Basket.
(2:29) Tout à fait, ouais.
David
(2:30) Et moi j'ai j'ai commencé à jouer à Champel par la suite Oui.
(2:33) Ouais.
(2:34) Depuis, ouais j'ai commencé en poussant, crois.
Brian
(2:38) Je me souviens très bien.
(2:40) Je crois que je me souviens même du 1er entraînement qui était venu, puisque moi j'étais une catégorie au-dessus.
(2:45) Enfin, j'étais en minime.
Speaker 3
(2:46) Ouais, ouais,
David
(2:46) ouais.
(2:48) C'était au Creat Champale.
Brian
(2:49) Oui, à l'école des Crétins.
(2:50) On était 2.
(2:51) On poussait vous étiez 2.
David
(2:52) On était 2 au 1er entraînement.
(2:53) On était 2, ouais.
(2:54) On était 2 avec un gars, je crois qu'il s'appelait Francis quoi.
Speaker 3
(2:57) Je ne
David
(2:57) sais pas pourquoi.
(2:58) On était 2 et en fait ils avaient l'entraîneur de l'époque, si je ne dis pas de bêtises, il s'appelait Diouf.
(3:06) Ah oui Diouf, c'est
Brian
(3:07) Oui oui, Sénégalais.
David
(3:08) Sénégalais, c'était lui et après il y a eu Flaviot.
(3:10) Oui.
(3:11) Après moi j'ai quitté Champel, je suis allé à Carrouges.
Brian
(3:14) Même tu as continué à jouer en club
David
(3:15) Ah ouais, j'ai continué jusqu'en jusqu'en junior
Brian
(3:19) à l'époque, enfin c'était les,
David
(3:20) les skis un peu l'équivalent des u 16 maintenant, je pense.
Brian
(3:22) Ouais, ouais.
David
(3:23) Et et après, il y a eu un peu le le côté streetball qui a pris le dessus.
(3:28) Et puis, je n'étais peut-être pas assez discipliné pour jouer en club, j'aimais plus l'esprit street.
Brian
(3:34) Donc très
David
(3:34) vite j'ai dévié sur le streetball, tout en en continuant à jouer un peu en salle, à à suivre un peu les matchs un peu à gauche, à droite.
(3:43) Et puis je continue un peu à jouer encore maintenant, quand je peux.
Brian
(3:47) Excellent.
(3:48) Ouais ouais.
(3:49) Ah moi c'est des super souvenirs le basket.
David
(3:51) De fou ouais.
Brian
(3:52) Ouais moi j'ai joué en club aussi, je suis resté à Champelle aussi jusqu'en junior vers 16 ans et après ouais après le problème c'est que j'ai arrêté de grandir et puis à à nos postes de meneur, c'est plus difficile de faire sa place que quand tu fais un mètre 90 ou plus.
(4:08) C'est vrai, j'avoue, ouais, j'avoue.
Speaker 3
(4:09) Moi, il y
Brian
(4:10) en a qui arrivent.
(4:11) Oui, oui, c'est ça.
(4:11) On dirait que je suis jeune.
David
(4:12) Par exemple, non, tu as fait après avoir vu Spode Web, notamment pas le sport,
Brian
(4:16) qui était
David
(4:17) venu en mode exhibition et qui avait même claqué un ou 2 dunk en plein match.
(4:21) J'avoue, je respecte.
Brian
(4:23) Non, c'est ça.
David
(4:24) Et je fais, je crois à peu près sa taille,
Speaker 3
(4:25) je crois
David
(4:25) que je fais un mètre 65 et je crois qu'il fait à peu près cette taille-là.
Brian
(4:29) Je ne sais
David
(4:29) pas de bêtises.
Brian
(4:30) Ouais, même peut-être même un peu plus petit, mais Ouais,
David
(4:32) il avait repris, il avait des tentes vraiment assez incroyables, enfin pour l'avoir vu de mes propres yeux.
Speaker 3
(4:37) Ouais.
David
(4:37) Et avoir vu Dominique Wilkins quelque temps à côté, il me semble,
Speaker 3
(4:41) si je
David
(4:41) ne dis pas de bêtises, c'était Wilkins, c'était après, qui était venu aussi au Palais du sport.
(4:47) Et voilà, du coup, c'était aussi un truc spectaculaire, mais différemment.
Brian
(4:50) Ouais, puis c'était, c'était le début des années, c'était vraiment la la la ferveur du du basket américain Ouais.
(4:56) Avec Jordan quoi.
(4:59) Ouais, c'est ça.
(5:00) C'est, il y avait il y avait Larry Bird et Magic Johnson dans les années 80, mais c'est vraiment Jordan qui a ouvert le basket au monde.
(5:10) Non, je n'ai jamais aimé Jordan.
Brian
(5:12) Sérieux Non, je n'ai jamais aimé Jordan.
(5:14) Pourquoi
David
(5:16) Premièrement parce que, parce qu'en fait je suis fan de Magic Johnson avant tout et du coup j'ai toujours du coup de facto été fan des.
(5:27) Qui, voilà pour plusieurs raisons, mais c'est vrai qui Il
Brian
(5:30) a cherché quand même.
David
(5:31) Ouais, c'était ça en fait, c'est d'avoir vu ce basket-là une fois en vidéo, ça m'a, et puis d'avoir ce voir Magic souriant, enfin tu vois en tant que gamin tu vois, je ne comprenais rien au basket concrètement et d'avoir vu je crois c'était le, d'ailleurs je me demande si ce n'est pas toi qui m'avais prêté les les cassettes C'est ça, c'était les
Brian
(5:48) bacs du
David
(5:48) bac ou oui quand ils avaient gagné les en 90 ans.
Brian
(5:51) Oui oui parce qu'on recevait les cassettes VHS par la poste depuis les États-Unis.
David
(5:55) Ça on
Brian
(5:56) les recevait genre 2 semaines après je crois.
David
(5:57) Il y avait celle-ci et je crois Michael Jordan Taygirl ou un truc comme ça plus ou moins.
(6:01) Et ce n'est pas que je n'aimais pas Michael Jordan, mais c'est juste que, enfin à l'époque, c'est c'est juste que j'étais vraiment fan de Magic.
(6:08) Et et je trouvais Pièce Mayo jaune de Decker, enfin je trouvais qu'il était, il avait un truc incroyable
Brian
(6:11) Ah ça.
David
(6:12) Et tellement différent de tout, enfin toute cette esthétique de la NBA de l'époque était beaucoup plus austère on va dire, tu vois.
(6:18) Après les codes ont changé avec finalement une autre génération, toi que ce soit la couleur des baskets, des Mayo, enfin plein plein de choses même l'esthétique du jeu tu vois.
(6:26) Et puis c'est vrai que par la suite, ce n'est pas que j'étais anti Jordan, mais tous les joueurs que j'appréciais particulièrement c'était ceux qui aimaient pas Jordan, qui avaient un grand espèce de de compétition.
(6:38) Alors bon, il y avait Magic, voilà.
(6:41) J'étais fan de John Stark par la suite.
Brian
(6:43) Ouais, avec les X.
(6:44) Ouais, j'étais très très, j'ai
David
(6:45) eu une période gros fan des X, où il y avait Stark, où il y avait Wing, Oaklem, Valentin Meyson.
Brian
(6:53) Ouais.
(6:54) Enfin
David
(6:54) quand ils sont arrivés en finale jusqu'en en 4 là, je crois que
Speaker 3
(6:58) ce n'est
David
(6:58) pas une bêtise contre Houston.
(6:59) Et là, j'étais vraiment gros coup de coeur pour John Stark.
(7:01) J'adorais ce gars un peu en plus toi le le gars qu'on qu'on n'aime pas trop, mais qui en même temps est hyper, comment dirais-je, il est là quand il faut, il plante les paniers, il était bon en défense, tu vois.
(7:14) Il lâchait pas le truc, tu vois.
(7:16) Et c'était le seul qui défendait avec Reggi Miller, je crois que c'était le seul Jordan n'aimait pas en fait.
David
(7:20) Et puis il y avait Joe et Dumas un peu à l'époque, mais Ouais ouais.
(7:23) Mais de cette époque-là, des années 90 pour moi, enfin voilà, j'étais j'étais fan de stars, j'avais le maillot.
(7:28) En plus j'habitais à New York avec mon père en 94.
(7:31) Donc du coup, j'étais en pleine New York.
(7:34) Il ne savait
Brian
(7:34) pas que.
David
(7:34) Ouais, on avait été justement et du coup, voilà, c'était un peu la.
(7:38) Mais de base, c'est vrai que moi, mon équipe et mon joueur de prédilection, c'est Magic Johnson.
(7:43) Clairement, c'est vraiment lui qui m'a et je l'ai vu d'ailleurs quand il était venu à Genève, il était venu aussi faire un match exhibition.
(7:49) À Genève.
(7:50) Ouais, au Panexpo, ouais.
David
(7:51) Il était venu juste après, en fait, quand il avait pris sa retraite du coup, il ressent sa séropositivité, il avait fait une tournée, un peu de promotion où il avait un peu quelques joies et puis, c'est à l'époque où justement, où il faisait ses tournées un peu promotionnelles, mais un peu en mode privé tu vois, où justement on avait eu Wilkins, qui était venu, Spot Web et Psy, Magic qui était venu ou un pas d'expo.
Brian
(8:12) Ok.
(8:13) Et
David
(8:13) je lui avais fait une passe.
Brian
(8:14) Mais non.
(8:14) Mais oui.
(8:15) Et moi
David
(8:17) je disais un fou parce que voilà, c'était vraiment mon idole tu vois.
(8:23) Et c'est vrai que voilà, quand quand j'ai appris ça, quand ma mère, c'est ma mère qui m'avait appris ça un matin, aller avant d'aller à l'école, ouais, tu as vu Magic et tout.
(8:30) J'étais effondré parce que ça restait en plus toi à l'époque, quand on a quelqu'un qui était sur le positif, en général, on se disait que 6 mois après, il allait décéder, tu vois.
(8:39) Et je dis ah non, ce n'est pas possible et tout.
(8:40) Finalement, c'est devenu un des exemples de la, tu vois, un peu de de de on va dire de une forme de résilience et une forme de combativité qui fait qu'il ne sera jamais guéri complètement, mais il a réussi et il a réussi grâce un peu, peut-être à sa médiatisation, sa notoriété à faire avancer les choses au niveau de la science, son argent aussi quelque part, il s'est investi pas mal là-dedans aussi finalement, et voilà.
Brian
(9:05) Ouais, c'est sûr que si si on regarde de manière un peu cynique, on peut se dire ouais, mais lui il a eu les les les traitements que d'autres ne peuvent pas avoir, mais l'autre point que tu dis qui est intéressant, c'est une personne aussi médiatique qui voilà, qui aide dans le dans dans la cause, dans
David
(9:22) le message.
(9:23) Voilà, complètement et il a fait avancer dans les choses.
(9:25) Tout bonnement.
Speaker 3
(9:26) Et puis il
David
(9:26) y a comme, je ne dis pas que maintenant on peut guérir de, enfin de du sida, ce qui n'est pas vrai, mais en effet, je pense que lui et d'autres ont contribué et puis là, il a il a il a la preuve que ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas parce que tu es tu es tu es tu es sûr positif que forcément tu vas finir par mourir 3 mois après ou 6 mois après et en en même temps, voilà, il a il a il a l'exemple de, en même temps, parce qu'il avait certainement les mourir, mais parce qu'aussi il avait envie.
(9:48) Oui, oui.
(9:48) Tu vois.
(9:50) J'ai ma cousine du côté de ma mère, tu vois, qui vit à Los Angeles, parce que bon, elle, elle a vécu quand, voilà, mon oncle a vécu à Los Angeles pendant des années.
(9:58) Elle, elle est, elle est, elle est, elle est, elle est, elle pratique le basket aussi, elle est fan et elle a, elle joue dans la 1re salle que Magic a ouvert justement un peu pour permettre aux gens de de faire du sport, du basket, au lieu de free basket.
