
Dans Tous Les Sens
Hi. I'm Brian, and I'm not in the kitchen. Bienvenue à mon podcast, où introspection et rencontres s'entrelacent avec mes invités. Chaque épisode est une exploration unique d’échanges authentiques, de tentative d'humour, d’émotions sans filtre et d’histoires (parfois) captivantes. Entre amis, invités, et moments de réflexion personnelle, on aborde tout : le sens de la vie, ces petites choses qui agacent, et ces grandes questions qui nous animent.
Dans Tous Les Sens
Ep. 006 - Les confessions de Brian
Wrap 2024. Hello 2025 ! Pour ce premier épisode de l'année, je me confesse sur les raisons qui m'ont amené à créer ce podcast, en plongeant dans les eaux troubles de mon passé, et l'inspiration récente et renaissante dans tous les sens.
Charlotte, bienvenue dans tous les sens. Merci Brian. Une fois n'est pas coutume, j'ai eu des problèmes de configuration. Donc on est resté coincé pendant une demi-heure. Mais on a trouvé une solution. Enfin j'espère. On verra. On va parler un petit peu de plusieurs choses avec le temps qu'on a, mais tout d'abord est-ce que tu te souviens de notre première rencontre? Je me souviens du contexte, je sais pas si je peux dire vraiment l'instant, le moment d'une rencontre, mais en tout cas le contexte oui. Et je me souviens de ce que j'ai pensé en te voyant. Ah! La première impression souvent elle est importante, en tout cas moi je m'y attache beaucoup, je crois qu'on a beaucoup d'informations qui arrivent à ce moment là, souvent qu'on veut mettre de côté et de plus en plus, peut-être en vieillissant ou en devenant plus sage, je ne sais pas, j'y prête davantage attention. Et en tout cas ce que j'ai ressenti quand je t'ai vu, c'est quelqu'un qui est entier, bienveillant, gentil, sympa et qui sera pas ambigu. Voilà, une simplicité. Au moins c'est là, tout est là. C'est comme si, voilà, Brian toi tu triches pas. Je suis assez transparent. Oui, oui, oui, mais c'est pas si courant de rencontrer des personnes comme ça puis quelque chose d'assez posé tout en étant en ayant je me rappelle un peu le stress aussi que tu avais quand tu étais dans cette agence de communication. Oui donc pour le contexte donc on s'est rencontré dans une agence de communication, toi tu avais été embauché en tant que salarié, ton poste c'était quoi d'ailleurs? Account Manager. Ok. Et moi je louais un espace dans cette agence, mais voilà, j'avais aussi des mandats au sein de l'agence. On n'a pas été beaucoup en contact, mais j'ai aussi ressenti très rapidement que j'allais m'entendre avec toi. J'ai aussi senti de la bienveillance, de la douceur, j'imagine c'est quelque chose que tu entends assez souvent. Souvent, oui. Une présence rassurante. C'est des adjectifs qu'on me donne souvent en me qualifiant. Ça t'énerve un peu ou ça te convient? Non, je pense que c'est réel, mais je ne suis pas si douce que ça. Il n'y a pas forcément toujours cette douceur. Je ne suis pas quelqu'un de douce envers moi-même. Envers les autres, oui, par contre, je pense que j'aime beaucoup l'humain en général, les gens. Oui, j'ai cette douceur avec l'autre parce que je me dis toujours que ça va être un partage, une richesse quand il y a des belles rencontres qui se font. Je me souviens que, parce que c'était dans, alors l'agence elle s'appelait l'agence Une, et c'est là-bas que j'ai appris que j'allais être père. Oui, je me souviens de cette discussion aussi. Il me semblait qu'on avait eu une discussion là-dessus, tu te souviens? Oui, oui, oui, je me souviens. Tu avais l'air en tout cas assez heureux, serein, avec beaucoup de questionnements. Mais à la Brian finalement, c'est ce qui te caractérise aussi les questionnements et c'est moi ce qui m'intéresse aussi chez toi probablement. Souvent en fait on discutait quand il n'y avait plus grand monde dans l'agence. Moi à ce