David
(10:13) Et elle joue régulièrement dans cette salle.
Brian
(10:14) Ok.
(10:15) C'est pas génial.
David
(10:15) Et bon maintenant, il y en a plein d'autres.
(10:16) Et puis elle a eu l'occasion de le croiser quelquefois, mais parce qu'elle y joue depuis depuis des années quoi.
Brian
(10:22) Ouais.
David
(10:22) C'est rigolo.
Brian
(10:24) J'avais regardé sur Google Earth ou Google Maps, Los Angeles, un peu quand il y a eu les feux, j'étais un peu curieux de voir quelle zone avait été ravagée par les feux.
(10:34) Et j'étais tombé oui sur Magic Johnson Park et c'est un complexe, mais
David
(10:38) Oui, oui, il a.
(10:41) Il a beaucoup investi là-dedans et je pense que c'est le fait de faire du sport, je pense, ça a été aussi, je pense, c'est ce qu'elle m'expliquait, c'est que lui, il a montré la preuve au niveau financier, certes, mais avec le sport, qu'en se prenant en main, tu vois, enfin entre guillemets, on ne peut pas se guérir forcément, mais en tout cas diminuer et peut-être rallonger un peu certaines années et puis voilà, faire que son corps peut aussi se d'une certaine façon, pas s'auto-immune, mais enfin d'avoir une meilleure hygiène de vie si tu veux parce que du coup je pense qu'il était obligé, donc il a l'air bien d'être un bon vivant, il a l'air bien kiffer sa life comme dirait.
(11:23) Ouais.
(11:24) Et
Brian
(11:24) c'est vrai que nous on a grandi dans cette période où on parlait du du du sida tout le temps.
David
(11:31) C'était une épidémie tu vois, on parlait d'épidémie du sida toi, genre un truc qui est inarrêtable tu vois que, enfin il suffit, il y a limite on disait tu
Brian
(11:38) tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu
Speaker 3
(11:40) tu tu tu tu tu
David
(11:40) tu tu tu
Speaker 3
(11:41) tu tu
David
(11:41) tu tu tu tu
Speaker 3
(11:41) tu tu tu tu tu tu tu tu tu tu
David
(11:41) tu tu
Brian
(11:41) tu tu tu
Speaker 3
(11:42) tu tu
Brian
(11:42) tu tu
Speaker 3
(11:42) tu tu tu tu
Brian
(11:42) tu tu tu tu tu tu
Speaker 3
(11:42) tu tu tu tu tu tu
David
(11:43) tu tu tu tu tu
Speaker 3
(11:43) tu tu tu tu tu tu tu tu
Brian
(11:43) tu tu tu tu tu tu
Speaker 3
(11:44) tu tu
Brian
(11:44) tu tu
David
(11:44) tu tu tu tu tu tu tu
Speaker 3
(11:44) tu tu tu tu
David
(11:45) tu tu tu tu faites attention, patati patata.
(11:52) C'est vrai que, voilà, on n'avait pas accès à toutes ces informations, évidemment, on n'avait pas la science aussi, la médecine n'avait pas évolué.
(11:58) Et c'est vrai que je pense que Magic, en effet, ça a été un, il y a des personnes, il y avait Arthur Hache
Brian
(12:02) Il y avait Arthur Hache
David
(12:03) Qui est en
Brian
(12:03) tant que sportif,
David
(12:03) si tu veux, mais qui est moi décédé assez vite.
(12:06) Et Freddie Mercury, je m'en rappelle, le chanteur des Queens, tu vois, il y en a eu quelques autres si tu veux.
(12:10) Mais c'est vrai que Magic, c'était l'autre, c'est c'était vraiment la personnalité, tu vois.
Brian
(12:14) Ouais, puis
Speaker 3
(12:15) en plus, il
David
(12:15) y a plein de choses qui ont circulé sur lui.
(12:18) Même son pote Isaria Thomas qui ne voulait plus lui parler, tu sais, il y a Pierre Malone qui ne voulait pas jouer machin, d'autres ils avaient parce qu'il est gay, d'autres parce que si, parce que Oui.
(12:27) Et plein plein plein d'histoires qui ont tourné autour de lui, tu vois finalement lui il a dû, comment dire, encaisser les coups et puis finalement il est arrivé et puis il a craqué un dunk ou le starger une année après, alors que les gars ils ne dunkaient jamais, je me rappelle, et pour dire, oui, je suis là, toi, oui, stand-up tu vois, malgré tout tu vois.
(12:43) Donc je pense, il m'a beaucoup inspiré de ce côté-là.
(12:45) Après, j'ai un peu lâché, j'avoue.
David
(12:48) Je suis toujours fan des Lakers, ça reste toujours mon équipe de cœur.
(12:51) Après, je sais que lui en tant que dirigeant, il ne fait pas toujours les
Brian
(12:53) Donc, les dirigeants, ce n'était pas le meilleur.
Speaker 3
(12:55) Ce n'est pas
Brian
(12:55) le meilleur.
(12:55) Ce n'est pas le meilleur.
(12:55) Ce n'est pas
David
(12:55) le meilleur.
(12:56) En général, les ex-joueurs, ce n'est pas toujours les meilleurs.
(12:58) En la plupart, que ce soit Jordan, que
Brian
(13:01) ce soit The Night
David
(13:02) Thomas, Magic ou d'autres, ils nous prouvent qu'en général, ils ont peut-être une vision basket, mais au niveau management et je ne sais pas, après je ne suis pas spécialiste.
Brian
(13:10) Non, mais Kevin McCale pour les Timorrow s'il était vraiment mauvais.
David
(13:15) C'est ça toi.
(13:16) Même Bird pour les, c'est
Brian
(13:17) Bon Bird était un bon coach.
David
(13:19) Ouais.
(13:19) Ouais, peut-être coach, mais
Brian
(13:20) il n'a pas duré longtemps Ouais, c'est ça.
David
(13:22) Ouais, avec bon comme
Brian
(13:23) tu dis, tu
David
(13:23) vois, c'est des bons coachs, mais après en tant que dirigeant
Brian
(13:25) Ton dirigeant, c'est ça.
David
(13:27) Ils font des erreurs, enfin bref, voilà.
(13:28) Ouais, je ne suis pas spécialisé là-dedans, mais
Brian
(13:30) Mais Ouais, parce que je pense tu es tu es tu es plus à l'affect, plus au au au à l'intuition peut-être.
(13:37) C'est quand même quand quand tu dois être l'architecte d'une d'une équipe, surtout maintenant où les contraintes de de de plafond salarial, le startup t'obligent à, tu ne peux pas juste signer les les les joueurs que tu veux, il y a Non.
David
(13:51) Ouais.
(13:51) Non non, mais je vois bien,
Brian
(13:52) non non,
David
(13:53) ça ça se voit un peu tout, tu vois un peu tout ce qui se passe en ce moment, moi je suis un peu en en surface, c'est des c'est des dingueries quoi un peu.
Speaker 3
(14:00) On ne va pas
David
(14:00) se mentir.
Brian
(14:01) Donc le sport, ça c'est quelque chose qu'on a qu'on qu'on qu'on a en commun et et et à à quel moment est-ce que la musique est entrée dans ta vie
David
(14:10) Assez tôt.
(14:11) Mon 1er choc musical, on va dire c'est Piccolo et Sexo, je crois, tu sais en vinyle.
(14:17) Mon père, il m'avait offert une 1 lecteur Fischer Price de façon de jouer, qui est hyper recherché à l'heure actuelle parce que collector et autres et qui est transportable, toi qui marche avec pile et autres.
(14:27) Et c'est vrai que j'avais un vinyle de Piccolo et Saxo.
(14:32) Voilà, ça c'est mon 1er truc en lien avec la musique où ils te présentent des instruments.
David
(14:35) En plus, toi les instruments sont des personnages, toi, le Piccolo et le Saxo, tu vois.
(14:41) Et puis ils voyagent en plus, parce qu'en plus, il n'y a plus que de Saxo au fond le tour du monde, donc en même temps, tu vois, il y a toute la présentation un peu des musiques du monde déjà, donc voilà.
(14:49) Puis après, je pense que mon 1er coup de cœur musical, bon évidemment, c'est l'influence des parents.
Speaker 3
(14:56) Il y avait
David
(14:56) mon père, 2 3 choses, lui, il était fan de Divi Montand quand j'étais gamin.
(15:01) Paolo Cante déjà aussi très tôt.
(15:03) Donc il écoutait ça à la maison, il écoutait la radio France Inter.
(15:06) Et surtout après, ma mère, elle a rencontré mon beau-père, qui lui était un grand fan de musique et puis m'a fait découvrir en fait le hip hop, en fait le rap, le grand master flash, Curious five.
(15:20) Il avait ramené les vinyles de New York, il avait été dans les années 4, au début des années 80, 84, 85 je crois.
David
(15:25) Et du coup, il avait eu un gros coup de coeur, il avait découvert un peu le hip-hop qui n'était pas du tout encore connu.
(15:31) Ouais, ouais, c'est vrai que même à New York, toi, ça commençait à arriver un peu à Manhattan.
(15:35) Donc, il voyait des gars qui faisaient ce que nous, on appelait le smurf un petit peu ici en Europe, mais qui était en fait du pop-in et ça commençait à arriver, il y avait des crocs, ça commençait gentiment à arriver gentiment en Europe et donc du coup, il m'a fait découvrir ça et j'étais comme un ouf.
(15:50) Je commençais à danser au sol, vraiment à prendre pour un new-yorkais finalement parce qu'il nous disait voilà, c'est le truc qui est en train de débarquer aux États-Unis qui est fort.
Brian
(16:02) Et là tu avais quel âge à peu près
David
(16:04) 4 5 ou 4 ans, 5 ans à peu près.
(16:07) Ah tu étais, ah c'était vraiment Ouais ouais ouais ouais ouais tout petit petit.
(16:11) Ouais ouais peut-être 5 ans peut-être comme ça.
(16:13) Ouais.
(16:13) Et c'est vrai que c'est la période aussi où je suis parti à Los Angeles avec ma mère, chez mon oncle qui étudiait à l'université là-bas et qui vivait donc à Los Angeles depuis quelque temps et on est parti pendant plusieurs semaines à Los Angeles.
David
(16:27) Alors moi je n'ai pas de souvenir de hip-hop à Los Angeles dans les années mais par contre j'ai été imprégné de cette culture américaine assez tôt.
Brian
(16:35) Je me souviens de
David
(16:36) ça.
(16:36) Tu
Brian
(16:36) étais fasciné par
David
(16:38) ça et en même temps voilà j'avais ce truc, bon mon beau-père qui était avec les westerns, enfin toi il y avait tout un truc et puis c'est vrai que débarquer à Los Angeles, toi, en même temps, je commençais Star Skillatch, il y avait l'agence tourisme, enfin il y avait tout ce côté un peu Hollywood Séries, Starty et compagnie.
(16:53) Et puis c'est vrai que mon oncle était là-bas, il est venu nous chercher avec une grosse bagnole.
(16:57) Je me rappelle, toi, genre je ne sais plus ce que c'était, c'était une bouic, une cadillac, j'en sais rien, toi il est arrivé, il m'a filé un chapeau de cow-boy, des bottes, des cow-boys puis j'étais aux États-Unis, tu vois, c'est un autre un autre monde, tu vois complètement dans les années 80, tu vois, tu es là, je prenais l'avion, long voyage, en plus Los Angeles, toi tu traverses, c'est long.
Brian
(17:17) Ouais, c'est 9 heures.
David
(17:18) Ouais, c'est énorme, décalage horaire et puis d'arriver là-bas, enfin tout était différent.
(17:23) Quand je suis arrivé, tout était différent, tout était plus grand, du coup, on arrive chez mon oncle, lui il est dans une baraque tu vois genre puis c'est les baraques à façon Los Angeles donc avec ils ont tous un yard devant, sous clôture, toi c'est que des maisons, on était je crois à Hollywood, mais je sais plus dans quel coin d'Hollywood puis voilà et puis on découvre puis il se trouvait aussi qu'à ce moment-là la meilleure amie de ma mère, donc ma mère est en Tchécoslovaquie, ma meilleure amie qui était à l'époque la la petite amie du frère de ma mère, donc mon oncle,
Speaker 3
(17:53) elle, elle
David
(17:53) a émigré aux États-Unis après l'invasion de de 1968 en Tchécoslovaquie.
(17:58) Ma mère et mes grands-parents ont émigré en Suisse, mais voilà, elle, elle est partie vivre à Los Angeles et du coup, ma mère a retrouvé sa meilleure amie plusieurs années après, elle n'a pas l'avoir vue, tu vois, parce qu'elles étaient séparées à cause de l'histoire.
Brian
(18:08) Ah waouh.
David
(18:09) Elle l'a retrouvée à Los Angeles, elle vivait à Malibu, elle avait épousé un 1 gars hyper riche et aussi d'origine tchécoslovaque, mais qui avait fait fortune, je crois, dans l'électroménager avec le rêve américain.
(18:19) Mais eux, ils avaient émigré bien plus tôt aux États-Unis.
(18:21) Et voilà, donc moi, j'arrive chez mon oncle qui habite à Hollywood déjà, ah ouais, je suis à Hollywood et j'ai des souvenirs, voilà le Sunset Boulevard du Highway non-stop.
(18:30) Je me suis retrouvé avec plein d'enfants américains dans un univers qui est, j'étais là, waouh, je ne sais pas où je suis, mais je kiffe, tu vois.
(18:39) Puis en même temps, on est au sud Universal, on est là à Disney World, on a on allait au bord de l'océan, on a été, enfin toi, il y a des trucs que j'ai oubliés, bien évidemment.
David
(18:47) Ouais, ouais, ouais.
(18:48) Puis on est resté quand même un petit moment là-bas.
Brian
(18:50) Ouais, ça fait le le le rêve américain.
(18:51) Il y avait
David
(18:52) le rêve américain, puis bon, c'était une période un peu de transition aussi par rapport à mes parents et tout ça donc du coup voilà, moi j'étais là-bas et mon petit frère et lui étaient en Suisse.
(18:59) Ouais.
(19:00) Et puis du coup voilà, mon beau-père aussi découvert de mon beau-père à ce moment-là à peu près, qui lui en plus a fait venir son meilleur pote là-bas donc du coup, grosse fête, puis Puis mon oncle qui était étudiant, il faisait des fêtes étudiantes dans son dans sa maison.
(19:13) Ouais.
(19:13) J'étais gamin tu vois, mais genre
Brian
(19:15) C'était les années 80.
David
(19:16) Ouais, puis c'était des, puis c'était des, bon ouais, heureusement que j'étais enfant peut-être,
Brian
(19:21) j'allais dire voilà.
David
(19:23) Et voilà donc ça c'était un peu mes et puis voilà du coup mon beau-père lui après est allé à New York et il a ramené ses vinyles de de Commander Flash
Brian
(19:31) que
David
(19:31) j'ai toujours d'ailleurs
Brian
(19:32) Ah C'est une des 2, les 2 premiers.
(19:35) Et
David
(19:35) puis, puis après, voilà la radio, les années, enfin enfin les années 90, MTV qui arrive gentiment.
(19:42) Et puis après, moi je me suis vraiment repris de la 2e vague hip hop, parce qu'après bon j'ai écouté pas mal d'autres cd des cd public admis, run DMC.
Brian
(19:49) Ouais, alors peut-être, ça fait penser, c'est vrai que maintenant, on est à l'époque du streaming et musique est accessible de partout au bout des doigts.
(19:59) Mais avant, c'était c'était plus compliqué quand on quand on grandissait.
(20:02) On avait, on avait les radios françaises et suisses.
(20:07) Quand Canal Plus a commencé le top 50, j'ai découvert un peu de la musique comme ça.
(20:12) Après, mon père, lui, il écoutait du du jazz, de la Nouvelle-Orléans, d'Excellence.
David
(20:16) Il faisait en plus, il faisait de la musique, il jouait du nom.
Speaker 3
(20:18) Oui, il ne
Brian
(20:18) jouait pas très bien.
(20:19) Non,
Speaker 3
(20:19) mais il faisait
Brian
(20:19) de la musique.
(20:20) Il était fan, plus que fan.
Speaker 3
(20:22) Ouais, ouais,
David
(20:23) j'avais un souvenir.
Brian
(20:24) Tous les vinyles que que j'ai, c'est c'est du jazz des années 20 d'une époque bien spécifique.
(20:29) Et après, on avait quelques cassettes Queen, ma mère, elle aimait bien Queen, on avait Willy Nerson.
(20:37) Et Et après c'était les magasins où il y avait des vinyles, des 45 tours et et puis ouais des cassettes.
(20:44) Après il y a eu MTV, je crois qu'en Europe c'était 85 environ au putain.
David
(20:50) Ouais alors même pas tout de suite en Suisse, en Suisse en Suisse, ça arrivait avec ça.
(20:53) Suisse arrivait via le le fait d'avoir le câble, où il fallait être câblé et en fonction de la commune où tu habitais, tu n'avais pas les mêmes, parce qu'il y en a qui avaient un petit vide, mais il y en a ils avaient Viva.
Brian
(21:03) Donc tu
David
(21:03) vois, en fonction de voilà, et c'était même la radio, il y en avait certains, tu vois, on avait, c'était c'était un peu une autre époque et c'était le raccordement qui a que tu avais.
(21:11) Ouais.
(21:11) Et MTV est arrivé à ce moment, j'ai eu MTV genre assez tard.
(21:17) Alors, j'avais accès au clip parce que mes parents, ils bossaient à la RTS.
(21:20) Ma mère, elle bossait là-bas.
David
(21:21) Puis mon beau-père, il était réalisateur et il faisait des cassettes de du coup de des clips de robes.
(21:27) Et puis la RTS, assez vite, ils ont, ils avaient au début des années 90, il y avait genre Mister Mike de Couleures 3, ils avaient un truc un peu on the ground finalement, mais il faisait, mais il avait une émission genre le samedi où il présentait des clips de rap.
Brian
(21:40) Ouais, ouais, je me souviens de ça.
David
(21:41) Et du coup, moi, j'ai découvert genre des genres de la soul, avec des vrais boys et des groupes un peu comme ça.
(21:48) Grâce à cette émission, ne sais pas si c'était, c'était un peu genre les qui mènent des métissage que tu as maintenant sur Couleures 3, qui ont des vieilles émissions, une problématique historique de Couleures 3, mais version télé.
(21:58) Et c'était genre Mister Mike qui se baladait, j'ai un souvenir un peu genre dans le flou ou à l'époque, un peu vraiment en mode on the ground, tu vois.
(22:06) La radio.
(22:06) En vrai, moi, j'écoutais à fond la radio.
David
(22:08) J'écoutais beaucoup énergie qui était bon.
Brian
(22:09) Ouais, ouais, c'était la radio.
David
(22:10) C'était un peu la radio jeune française.
(22:13) En plus, toi, parce qu'on n'avait pas accès aux autres radios françaises.
(22:16) Les autres radios françaises, c'était Europe un, France Inter, toi, Salgie, c'était
Brian
(22:20) une énergie, c'était la radio un
David
(22:23) peu jeune, tu vois.
(22:24) Et puis, et puis après, alors, au niveau radiophonique, ma révolution, c'était Couleures 3.
Brian
(22:29) Oui, oui, Couleures 3, c'était, c'était, c'était, c'était c'était les années 80, ça,
David
(22:34) c'était les années 80.
(22:35) Et moi, j'étais aussi pareil dans les années 90, début des années 93.
(22:39) Pour moi, 93, c'est une année un peu charnière pour pas mal de choses.
Brian
(22:43) Ouais.
(22:44) C'est vachement intéressant parce que moi, j'ai j'étais plutôt rock.
(22:48) Alors maintenant, j'aime tout et j'aime beaucoup le hip-hop.
(22:51) Mais en tout cas en termes de de rock alternatif, 93
David
(22:56) Hip-hop pareil.
Brian
(22:57) Les Red Hot, Nearbana.
David
(22:59) Mais tout, enfin toute la scène, je pense toute la scène en fait pop actuelle, en grande partie, elle est issue en partie de cette période des années 90, tu vois, que ce soit en hip hop, en rock, même en musique électronique, parce que c'est aussi cette période où les grands courants un peu, on va dire les plus populaires ont et ont commencé un peu à sortir de leur lieu de naissance suite à un
Brian
(23:21) moment donné la fête.
David
(23:22) Et a commencé un peu à se développer à travers le groupe.
Brian
(23:24) Oui, la géographie, c'est vachement intéressant.
(23:25) On a ouvert par exemple le mouvement Grunge, puis peut-être Seattle, les groupes les plus connus étaient The Atol.
(23:31) Après dans le hip hop aussi, West Coast is Ghost, mais après dans le Midwest aussi On peut dire quoi bien sûr.
(23:36) Et maintenant partout dans le monde.
David
(23:38) Bien sûr.
Brian
(23:39) Et et puis après ce métissage, moi j'aimais beaucoup Fake No More qui touchait à quelques éléments du du du hip hop Frank un petit peu, les Madot aussi.
(23:50) Mais après, c'était quand j'ai écouté Rage Again The Machine, où là vraiment c'était waouh.
(23:55) C'était c'était la la la symbiose de du rock, presque du métal et du rap quoi.
(24:00) Oui, c'est exact.
David
(24:03) Incroyable.
(24:04) Non, et puis en plus, avec un message très revendicatif et assez, puis très moderne à l'époque.
(24:10) Pourtant.
(24:10) À l'époque, oui, c'était, c'était pour moi le groupe, enfin il y avait 2 ou 3 groupes comme ça, il y a eu les Beasty Boys.
(24:16) Oui, oui.
David
(24:17) J'ai envie que c'était pas, j'étais assez crossover aussi à ce moment-là.
(24:21) Mais ça, c'était un petit peu plus tard et puis parce que j'ai un peu pris, je fais pas mal de skate aussi, puis je me suis pas mal imprégné la skade un peu la scène skate et notamment la scène skate californienne qui était très alternative et très métissée à travers ces différentes communautés et à travers les vidéos comme je disais, les vidéos de skate ont une grosse influence sur moi au niveau musical, parce que j'ai découvert le funk réellement, le jazz aussi, des du rock, du punk rock, du skaï.
Brian
(24:47) Ouais ouais, le handic-up, point de vue.
David
(24:50) Et c'est vrai que beaucoup de groupes venaient de Californie énormément.
(24:54) Bon, j'étais Ibesty Boys, eux, pas du tout, ils étaient de New York, mais eux, ils avaient amené à cet esprit un peu punk, une crock dans le hip-hop, tu vois
Brian
(25:01) Ouais, ouais.
(25:01) Et après moi,
David
(25:02) il y avait des groupes genre Sublime, pour moi, c'était
Brian
(25:04) Ah oui, ce gros
David
(25:05) gros fan de Sublime à une époque.
(25:07) Et puis après il y a d'autres groupes, moi j'ai une grosse période voilà où j'écoutais plein de styles différents, vraiment skincunk, hardcore, après j'ai eu beaucoup de de la Drum and Bay, aussi, une scène UK beaucoup.
(25:18) Puis Genève, c'est vrai qu'on avait cette chance d'avoir ce ce côté un peu très alternatif, international.
(25:23) Puis moi j'ai eu l'occasion un petit peu de voyager aussi à gauche à droite, donc j'écoutais
Brian
(25:26) un peu de tout.