moment-là, je n'avais pas encore d'enfant non plus. Et effectivement, c'était souvent plus tard le soir. Et c'est là qu'il y avait ce côté un peu plus ouvert aussi. Il y avait la possibilité d'échanger davantage sur nos vies parce que la journée, on était plus dans l'agence et on était effectivement du même côté, installés du même côté. Donc ça a aidé à l'échange. C'est vrai, j'avais oublié ça, on était du même côté. Oui, je me rappelle très bien, casquette vissée sur la tête. C'est moi. C'est toi. Et moi j'étais à quelques mètres à ta droite. Donc toi à ce moment-là, tu venais d'arriver dans la région genouvoise? Oui, moi je venais de Paris, j'ai quitté mon poste à Paris pour suivre mon ex-mari qui avait été muté à Genève, même si c'est un vrai choix qu'on a fait à l'époque, c'est pas quelque chose de subit du tout, puisqu'il a été muté à Genève, mais on a eu le choix en fait entre plusieurs destinations, le choix entre Dubaï, Bruxelles et Genève. Et Dubaï, j'ai complètement mis de côté, ça ne me ressemblait pas tellement. Bruxelles, j'avais une hésitation, donc on y est allé plusieurs fois. Et Genève, vraiment, ça a été pour moi évident. Alors, la majeure partie des gens qui arrivent à Genève disent « ah mais c'est une qualité de vie incroyable, le lac, la montagne, il y a une belle qualité de vie, de la nature, etc. » Moi, c'est pas ça qui m'a séduit. C'est surtout la cordialité et un certain respect, même si effectivement les jeunes voix ne sont pas les plus réputées pour être respectueuses. Mais moi, venant de Paris, j'ai vraiment vécu ce décalage positif en me disant « mais enfin je vais pouvoir ne plus être dans une jungle, comme c'était le cas à Paris, même si j'ai adoré Paris sous ses angles artistiques et culturels, mais voilà, je vais pouvoir être en contact avec des personnes qui se respectent un peu plus, qui se considèrent un peu plus. Et voilà, ça m'a beaucoup plu. Et puis la taille de la ville me plaisait aussi. Mais c'était effectivement, j'avais conscience que c'était une nouvelle culture, un nouveau pays, et que malgré la langue commune qu'on avait, c'était vraiment un nouveau monde. Ça, j'avais vraiment conscience de ça. Cette impression que tu avais avant de venir, elle s'est confirmée, et aussi avec les années, est-ce que tu as découvert un peu des choses différentes? Non, ça se confirme, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour Genève et la Suisse en général, parce que plus je voyage, et plus j'apprécie la Suisse. Est-ce que c'était difficile au niveau social un petit peu? Non pas du tout, j'ai eu la chance de voyager beaucoup avant en fait. J'ai vécu dans plusieurs pays, j'ai vécu en Espagne, en Grèce, en Ukraine et en France évidemment et du coup non, c'était pour moi de nouveau une nouvelle adaptation mais avec une langue en plus commune donc plus simple pour moi, plus simple que l'Ukraine par exemple, là j'ai dû apprendre le russe notamment. Mais non, c'était pas si compliqué que ça. Et puis j'avais vraiment cette volonté de m'intégrer. Ça c'était important parce que je savais que je devais faire mes preuves et que personne ne m'attendait ici. Et que c'était à moi d'aller vers les jeunes voix en fait, vers ceux qui animent cette ville. Et donc j'ai commencé par du bénévolat. Et je pense que le fait de montrer qu'on a envie d'apprendre, qu'on ne sait rien, qu'on a envie de comprendre aussi, et puis de s'intéresser à la vie locale, je pense que c'est ça qui a fait que ça s'est bien passé. Tu as parlé de langues, tu peux nous parler un petit peu des langues qui parlent? et voilà, il y en a une un peu... j'ai pas le bon mot spécial, mais en tout cas qui suscite l'intérêt, c'est le langage de signes. Oui, oui, oui. Alors pourtant, quand je suis arrivée, pour l'anecdote, quand je suis arrivée à Genève et que je passais des offres, enfin