(25:27) J'ai fait
David
(25:27) un peu une espèce de ratatouille de toute cette musique, mais après c'est vrai que le les les le hip-hop a été vraiment le le point de départ de pas mal de choses.
(25:36) En 203 notamment, il y avait une 1 événement, je me rappelle dans le quartier, c'était en fin d'année et tout d'un coup il y a eu un morceau de non-dits by nature
Brian
(25:46) qui
David
(25:46) s'appelle Hip Hopper.
Brian
(25:47) Oui, oui.
David
(25:48) Et j'étais là et je voyais tous les gens autour de moi qui étaient à l'école avec moi.
(25:51) Moi, j'étais à une époque où je, c'est à ce moment-là, j'étais à fond dans la découverte de Bob Marley et du reggae avec mon pote Thibault et tout d'un coup, je voyais des gens juste un peu du basket et autres qui ont, qui étaient à fond, les plus grands qui avaient ces ces, voilà le look est un peu en plus de l'époque, un peu des années 90 de hip hop.
(26:09) Oui.
(26:09) Et ce morceau, je disais waouh, moi c'est ce que je veux être, c'est ce que j'aime,
Speaker 3
(26:13) C'est ce
David
(26:13) que j'ai envie de découvrir.
(26:15) C'est là donc je veux aller.
(26:16) Et sachant que j'écoutais déjà du rap avant, mais ce qu'on appelait la haute school, tu vois là, du coup, c'était pour moi, c'était le rap new school.
(26:21) Et tout d'un coup, au même moment, c'était 93.
(26:24) Donc on découvre, on découvre Jumperound.
Brian
(26:28) J'allais sortir, Jumperound.
(26:30) Ça me ramène.
(26:31) Il y
David
(26:31) a Slam de Onyx, tu vois.
(26:33) Il y a qui apparaît, il y a Snoop qui apparaît.
Brian
(26:35) Il y
David
(26:36) a Not USB qui apparaît.
Speaker 3
(26:37) Il y
David
(26:37) a toute cette scène.
(26:38) En plus, bon voilà, il y avait vraiment Isco West Coast, mais il y avait en plus un son très particulier.
(26:42) Oui.
(26:43) Au revoir, les Iskos, c'était très sur les les samples de jazz, avec un côté un peu sombre, un peu mélancolique avec Mob Deep par exemple, ou avec les samples du Huteng, des films de Kung Fu et Shaolin, tu vois, voilà.
(26:57) La West Coast qui avait ce son, j funk, tu vois.
David
(26:59) Et on écoute toute cette sonorité de j funk avec Snoop, avec Docteur Joey, avec Doc Parwn, avec Waren J, plein d'autres artistes si tu veux.
(27:07) Et puis après, puis en plus ça accompagnait le basket de l'époque, puis à Calais aussi.
(27:12) Donc on était dedans en fait, toi, puis à d'autres, finalement c'était une autre musique.
Brian
(27:17) Et le le oui, et puis aussi le lifestyle, enfin le streetwear.
David
(27:20) Tout à tout à aller un peu de pair si
Brian
(27:22) tu veux.
(27:22) Ouais, tout
David
(27:23) et ça restait quand même assez underground, finalement même si voilà, on était à des années-lumière des États-Unis, que ça restait quand même l'influence 1re, que vous voyez qu'il y avait peut-être d'autres pays en Europe où ils étaient un peu plus en avance que nous par rapport à certaines choses, parce que c'était ancré depuis plus longtemps.
(27:39) C'est aussi des pays plus grands, donc voilà.
(27:41) Mais mine de rien, c'est vrai que tout ça, ça a énormément contribué, voilà, un peu à mon ADN, on va dire municipal de Veguet.
(27:48) Par la suite aussi, j'ai eu une grosse période et j'adore encore beaucoup de veillées vraiment à travers les les vinyles, les centres, la culture système.
(27:57) J'ai pu aller à Londres une fois à Notting Hill à la fin des années 90 pour justement voir ce que c'était en mode sound system.
David
(28:04) Donc voilà, waouh, là de nouveau, nouvelle claque dans ta face.
Brian
(28:08) Ouais, mais je me souviens parce que j'avais, j'ai j'avais un de mes premiers boulots de vidéaste quand quand je me suis mis à mon compte, c'était au plein les What festivals, festival de reggae qui à l'époque était à plein les What complètement précis.
(28:20) Je me souviens que tu étais tu étais dans un centre système, tu avais un set
David
(28:24) Oui j'ai mixé une dernière, j'ai pu partir plusieurs plusieurs fois au festival.
(28:28) Mais c'est vrai que le reggae, même voilà mon nom Wassoudou Selecta, le Selecta renvoie aux côtés des sélecteurs de des 100 système jamaïcain et de de reggae, et toutes les musiques qui sont un peu liées au reggae, le Dob, le Skial et autres.
(28:42) Et c'est vrai que Genève pendant longtemps, ça a été quand même une place importante en Europe pour pour le reggae.
(28:49) Et c'est vrai que ça a contribué aussi à mon éducation, j'ai vu plein de concerts, des sound système, justement grâce à cette scène alternative, des squats.
Brian
(29:01) Alors on est tous les 2 papas.
(29:04) Exact.
(29:04) Donc toi tu as 3 enfants, c'est
David
(29:06) 3 enfants, oui.
Brian
(29:08) Et et là tu es avec la plus jeune.
David
(29:11) Exactement.
Brian
(29:12) Et moi j'ai mon fils Sam.
(29:15) Et vous vous aimez la musique, Les enfants, c'est quoi ton ton style de musique préféré
Speaker 4
(29:22) Moi, c'est la K-pop.
Brian
(29:23) La K-pop, tu as tu as un groupe ou une artiste préférée ou un artiste préféré Tu en as
David
(29:31) plein Si tu dois en choisir un, ce serait qui K-pop ou pas K-pop C'est qu'il y a un artiste ou un chanteur
Brian
(29:41) Michael Jackson.
(29:43) Ah, mais attends, regarde.
(29:46) Regarde.
(29:46) C'est un original.
(29:49) Donc là, je sors, on ne peut pas le voir.
Brian
(29:51) Sam, tu veux dire ce que je tiens dans la main là
Speaker 4
(29:55) Un album.
Brian
(29:56) Un album de qui est-on Rapproche toi un peu du micro.
Speaker 4
(29:59) Un album de Michael Jackson.
Brian
(30:01) Ouais, c'est Thriller.
David
(30:04) Tu te rappelles où il y a quoi, il y a dessus, il y a Billy Jean notamment Thriller, Bedit.
Brian
(30:10) Bilitte.
(30:11) Ouais, dégueulasse.
(30:13) Là, c'est carrément écrit sur le vinyle.
(30:15) C'est une croûte de Gulse Mind Beijin.
(30:18) Est-ce qu'il a été celui-là, il a été acheté à l'époque.
David
(30:21) Oui,
Brian
(30:21) ma soeur, je crois.
David
(30:25) Incroyable.
(30:26) Si tu ouvres la pochette, si je ne dis pas de bêtises, il y a il y a avec quoi exactement
Brian
(30:29) Avec avec
David
(30:31) le petit tigre, des petits tigres.
(30:33) Incroyable.
Brian
(30:34) Mais c'est sûr que Michael Michael Jackson a ses ses icônes un peu.
(30:37) Alors on on vient un petit peu en arrière, mais je trouve intéressant, c'est génial que voilà que nos enfants qui qui sont nés au vingt-et-unième siècle connaissent Michael Jackson.
David
(30:46) Ah ouais, elle adore ça vraiment genre.
(30:48) Elle est, il y a il y a 2 quelques chansons vraiment, ouais, qu'elle emblématique, ouais, qui après la vie des vidéos et autres.
(30:54) Puis moi-même, j'étais un grand fan de MJ quand j'étais enfant.
(30:57) J'étais très très fan de MJ.
(31:00) Il m'a influencé même pour la danse et autres.
David
(31:02) J'étais fan, puis bon, les clips et tout enfin bon.
Brian
(31:04) C'était un événement ce clip.
David
(31:06) Complètement.
(31:07) Bad, moi je me rappelle qu'en bas.
Brian
(31:08) Le combat est sorti, c'était un.
(31:09) C'était, je ne
David
(31:10) sais pas moi qui ai l'avant ça, mais je me rappelle que mes parents, ils me disaient, ouais, là il a sorti et en plus
Brian
(31:14) c'est en mode court métrage et tout.
Speaker 3
(31:16) Je n'ai
Brian
(31:16) pas qui
David
(31:17) avait fait, je crois que c'est Scorsese qui avait fait le Bad.
(31:20) Ou Stecopeur.
Brian
(31:20) C'était un grand réalisateur.
(31:22) Oui, oui,
David
(31:23) réalisateur parce que du coup, il y avait tout ce truc où ça commence en noir et blanc.
(31:26) Oui, oui, oui.
(31:26) Et puis après, ils avaient le métro et tout ça.
(31:28) Puis c'est vrai que c'était un événement, puis je sais.
Brian
(31:29) Je crois qu'ils
David
(31:31) voyaient faire des bad boy, ouais.
Brian
(31:32) Ouais, ouais.
David
(31:33) Ou c'est peut-être pas Spike Lee.
(31:34) Non, c'est pas Spike Lee.
Brian
(31:35) Ouais, peut-être.
(31:36) Parce que c'est un réalisateur assez connu.
(31:38) Mais un
David
(31:38) truc, voilà.
(31:39) Et et c'est vrai que tu parles de la suite, je me rappelle que Pamji, il était venu à la Pontaise, à Lausanne en conseil.
(31:45) Oui, oui.
(31:46) Je n'avais pas pu aller, mais il a une fois que j'étais trop triste.
(31:48) Mais du coup, on avait essayé d'aller le voir au Richemont parce qu'il était à l'hôtel et puis c'était de la cohue devant l'hôtel de Richemont.
Brian
(31:54) Et et
David
(31:56) voilà, c'était des souvenirs.
(31:57) Et puis, moi, je n'ai jamais vu M.
(31:58) J en concert.
Brian
(31:59) Non, moi non plus, moi non plus.
David
(32:00) Mais j'étais vraiment fan
Brian
(32:01) de M.
(32:02) Et en plus, moi, j'étais à l'école internationale, ils sont venus recruter des enfants pour être sur scène pour le World.
(32:08) Ah ouais et Et toi
David
(32:11) n'a pas été pris.
Brian
(32:12) Non, ce n'était pas une mauvaise chose.
(32:13) Ouais.
(32:15) Mais non, mais c'était c'était un Nikon et on avait, on y avait Prince.
David
(32:19) Ouais, très fan de Prince aussi, mais pour toute raison après.
(32:22) Mon beau-père, lui, était plus fan de Prince musicalement que M.
(32:26) J parce que Prince, enfin pour lui, c'était des enfants de de James Brown.
(32:29) Tu vois, pour lui, il avait ce truc, James Brown, c'était de Godfader.
(32:33) Après, tu n'avais plus une, c'est MJ, puis tu n'avais plus une, ce qui est quand même le musicien de base, tu vois, puis qui est un peu plus un peu
Brian
(32:39) plus un
David
(32:39) peu, voilà, puis ce côté vraiment, voilà.
(32:41) Et puis il est dans la rue, il fait vraiment du funk, tu vois, enfin pas que, mais voilà.
(32:45) Alors que MJ, il a amené le côté plus un peu show off, tu vois, mais en même temps, c'est des G five.
(32:52) Enfin, tu vois, il y avait ce truc, puis il dansait, puis il est d'un côté, enfin voilà, il a changé le le game en fait, tu vois, c'était le king of pop.
(32:58) Et c'est vrai qu'on les opposait alors que finalement, musicalement, ils n'avaient rien à voir l'un avec l'autre.
David
(33:03) Puis Plince, il est, j'écoutais beaucoup Plince quand mon petit frère est né en 88.
Brian
(33:08) Ok.
Speaker 3
(33:08) Et on
David
(33:09) écoutait en boucle quand on allait à l'hôpital de voir ma mère et tout, on n'était que Plince.
(33:13) Ah ouais.
(33:13) Ouais, donc c'est, moi j'ai en plus du coup,
Brian
(33:16) Il y
David
(33:16) a plein de musique, c'est ancré dans ma mémoire, tu vois genre.
Brian
(33:19) Ça, c'est ce que j'adore.
(33:21) Et quand même, il y a plein de choses.
(33:22) J'adore la musique.
(33:23) Mais le fait comme ça, c'est justement ça, ça t'amène à une période de ta vie ou à voilà, on entend une chanson, ça va te faire.
(33:31) Moi, quand j'écoute du jazz, ça va faire penser à mon père, bien sûr, dans sa coccinelle verte.
Brian
(33:37) Exact.
(33:38) La voiture,
David
(33:39) je me rappelle juste.
(33:40) Ouais, juste.
(33:42) Moi, j'ai une petite phrase, c'est Melodies memory Et c'est un peu, tu vois, ça, la mélodie, enfin peu importe, que ce soit la les paroles ou n'importe quoi, ça te rappelle à des moments.
(33:52) Moi, j'ai des souvenirs, mais vraiment presque indélébile de certains moments où j'ai découvert tel ou tel morceau ou quand je les ai écoutés, quand je les ai apprises, tu vois.
(34:01) Et c'est un truc vraiment, tu sais genre comme si c'était imprégné, tu vois, je m'étais
Speaker 3
(34:05) imprégné, tu vois, je
David
(34:05) m'étais imprégné, ça, après.
(34:06) J'ai toujours eu un gros vraiment gros kiffant, une sensibilité par rapport à la musique, donc depuis tout enfant, même si j'ai moi-même, j'en ai jamais vraiment fait.
(34:13) J'ai jamais été musicien, j'ai jamais été rappeur.
Brian
(34:16) Mais tu bennes dans ce milieu-là, tu me dis, ah
David
(34:19) ouais ouais et puis
Brian
(34:19) Là, je suis quand
David
(34:20) même je pense un des domaines que je
Brian
(34:21) connais le mieux.
(34:22) Ouais.
(34:22) Où je suis
David
(34:22) plus intéressé, où j'ai été chercher, où j'ai finalement investi une bonne partie de ma vie quoi.
Brian
(34:28) Ça m'adore aussi la musique et il adore danser aussi.
(34:31) Et on a vu beaucoup de concerts ensemble, c'était une révélation en fait quand on est allé au paléo 2022.
David
(34:39) Waouh ok.
Brian
(34:39) On a vu Stromae et puis ça a été, maintenant il est accro au concert et Trop bien.
(34:45) On on ne peut pas l'arrêter quoi.
(34:48) Mais tu as un style, tu as, enfin tu as un style de musique je crois préféré, puis aussi est-ce que tu as un artiste préféré ou une 1 artiste
Speaker 4
(34:55) Oui, un artiste pro c'est Mignot.
David
(34:58) Ah ouais, ok, très bien.
Brian
(35:00) Le rap français, il aime beaucoup les francophones.
David
(35:03) Ouais ouais ouais.
Brian
(35:04) C'est à travers ça moi en fait que j'ai j'ai découvert une appréciation, alors ce n'est pas parce que je vais écouter tout seul, moi je suis dans dans dans l'e-pop, suis plutôt plutôt US ou anglais.
(35:18) Mais après, j'ai de découvrir à quel point déjà, il arrive à chanter toutes les chansons, les paroles, bon,
David
(35:24) je n'y
Brian
(35:25) arrive pas quoi.
(35:26) Et ce moyen de de de communiquer aussi.
David
(35:28) Complètement, non non, mais il y a des, je pense qu'il y a, tant en plus, c'est devenu la musique la plus populaire en France depuis Ouais, ouais, ouais.
(35:36) Qui est la plus programmée dans les festivals et dans les événements.
(35:41) Moi, j'ai toujours accepté du rap français depuis que ça existe finalement, parce que c'est ma langue maternelle le français, même si pour moi le rap que je préfère reste le rap américain en général, la prod, l'esthétique, même le flow, enfin pour moi le rap de base, c'est américain.
(35:54) Ça fait partie de la culture américaine, afro-américaine en particulier, mais après qui peut toucher toutes les communautés, du coup aux États-Unis et ailleurs.
(36:02) Oui.
David
(36:03) Après, c'est vrai que le rap français, quand on le voit évoluer, moi j'ai grandi avec le rap des années 90, 90.
Brian
(36:09) Ouais, il y a.
David
(36:09) IAM, Solar pour commencer.
Brian
(36:11) Oui, Solar, bien sûr.
David
(36:12) Tu vois et plein d'autres rap.
(36:13) Et en plus, on a vécu cette apparition du rap sur les ondes, tu vois, à la radio notamment.
(36:18) Et à un moment donné où le rap français est devenu, parce qu'ils avaient changé les quotas au niveau de la francophonie, donc il fallait mettre plus de chansons et de musique francophone.
(36:25) Donc c'est à ce moment-là que le rap français, il y a eu un peu la 1re, le 1er âge d'or, on va dire du rap français à travers cette nouvelle loi et qui fait que bon, on est passé à des quotas de 20 pour 100 à 40 pour 100.
(36:35) Et ce qui fait qu'on a eu tout d'un coup l'apparition de plein de rappeurs français, ce qui a permis par la
Brian
(36:39) Super intéressant ça, parce
Speaker 3
(36:41) que je
Brian
(36:41) me souviens, ce changement de quota,
David
(36:43) il n'y avait
Brian
(36:43) pas de l'impact
David
(36:44) Il n'y avait pas l'impact.
(36:45) Et c'est vrai qu'il y avait d'autres styles dans la musique française, si tu veux, de la pop, de la variété et d'autres styles.
Speaker 3
(36:50) Mais il
David
(36:50) y avait aussi toute une, plein de artistes d'ascèdent, toi, rock alternatif française et autres qui est apparu, tu vois.
Brian
(36:56) Et puis
David
(36:56) ils sont devenus des artistes, on va dire à peu près maintenant.
(37:00) Et c'est vrai que bon après avec les années 2000, et c'est vrai qu'avec l'apparition du streaming notamment, les plateformes et autres, le rap français a pris a a un peu, enfin a pris son envol encore plus qu'avant par rapport à tous les autres styles de musique, en tout cas dans la sphère francophone.
(37:18) Et c'est vrai que des gars comme Nino, tu vois Jul par exemple, Jul par exemple, Jul, voilà d'autres, Oredsan, Bigflo et Oli, Maître Gibbs.
(37:26) Enfin là, je te parle vraiment des plus connus.
Brian
(37:29) Ouais, ouais, oui, oui, section d'assaut.
David
(37:34) Puis après, il y en a plein d'autres, tu vois, et ça a un film,
Speaker 3
(37:37) ça a
David
(37:37) des impacts sur finalement plein de générations.
Speaker 3
(37:42) Et
David
(37:42) c'est vrai que c'est c'est devenu de la pop culture aussi maintenant.
(37:46) Rio, c'est bon, il y a des morceaux que j'aime de lui, j'écoute de loin pas toute sa discographie parce que voilà, c'est, musicalement ça ne me parle pas plus que ça, mais j'avoue, il touche plein plein
Brian
(37:56) de gens.
(37:56) Mais après, il
David
(37:56) y a plein d'artistes dans la scène rap française et même Suisse.
(37:59) À l'heure actuelle, il y a quand même pas mal d'artistes qui sont de Genève notamment, que ce soit Macala, Di Mai, Slimka, Mayero, Kenzi et d'autres catégories qui ne manquaient pas de Genève, mais qui sont bien, enfin voilà.
Brian
(38:13) Oui, je l'avais vu
David
(38:15) Arman Johnson, tu as, il y a Lausanne.
(38:17) Enfin, il y en a d'autres, toi qui sont qui sont là, qui, pas mal d'autres artistes et qui qui qui commencent un petit peu à prendre leur envol, à sortir un petit peu.
(38:25) Et puis le rap aussi, il a beaucoup changé, le le enfin, tu vois, c'est c'est devenu aussi la pop.
(38:31) Enfin, une partie de la pop musique, elle est inspirée de de la culture rap, du hip hop, voilà.
Brian
(38:39) C'est c'est c'est c'est tellement riche comme, enfin là, c'est c'est fascinant parce que ça part dans tous les sens qui est bien, mais c'est de se dire oui, c'est la musique est vraiment rassembleur et une 1 ouverture sur sur différentes cultures, sur différents.
David
(38:55) Ouais, puis on peut se projeter avec la musique, tu vois aussi en même temps, il y a un peu, il y a des gens qui font des carrières maintenant grâce à la musique, même si ce n'est pas facile.
(39:03) C'est vrai que les les codes ont un peu changé, le le business un peu les a changé d'une certaine façon, les supports ont changé aussi.
(39:11) Donc donc voilà, évidemment la consommation aussi de la musique, elle a évolué par rapport, enfin voilà, il y a il y a une évolution comme dans tout finalement.
(39:19) Ouais oui, et
Brian
(39:20) puis il y a évidemment, c'est c'est dans dans les 2 côtés, il y a des aspects négatifs, il y a des aspects positifs.
(39:25) Complètement.
(39:27) La K-pop, c'est c'est intéressant aussi au niveau de la production.
(39:30) Je crois que c'est assez, enfin, c'est assez pointu en termes de, en tout cas au niveau vidéo.
(39:36) Oui.
Brian
(39:36) Si je ne suis pas le bon public pour ça, mais au niveau production, c'est c'est assez impressionnant.
David
(39:42) Ouais, ils ont poussé le truc assez loin.
(39:43) Après, il y a une volonté, parce que c'est un c'est un peu un, tu peux parler de projet marketing, mais c'est Oui, il y a un projet autour de la K-pop.
(39:50) C'est un peu du soft power que la Corée du Sud, en fait, a mis en place depuis un certain nombre d'années pour pouvoir toucher un maximum de gens en s'inspirant de codes venus de l'extérieur, que ce soit des États-Unis, du Japon ou de l'Europe, enfin voilà.
(40:07) Et c'est vrai que il y a eu un gros investissement de la part du gouvernement coréen à un moment donné et via aussi les les les la diaspora et puis évidemment avec les nouveaux canaux de de communication.
(40:20) Ça a touché énormément de monde à travers, voilà ça avec les clips, la la chorégraphie, une certaine esthétique.
David
(40:26) Pour moi, la K-pop a un peu, alors même si ça n'a rien à voir directement, mais un peu le même impact qu'a eu la culture hip hop quand c'est arrivé.
(40:36) Même si finalement la K-pop s'inspire une bonne partie du hip hop et que le hip hop lui a, quelque part a créé des choses de toutes parts finalement pour créer sa propre son propre mouvement artistique et culturel.
(40:48) La K-pop aussi un petit peu, mais c'est un peu plus, comment dirais-je, ce n'est pas aseptisé, ce n'est pas le terme.
Brian
(40:55) Non, mais je vois que le hip-hop, ça vient vraiment de de de de grâce route, exactement.
(40:59) Ça vient de de la suite, le le enfin voilà, le le le le marketing qu'il y a autour du K-pop après.
(41:06) Il y
Speaker 3
(41:06) a très
Brian
(41:07) vite, il y
David
(41:07) a eu de la récupération marketing avec des marques, des idoles et et tout un business qui est lié.
(41:12) Et c'est vrai que, et c'est sûr, après c'est surtout l'impact que ça a sur le, on va dire le grand public.
(41:18) Moi, je vois mes 2 grands enfants, ils sont, ils étaient un peu moins maintenant, mais ils étaient un fond dans la K-pop, que ce soit mon grand.
(41:23) Après ma fille aînée, elle, elle danse à fond, elle faisait partie de groupe, on des concerts, il c'est des collectionneurs.
(41:28) Enfin, il y a tout un truc autour, une esthétique, enfin il y a un mode de vie presque qui est Oui, oui.
David
(41:33) Ils parlaient des dramas en coréen, ils veulent manger coréen et elle, elle voulait aller en Corée.
Brian
(41:38) C'est assez fou.
(41:39) Enfin, je ne sais pas trop quoi en penser, mais en tout cas, l'impact, il est Il est là.
(41:43) Je l'ai vu quand je travaillais au comité olympique et il y avait les jeux d'hiver en 2018 à Pyongcheng, en Corée du Sud.
(41:51) Et mon chef à l'époque, il voulait absolument qu'on surfe sur la vague du K-pop.
(41:57) Et voilà, le, moi je travaillais dans le département des réseaux sociaux et puis on avait fait une collab avec un groupe de K-pop exo, je crois, et puis les tweets avaient exploser pour moi.
Brian
(42:11) Oui, c'était.
(42:12) À l'époque, ça m'énervait parce que je je trouve qu'avec les Jeux Olympiques, le sport, il y a assez à faire pour pas qu'on ait besoin de chasser des vues en plus.
(42:20) Ouais, ouais.
(42:21) Mais en tout cas, c'est là où j'ai à peu pris conscience de Ah non, l'impact
David
(42:24) que ça a.
(42:25) Ça, et je pense que le le les artistes latinos, c'est un peu les 2 courants musicaux qui à l'heure actuelle, ils embarquent tout le monde Ouais, Bat Bonnie, Entre, Hadi Balvin et d'autres, tu vois, même Rosalia et tout ça, même Kim William.
(42:41) Elle est espagnole, mais tu vois.
(42:43) Tous ces artistes-là, même Shakira ou d'autres encore, même si c'est une ancienne, tu vois, mais à l'heure actuelle, c'est c'est c'est une dinguerie, tu vois Et c'est vraiment les 2 courants un peu populaires au niveau de la musique qui, waouh, tu vois les vues, les streams, c'est c'est c'est c'est c'est Même les Américains n'en ont pas, ils arrivent à part à de quelques rares exceptions près, toi-même Taylor Swift ou Beyoncé, ou Tréviscotte, enfin tu vois, genre ils sont presque à la traîne comparativement à ces ces 2 scènes-là quoi.
Brian
(43:11) Ouais, ouais, ouais, l'engouement aussi.
David
(43:13) Donc au moins, il est il est assez fou.
(43:14) Mais après, voilà, par rapport par rapport à ici à notre niveau, forcément c'est, on est tout petit quoi.
Brian
(43:26) Tu as parlé des des squats à un moment donné et ouais, Genève a une histoire avec le squat qui est vraiment assez intéressante, assez fera un bon documentaire, je pense.
(43:37) Je ne sais pas s'il y a eu un documentaire.
David
(43:37) Il y a eu un, ouais, il y a un petit peu, mais pas, ce n'est pas très bien documenté.
(43:41) Ouais.
(43:41) Pour l'instant, mais il y a eu un peu, il y a un peu des C'est la
Brian
(43:44) part des images d'archives.
David
(43:45) Il y a des images d'archives, un peu de la FTS.
(43:46) Ils ont un peu commencé à constituer un peu de de 3 choses, mais il n'y a pas eu un vrai documentaire qui pense poussé sur la scène alternative genevoisse en particulier, qui était une scène très active, très forte et qui et qui avait même une, on va dire presque une reconnaissance internationale parce qu'il y avait une sorte de, dans les années 80 et 90 encore encore, il y avait une souplesse, une tolérance au niveau des autorités publiques qui permettaient, mais ce n'était pas qu'ici, il y a eu ça aussi à Zurich, il y a eu ça à Lausanne, il y a eu ça un peu partout si tu veux.
Speaker 3
(44:20) Il y avait
David
(44:21) un peu des mouvements sociaux, mais en parallèle, il y avait aussi des mouvements de de, on va dire réactionnaires, toi de de certains lobbys, des mouvements assez durs et qui, pas du tout à voir avec ce qu'on vit à l'heure actuelle.
(44:35) Mais il y avait une forme de réaction et il y avait des possibilités de de de voilà, de développer une scène alternative à Genève.
Brian
(44:43) Toi, c'est quoi ton ton histoire avec les squats
David
(44:46) Alors je pense qu'elle a commencé quelque part quand j'étais enfant parce que j'ai grandi à Plein Palais.
(44:51) Et à l'époque, dans les, il y a la planète.
Brian
(44:53) C'est un quartier de Genève pour son
David
(44:55) côté de Genève.
Brian
(44:57) Pour mon audience.
(44:58) Genève que
David
(45:01) En fait, à la fin des années 80, plein palais était un quartier où il y avait énormément de squats.
(45:07) C'est un des, une des places fortes du milieu alternatif genevois, il y avait énormément de squats et je me rappelle avoir vu un incendie assez assez spectaculaire tout près du rond-point de Plein-Palais, au-dessus de l'immeuble qui fait un peu la l'angle en fait entre le boulevard des philosophes et la rue de Carrouges.
Brian
(45:26) C'était le Rhino, non, c'était
David
(45:28) le Rhino, en fait c'était au-dessus
Speaker 3
(45:29) de là
David
(45:29) où il y avait la biscotte à l'époque, qui était cette boulangerie assez connue.
(45:33) Oui.
(45:33) Et en fait, en fait, les toits, enfin les cons v'avaient brûlé.
(45:36) Oui.
(45:36) Et c'était vraiment un très très gros incendie.
David
(45:39) Et et en fait, tout d'un coup, j'avais vu des gens un peu avec des loups improbables, j'étais
Speaker 3
(45:45) enfant et
David
(45:46) mon père m'avait dit, mais en fait, il y a, en fait ça, c'était un squat.
(45:48) Et c'est vrai que par la suite, en me baladant dans le quartier, parce que quand j'ai grandi dans ce quartier, il y avait beaucoup de lieux qui étaient des squats, si tu veux.
(45:55) Donc c'est vrai qu'il y avait dans la rue de Carrouges, il y avait un certain nombre de squats, il y avait à la rue des Chaux, il y avait des squats, il y avait le squat du Rhino un peu plus loin, il y avait les squats de la Tour près de l'hôpital, il y avait chez Brigitte qui était là où il y a le parc Saint-François, avec l'Alcazar qui était un peu soit juste à côté.
(46:12) Et d'autres d'autres lieux encore alternatifs qui existaient, mais il y en avait d'autres dans ailleurs en ville, c'est ça
Brian
(46:18) Ouais, moi, je me souviens du
David
(46:19) du Kaboulot.
(46:20) Il y avait le Kaboulot et les garages, voilà.
(46:22) Ça, qui était fait exactement.
(46:24) Glacéderie où il y avait beaucoup de concerts.
(46:26) Ouais.
David
(46:27) C'est très punk comme endroit.
(46:30) Après, il y avait il y avait d'autres endroits, il y avait vers Licignonne, vers Manor ou qui était d'un lieu où il y avait pas mal de squats, qui sont toujours.
(46:37) Il y avait l'îlot 13 que moi je ne connaissais pas, mais qui est un lieu où par la suite je me suis retrouvé pour travailler et habiter, qui était un des hauts lieux aussi du mouvement squat genevois.
(46:47) Il y avait le goulet.
Brian
(46:48) De ce que je me souviens du goulet, c'est là où j'avais vu un peu des des DJ, des hip-hop, des
David
(46:53) hip-hop, des hip-hop.
(46:54) Alors c'était un peu, c'est vrai que c'était un peu le squat, tous les autres squats étaient très influencés par la scène un peu rock et alternatif, punk libertaire, libertaire et autres, alors que le goulet n'était déjà pas en ville.
(47:07) Il était en
Brian
(47:07) À Chengourg.
(47:08) Il était à Chengourg sur
David
(47:09) le plateau de jeunes.
(47:10) Et c'est vrai qu'il avait ce côté un peu plus multiculturel où il y avait des des musiciens de rue, des rastas, des des gens de la culture hip hop, des gens de la salsa, des gens qui faisaient du funk, il y avait des graffeurs.
(47:21) Il y avait il y avait une espèce de de, c'est un centre culturel presque le goulet, si tu veux.
(47:24) Oui, oui, oui.
(47:25) Et c'est vrai que de du goulet, un peu, il y a plein d'artistes DJ Ouais, DJ Chillpop, notamment voilà, Chillpop, DJ Postman, DJ Lee George, Cultural Warriors, Adis, des 2 groupes qui étaient un groupe de musiciens de rue.
David
(47:42) Il y avait le duo qui était un groupe de rap dont font partie Rocks et Jonas par exemple.
(47:46) Enfin, il n'y avait pas mal d'artistes Kalonji qui est dessinateur qui venaient de là-bas.
(47:49) Enfin, il n'y avait pas
Speaker 3
(47:50) mal, pas mal d'autres.
David
(47:51) Il y avait tout un mouvement.
(47:52) Moi, j'ai découvert la Drum and Bay, toute la, c'était la Drum and Bay.
(47:55) À l'époque au goulet typiquement parce qu'il y avait des soirées drom and bey ce qu'on appelait la jungle
Brian
(47:59) ouais ouais la jungle
David
(48:00) et est-ce que
Brian
(48:01) tu as alors ce n'était pas un squat mais un peu dans le même esprit c'est ce que tu as connu le nomade
David
(48:06) oui bien sûr au bout du monde mais on est dans le quartier bien sûr
Brian
(48:12) Et en fait, ce n'est pas exactement l'histoire du nomade, mais c'était un quelqu'un qui était dans dans mon école, Matthias, c'était son père qui avait, je crois, repris.
(48:19) Puis c'était une, c'était une maison.
David
(48:21) Oui complètement.
Brian
(48:22) Vraiment un peu une, enfin, c'était une maison.
David
(48:25) Oui, mais c'est toujours, parce que
Speaker 3
(48:26) ça existe.
Brian
(48:26) C'est toujours, ouais.
David
(48:27) C'est une maison de
Brian
(48:28) quartier, en
David
(48:28) fait ça a été repris comme étant une maison de quartier, enfin ça a ça a toujours été en fait un centre de loisirs pour les jeunes à la base.
(48:34) Et c'est vrai qu'ils l'avaient transformé en lieu de fête et en lieu un peu en de, voilà, en club un peu pour les DJ à l'époque.
(48:44) Et c'est vrai qu'il y avait pas mal de DJ que tu voyais ou d'artistes qui étaient, que tu voyais par exemple au goulet ou dans d'autres squats, se retrouvaient typiquement aux nomades à Champagne.
(48:53) Ce que
Brian
(48:53) je trouvais dingue avec le le le nomade, c'est que ok, tu avais les squats qui étaient dans des des immeubles abandonnés.
(49:01) Enfin, ça faisait partie du charme aussi, c'est qu'il n'y avait pas des gros signes de sécurité, vraiment.
(49:06) Tu avais ta bière à un franc.
(49:08) À Genève, moi j'ai j'ai grandi un peu dans un environnement avec un peu les bourges quelque part, tu as les clubs, tu as les artistes et tout ça.
(49:16) Et tu as ce, le contre mouvement de de ces squats qui, moi je je découvrais vraiment C'est ça fait pas de grandes.
David
(49:24) C'était le bah ouais, c'est-à-dire que Genève a toujours eu un peu ces 2 2 aspects au niveau, on va dire un peu dans le domaine un peu culturel et événementiel et par la suite artistique.
(49:35) Et c'est vrai que dans les années 4, enfin les années 80 début de Nantes, tu avais plein de courants artistiques musicaux qui étaient vraiment de ground et qui étaient issus de cette scène alternative.
(49:46) Et puis tu avais ce, tu avais déjà le côté de Genève justement tu parlais du, voilà, tu avais le, tu avais l'Arthur's Club qui était un endroit assez incroyable pour l'époque.
Brian
(49:54) C'est vrai qu'en en termes de club C'était assez incroyable.
(49:57) C'était incroyable.
David
(49:58) Et c'était un peu le 1er club quand tu étais jeune, tu disais, ah je vais à l'Arthur's, tu vois.
Speaker 3
(50:01) Après il
David
(50:02) y avait d'autres lieux, il y avait le Griffin, s'il y avait New Morning,
Brian
(50:04) il y
David
(50:05) a eu, il y avait d'autres lieux, mais potentiellement c'était plus pour les les les plus riches entre guillemets, voilà.
(50:09) Et puis c'est vrai que quand tu avais peu de moyens, tu allais plutôt dans les dans les squats parce qu'en plus les squats étaient ouverts du lundi au lundi presque.
Speaker 3
(50:17) Tu vois.
David
(50:17) Donc tous les jours tu pouvais, puis tu en avais, tu en avais un qui était peut-être plus orienté rock, peut-être plus avec des musiques plus ultramarines, avec des influences latines, brésiliennes, afro-orientales ou autres.
(50:28) Tu en avais un, c'était peut-être plus, on va dire contemporain, expérimental et autres.
(50:32) Et puis c'est vrai que tu avais un peu cet équilibre un peu, puis ce côté un peu expérimental aussi, un peu utopique, si tu veux, avec par la suite en plus, il y a l'usine qui a qui était là, qui est un des piliers en termes de lieux culturels, bon, très rock si tu veux, très militant, très très ancré à gauche de la gauche si tu veux, limite situationniste, libertaire, tu vois.
(50:53) Et puis, et puis un petit peu, bon les choses aussi politiquement ont changé parce qu'il y avait aussi une tolérance au niveau des squats par rapport à aux procureurs de l'époque, parce qu'il y avait cette histoire de d'occupation, de contrat de confiance avec les propriétaires.
(51:07) Il y avait, il y avait déjà eu des problématiques et notamment mon beau-père, lui, a fait partie des premiers squatters dans la à la fin des années septembre, début des années 80, qui était un mouvement très très engagé, très politisé, qui est qui est devenu intersquate par la suite, avec des des mouvements assez importants, avec des des faits divers, enfin assez importants et assez violents même.
David
(51:28) Ouais, ouais, à l'époque, ouais, ouais, des choses qui ont qui ont qui ont voilà, qui où il y avait des choses très violentes, voilà, ou qui se sont passées à Genève, si tu veux, qui qui sont passées même à un niveau criminel, on va dire, tu vois, par rapport à ces oppositions entre propriétaires, squatters, avec une volonté de s'approprier des espaces qui étaient déjà dans une optique de spéculation immobilière à Genève, qui étaient déjà dans la Genève internationale, la Genève ultra libérale et en même temps avec cette Genève ouverte sur le monde, qui accueille un peu tout le monde, tu vois, qui a qui a une, voilà, qui a une tolérance, une ouverture humaniste aussi si tu veux.
(52:05) Ouais, voilà.
(52:06) Et puis, un peu classique, voilà.
(52:07) Ce clash un petit peu, voilà, qui existe et puis qui fait partie un petit peu malgré tout de l'identité genevoise, tu vois.
Brian
(52:15) Finalement, elle
David
(52:15) est là un peu, c'est les pluriels, toi Genève, elle est vraiment plurielle et c'est ce qui fera cette ville assez unique, déjà en Suisse, en Europe, voire même dans le monde finalement je pense, ce qui fait d'ailleurs son attractivité pour pas mal de gens.
(52:28) Et c'est vrai qu'on avait toute cette scène alternative.
(52:30) Et puis c'est vrai qu'on a beaucoup de gens qui sont issus de cette scène alternative, qui sont maintenant des gens reconnus et actifs dans différents domaines culturels et pas que, tu vois Oui, enfin voilà, ça peut.
(52:42) Mais c'est
Brian
(52:42) c'est c'est faux parce que c'est une période de de nos vies et il s'avère que nous, on a on a, on était ado quand quand c'était vraiment un peu le le le boom.
(52:52) Complétez.
(52:53) Et aussi, c'était le bouche à oreille.
(52:54) On n'avait pas les réseaux sociaux, on n'avait pas internet.
(52:57) Donc quand il y avait une soirée, c'était ah, il y a une soirée au goulet.
Brian
(53:00) Complètement.
(53:00) Ou ah tiens, voilà, on va.
(53:02) Et puis Arthamis.
David
(53:05) Arthamis est arrivé par la suite.
(53:06) Moi, j'ai beaucoup fréquenté Arthamis à un moment donné, parce qu'en plus, quand moi j'ai découvert Arthamis, je n'étais pas encore tout à fait majeur, mais j'arrivais dans ma majorité, donc esprit de envie de liberté.
(53:16) Et puis ce truc, alors là Arthamis pour le coup, c'est de là vraiment ça, c'était vraiment une utopie en plus de
Brian
(53:20) la C'était vraiment une utopie.
David
(53:21) C'était un autre mot.
(53:22) C'était un autre mot.
Brian
(53:22) C'était un village alternatif Complètement.
(53:26) Avec des des concerts, des des, il y avait il y avait le, je ne sais plus comment ça où tu pouvais faire
David
(53:33) des jeux vidéo, voilà.
(53:37) Non non, mais il y avait le, en fait si tu veux, c'était, moi quand j'ai découvert Artamis, j'avais 17 ans, je me rappelle que c'était un été, j'étais au lycée en France à la Roche-en-Foron, en mode internat et tout, en mode limite prisonnier dans un truc et je débarque à Arthamis.
(53:52) J'avais entendu parler, mais je ne connaissais pas.
(53:53) Je connaissais vite fait l'usine un petit peu, je commençais à fréquenter des squats et tout et je débarque à Arthamis, c'était l'été et j'arrive dans cet espace et pour moi je suis dans un lieu, tout est ouvert, tout est accessible et tu avais genre en même temps, tu avais un gars qui réparait des bateaux, 3 soirées où tu pouvais te poser en mode cosy, technologie, avec des plantes, tu vois, avec des consommations à des prix tout à fait abordables.
(54:18) Oui.
David
(54:18) En même temps, à l'extérieur, une projection de cinéma.
Brian
(54:21) Oui.
David
(54:21) Des gars qui jouaient à la pétanque, un gars qui faisait une émission radio.
(54:25) Tu es allé voir un film au skin éthique, 2 secondes, ouais.
(54:28) Et tu es arrivé dans cet endroit.
(54:29) Et puis, tu étais là, waouh, c'est le, en fait, cette espèce de Luna Park, un peu, tu vois, un terrain de jeu, mais en même temps pour les créatifs, avec un truc un peu, c'était un peu de la, pas de la science fiction parce que c'était quand même très ancré dans quelque chose de de
Brian
(54:46) Non mais je vois ce que tu veux dire.
David
(54:48) En même temps très axé technologique parce qu'il y avait les cafés internet.
(54:52) La 1re radio internet qui s'appelait basic point ch qui diffusait, voilà.
(54:56) Il y avait une programmation très pointue, alternative, avant-gardiste.
(55:00) Il faisait même un magazine fanzine, pressé sérigraphie et très connecté avec d'autres scènes un peu similaires, mais Zurich avec la Rote Fabrique, tu vois, à Lausanne avec l'espace qui était la Dolce Vita et le Flon qui est devenu l'espace autogéré.
(55:15) D'autres lieux même en Europe, tu vois, même en Hollande, en France, à Berlin, enfin toi, c'était au moment où Berlin commençait à devenir aussi trendy parce que ce n'est pas le cas à l'époque.
David
(55:25) C'est vrai.
(55:26) Voilà, il y avait tout ça.
(55:26) Et parce que tu es très en train de voir, il y a eu Database qui était là-bas et il y avait l'endroit au plus.
(55:31) Bon, on pouvait trouver du cannabis.
Brian
(55:33) Ouais, ouais.
(55:34) Ah bah oh là là, aux jeux vidéo.
David
(55:36) Jeu vidéo.
(55:36) Tu peux, tu
Speaker 3
(55:50) a été
David
(55:50) un de ses points de vente et c'était un des premiers social club façon hollandais, façon toi coffee shop.
(55:56) À Genève, il y en avait d'autres.
Brian
(55:57) Oui, mais celle-ci était Elle était vraiment, tu pouvais
David
(56:00) y aller, il y avait celle-ci.
(56:00) Et il y avait une sorte de tolérance là-bas.
(56:02) Tu vois que même la police disait bon, puis après, bon, c'est un peu, ça a peu périclité ce côté un peu idéaliste utopiste parce que d'autres personnes sont arrivées, il y a des gens qui ont pris l'argent, puis après bon, c'est devenu, c'est compliqué quand tu es dans un projet comme ça qui réunit autant d'entités différentes avec des intérêts un peu quand même divergents et puis des pratiques de disciplines totalement différentes, de de de tirer à la même corde malheureusement.
(56:24) Ouais.
(56:24) Et là, je crois que,
Brian
(56:25) mais c'est c'est incroyable.
(56:26) Et puis ça, ça n'a pas duré énormément de temps.
(56:28) C'était combien d'années
David
(56:29) Arthami, 4
Brian
(56:30) 3 4.
David
(56:30) Arthami, ça a duré une dizaine 10 ans.
(56:32) Ah quand même.
Brian
(56:33) Parce que
David
(56:33) ça s'est créé 97 et ça, en fait ça, parce que c'était temporaire, c'était en prévision de l'écoquartier qui est maintenant
Brian
(56:41) Ah oui.
David
(56:42) Parce que c'est ça, c'est en fait ça avait été laissé en friche parce qu'il savait déjà qu'il y avait des travaux qui allaient être entrepris.
Brian
(56:48) Ok, c'est ça.
(56:48) D'accord.
David
(56:49) Donc après, les travaux ont pris beaucoup plus de temps parce qu'il a fallu dépolluer le site.
(56:52) Oui, mais
Brian
(56:53) c'est génial, je trouve ce concept-là de dire je je vois ça avec le le graphe, je ne sais plus comment il s'appelle Wall Street ou c'est c'est collectif, comment s'appelle World
David
(57:05) of street.
Brian
(57:06) World of street, ouais.
(57:06) World of street, pardon.
(57:09) World of street qui s'empare d'un espace qui va être rénoverbe
Speaker 3
(57:12) et
Brian
(57:13) ils font leurs graffs et ils font une expérience un peu éphémère, mais qui reste aussi quelque temps et
David
(57:20) C'était une expérience, je pense, on va les voir comme un peu un laboratoire.
(57:23) Il y a, c'est vrai que par exemple, il y a Cristiano à Copenhague qui est un peu de d'inspiration.
(57:30) Il y a il y a Berlin aussi, il y avait vers l'ancien aéroport, la Temple of, je ne sais plus comment ça s'appelle, où il y avait aussi tu vois ça, il y avait de Chury West à Zurich où il y avait aussi ce côté un peu, on essaye un peu, il y a ce côté un peu entre l'alternative quand même, tu vois les le Do It Yourself.
(57:47) Et puis c'était un peu, ouais, il y avait ce côté où les les différentes tribus urbaines se retrouvaient quelque part, un peu voilà, un peu avant-gardiste et en même temps, enfin, c'était un peu un Animélo et puis c'était très gênant.
(58:00) Et puis ça, Darthami, il y a quand même beaucoup, mais il y a peu de traces d'arthami malheureusement.
David
(58:04) Il y a peu d'archives d'arthami à part quelques quelques photos, quelques vidéos par-ci par-là.
(58:09) Et parce qu'en même temps de nous, on a demandé, il n'y avait pas les réseaux sociaux, il y a des MySpace qui apparaissait gentiment.
(58:14) Enfin tu vois, c'était des des des Skype, mais c'était vraiment
Brian
(58:17) Ouais, c'est des prionnaires, tu vois
David
(58:18) quelque part.
(58:21) Et et du coup, et c'est vrai qu'après Artémis, un peu toute cette scène alternative qui était hyper bouillonnante, un peu dynamique, elle s'est un peu essoufflée, assoupie, transformée, évolué sur d'autres choses.
(58:37) Les modes aussi musicales ont évolué, les moyens ont évolué, enfin il n'y a pas mal de choses qui ont évolué.
(58:42) Donc voilà, donc nous, on a on a pris ça aussi.
Brian
(58:45) Ouais ouais ouais.
(58:47) Écoute, on on doit continuer cette conversation
Speaker 3
(58:50) Ah écoutez.
Brian
(58:50) Parce que ça a ouvert plein de, on a discuté un peu en off de de d'identité de Genève en termes culturels, en termes de la population, des mixtes, c'est assez fascinant et puis j'aimerais beaucoup parler de de, on pourra se faire un épisode
David
(59:07) juste.
(59:07) Je pense
Brian
(59:08) que ce serait vraiment intéressant.
David
(59:09) Non puis il y a de quoi faire, puis c'est ça que je pense qu'il y a malheureusement, on a un besoin en tout cas à Genève d'avoir une 1 meilleure vision, une meilleure peut-être une meilleure présentation, une meilleure transmission de ce qui s'est passé.
(59:22) Pour qu'on comprenne un peu de C'est vrai.
(59:24) Parce que c'est une ville qui est en perpétuel mouvement.
(59:26) Nous, on est genevois tous les 2, je veux dire on a grandi ici, on voit cette ville évoluer, on est quand même des gens encore qui s'activont pour, d'une façon ou d'une autre pour pour ici, pour cette ville, on n'a pas abandonné la ville, même si on a pu voyager, faire des expériences ailleurs, on est quand même encore investi.
(59:40) Et je pense que c'est une ville qui, même si c'est une ville qui est ouverte sur le monde et et mais il ne faut pas que les jeunes voient l'abandonnent, tu vois, et puis pas que, j'ai envie de dire pas que la Genève un peu conservatrice et un peu réactionnaire, tu vois, tu vois, tu
Speaker 3
(59:54) vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois,
Brian
(59:54) tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu vois, tu
David
(1:00:03) découvrir parce que même si Tout
Brian
(1:00:04) à fait.
David
(1:00:04) Beaucoup de jeunes lois ne connaissent pas la ville en tant que telle, ne connaissent pas leur plein nombre de voix, leur histoire, des lieux, des personnes et et qui font que c'est une ville hyper attachante finalement.
(1:00:13) Ah oui.
(1:00:14) Qui en plus, on a, on a une chance inouïe d'être dans ce monde.
Brian
(1:00:17) Non, c'est, puis c'est une bonne taille aussi.
David
(1:00:19) C'est, non, mais incroyable.
(1:00:21) Ouais.
(1:00:21) Avec avec tout ce qu'on a
Brian
(1:00:23) à disposition.
(1:00:24) Non, c'est vrai.
David
(1:00:25) Écoutez de chanter.
Brian
(1:00:28) Faire un duo.
(1:00:29) Avec Jackson, Liliot.
(1:00:30) Un crossover, un k-pop rap français.
(1:00:33) Ça te va
David
(1:00:35) Non, pourquoi pas
Brian
(1:00:36) On va, alors ce qu'on, ce que je propose, c'est que vous posez chacun une question pour nous.
(1:00:41) Est-ce ce que tu as une question qui te vient en tête N'importe quoi.
Speaker 4
(1:00:46) C'est quoi ta couleur naturelle de tes cheveux
Brian
(1:00:48) Moi, c'est le début, je n'en ai plus.
David
(1:00:51) Ma couleur naturelle de cheveux.
(1:00:53) Alors quand je suis né, quand j'étais enfant, très jeune, j'étais blond, très blond.
(1:00:57) Oui.
(1:00:57) Et maintenant, je suis plutôt châtain et mes cheveux ont tendance, parce que j'ai de la chance d'avoir encore presque tous mes cheveux.
Speaker 4
(1:01:12) Tu les restes toutes les tous les étés pour ne pas avoir chaud
David
(1:01:15) Alors je les gras, je les coupe assez régulièrement en effet, mais j'ai la chance d'avoir presque tous mes cheveux.
(1:01:20) Tu commences
Brian
(1:01:20) Non, non, moi je t'envie là,
David
(1:01:22) je regarde, je t'envie.
(1:01:23) Pourtant, je portais toute ma vie plein de casquettes, comme
Speaker 3
(1:01:26) disait plein
David
(1:01:26) de casquettes, ça va, tu vas être chaud et tout.
(1:01:28) Je dis, ah bah vous voyez au final, peut-être le contraire.
Brian
(1:01:31) Moi, moi, je suis l'exemple contraire qui confirme que de porter des casquettes, non, ça ne confirme pas.
(1:01:36) Et Sam, toi qui a les cheveux blonds, enfin brun à la base, c'est un peu brun vénitien.
(1:01:45) Et là, il a
David
(1:01:46) Il a des colorés
Brian
(1:01:47) Il a des colorés, la coiffeuse de de sa maman.
(1:01:50) C'était, bon là, ça a poussé, mais c'était bien réussi.
David
(1:01:52) C'est pour faire comme les footballeurs.
Brian
(1:01:53) Et Sam, est-ce que tu as une question pour David et moi ou juste pour David ou juste pour moi N'a pas envie de savoir quelque chose en particulier
Speaker 4
(1:02:04) Moi, je sais quoi.
Brian
(1:02:05) Ça t'intéresserait de savoir un peu plus sur Genève, sur l'histoire de Genève, toutes ces choses-là, pas entre l'escalade et maintenant.
David
(1:02:12) Ouais, bien sûr.
Brian
(1:02:13) Parce que c'est vrai qu'on on connaît l'escalade, mais c'est vrai qu'on ne parle pas beaucoup du Genève
David
(1:02:18) Très peu.
Brian
(1:02:19) Du du très très du vingt-et-unième siècle.
David
(1:02:22) Très peu, très peu, ça fait, si tu le fais, tu passes pour un, j'ai l'impression que tu passes pour un 1 vieux gars, tu sais genre justement un peu toi, ces ces gars un peu très conservateurs, un peu tu vois, qui sont nostalgiques d'une Genève, qui n'existent plus.
(1:02:37) Alors en effet, cette Genève comme partout, elle a évolué, mais je pense qu'il y a
Brian
(1:02:41) il y a un gars qui
David
(1:02:42) est très intéressant et qui s'appelle Arnaud Bush, qui est historien, archiviste et et qui fait des des conférences sur Genève, des cafés conférences sur la Ouais.
(1:02:54) Historiques et autres.
(1:02:55) Et c'est très très intéressant parce que lui, il tue plutôt de la scène alternative quelque part, mais il ne se focalise pas que de la scène alternative.
(1:03:01) Donc il a une très bonne connaissance de Genève,
Brian
(1:03:04) des des historiques, des lieux,
David
(1:03:06) des personnages.
(1:03:07) C'est très très intéressant.
(1:03:09) Quelqu'un vraiment, je pense, qui que moi j'apprécie.
Brian
(1:03:11) Ah, mais Chloé.
David
(1:03:13) Personnellement, directement, mais pour l'avoir vu plusieurs fois et dans différents lieux, ce serait très intéressant.
(1:03:18) Voilà.
Brian
(1:03:19) Super.
(1:03:20) Le temps nous a rattrapés.
(1:03:24) Bon, ça faisait, je ne sais pas combien d'années que je ne t'ai pas vu, mais waouh quoi, ça a éveillé plein de sens.
(1:03:29) C'est de fou.
(1:03:29) Ça va avec le thème.
David
(1:03:31) Bien sûr, clairement.
(1:03:32) Est ce que
Brian
(1:03:33) tu as un dernier message à passer Une pensée Ecoute.
(1:03:37) Ou de
David
(1:03:37) la promo Alors écoute.
Brian
(1:03:40) Parce que moi, on n'a pas, on n'a pas beaucoup parlé de de toi.
Speaker 3
(1:03:43) Et ce que
David
(1:03:44) je fais.
(1:03:44) Non, en effet, ce sera pour la partie.
Brian
(1:03:45) Ça sera pour la partie.
David
(1:03:46) La partie 2.
(1:03:48) Non, alors après non, évidemment, moi je suis, je tiens à te remercier pour l'invitation déjà, ça me fait méga plaisir qu'on se revoit et en plus dans ce cadre-là, ça me permet aussi de partager des souvenirs et autres.
(1:03:59) Et non, après je suis, comment dirais-je, je suis plein de d'espoir entre guillemets et puis de de de positivité pour la suite.
(1:04:11) Oui.
(1:04:12) Parce qu'il en faut.
David
(1:04:13) Je vais continuer, je fais, voilà moi je fais beaucoup de projets, je suis un peu là-dedans, tout le temps à essayer de rebondir, trouver de nouvelles idées, faire des des nouveaux projets, être dans dans cette dynamique-là, aller vers plutôt vers l'avant.
(1:04:25) Et
Brian
(1:04:25) C'est super.
David
(1:04:26) Du coup, voilà.
(1:04:26) Et puis voilà, en même temps, j'aime beaucoup de choses.
(1:04:28) Je suis je suis ouvert sur pas mal de disciplines différentes.
(1:04:31) Et justement, Genève m'offre ces possibilités-là, certainement ailleurs aussi, mais différent, mais le fait d'être ici, ça me donne envie de m'investir pour ici, ça fait des rencontres vraiment incroyables, j'ai vraiment, tout en restant à Genève, souvent j'ai énormément voyagé et ça c'est c'est une chance inouïe, c'est un grand C'est génial.
(1:04:49) C'est vraiment génial et j'ai envie de ne pas transmettre ceci aussi, ça c'est quelque chose, voilà.
David
(1:04:54) Et j'ai hâte de de la suite finalement.
(1:04:58) Génial.
Brian
(1:04:58) Et puis on n'a pas parlé d'une amie en commun, Linda.
David
(1:05:02) Non, en effet, qu'on va qu'on salue avec qui
Brian
(1:05:04) est super.
(1:05:04) Je pense dans cette conversation.
David
(1:05:08) Elle sera sa place musique,
Brian
(1:05:09) sport, basket.
(1:05:10) Complètement.
(1:05:12) Et on le sait que je
David
(1:05:13) ne la vois pas très souvent.
(1:05:14) Je l'ai croisée vite fait, il n'y a pas très longtemps.
(1:05:17) Et ouais, en effet, elle fait partie de toute cette, voilà, il y a plein de personnes comme ça.
(1:05:20) Je n'ai des personnalités, des belles personnes assez discrètes en général,
Speaker 3
(1:05:23) qui ne
David
(1:05:23) se mènent pas forcément en amont.
(1:05:24) Ne se
Brian
(1:05:24) mènent pas en amont, mais qui sont très présents le Crown and Ground, ce qu'elle a fait pour le basket.
David
(1:05:29) Exactement et autres et ouais.
(1:05:31) Et en plus, elle s'investit un peu maintenant dans la musique, le DJ et tout, donc
Brian
(1:05:35) plusieurs cordes d'assurance.
(1:05:36) On va s'organiser une soirée avec une soirée platine.
(1:05:39) Peut-être qu'on pourra même, peut-être acheter un 3e micro.
(1:05:42) Clairement, ouais.
(1:05:42) Mais là, on va mixer
David
(1:05:44) un peu de musique.
(1:05:45) Oui,
Brian
(1:05:45) on peut mixer ici, on peut faire un club.
David
(1:05:47) Clairement, avec plaisir.
(1:05:48) Clairement.
Brian
(1:05:49) Excellent.
(1:05:49) Trop bien.
(1:05:51) Merci David.
David
(1:05:52) Merci à toi.
Brian
(1:05:52) Et à bientôt.
David
(1:05:53) À très bientôt.
Brian
(1:05:54) Dans tous les sens.