pardon, des entretiens, pour trouver un travail, on m'a fait comprendre que les différentes langues que je parlais n'étaient pas très utile. Oui parce que j'ai l'espagnol, l'anglais, le russe et la langue des signes effectivement. Mais je ne maîtrisais pas l'allemand notamment. Donc ça c'était un manque. Ni l'italien. Mais si tu parles anglais, est-ce que tu as vraiment besoin de savoir parler allemand? Alors j'avais besoin de l'allemand oui pour le poste que j'exerçais dans les communications puisqu'on avait effectivement des clients qui étaient sur toute la Suisse et notamment, je pouvais avoir besoin de l'allemand. Mais non, la langue des signes, pareil, on m'a fait comprendre que ça ne servirait pas à grand chose. Donc ça n'a pas été valorisé plus que ça. C'est aujourd'hui finalement que j'arrive à le valoriser dans mon travail. Effectivement, donc moi la langue des signes c'est la langue maternelle. Quand on dit langue maternelle, normalement c'est la langue de la mère. Ma mère n'est pas sourde, mais on a grandi, effectivement j'ai eu une fratrie, donc une soeur et puis un frère par alliance, qui donc les deux sont sourds. Et puis la langue des signes en fait c'est une langue que j'ai depuis toute petite parce que c'est génétique dans notre famille. Mes grands-parents étaient sourds, j'ai un oncle, une tante, une cousine, ma sœur, qui sont sourds, et j'aurais pu avoir un enfant sourd, qui finalement est entendant, mais c'est un gêne qu'on a, et que lui peut se transmettre aussi à son tour. Donc ta mère n'est pas sourde? Non. Ton père l'est? Mon père ne l'était pas, alors moi j'ai perdu mon père quand j'étais petite, quand j'avais 5 ans et demi, mon père ne l'était pas. En fait, la surdité, elle est vraiment du côté maternel dans la famille de ma mère. Typiquement, ma mère avait deux soeurs, l'une d'entre elles était sourde, enfin, est toujours sourde, pardon. Donc, voilà, c'était la langue qu'on parlait à la maison puisque il y avait des personnes sourdes à la maison, ma soeur et mon frère, et que du coup, on s'ajustait en fait, on adaptait la langue quand ils étaient là à eux finalement pour qu'eux aient accès à tous les dialogues. Donc oui c'était la langue, c'est pour ça que je dis langue maternelle parce que ma mère parlait cette langue quand elle s'adressait à moi et à ma sœur. Donc pour communiquer maintenant avec ta sœur et ton frère aussi, mais vous ne vivez pas au même endroit, comment ça se passe? Alors, on communique par écrit, et puis sinon on fait des visios, tout simplement. Et là c'est vrai que de nouveau on parle en langue des signes. Malheureusement ils sont loin. Mon frère vit à l'ouest de la France et ma sœur vit aux Etats-Unis. J'ai aussi une demi-sœur qui est aussi à l'ouest de la France. Mais non, voilà, quand on se voit, on parle la langue des signes, c'est vraiment une langue que je retrouve et puis que j'utilise aussi à Genève maintenant dans mon travail, puisque je communique avec des personnes sourdes et malentendantes à Genève. Et puis dans le cadre de ce travail, je l'utilise de temps en temps, même si la langue des signes est vraiment propre à chaque pays. Donc même si c'est la langue des signes française, il y a quand même des mots, l'alphabet est aussi différent, des mots qui diffèrent. Donc parfois quand j'échange avec des sourds je ne vois, on ne se comprend pas tout à fait, enfin on se comprend sur la globalité, mais je dois demander des signes que je ne comprends pas toujours, qui sont vraiment propres à la Suisse en fait. Ah oui, carrément propres à la Suisse. Ah oui, il y a vraiment une langue des signes... Ils disent en coublé aussi... Non, non, non, je ne crois pas, non, non, ce signe là il n'existe pas. Mais en tout cas il y a vraiment... oui, chaque région a sa langue des signes, chaque pays a sa langue des signes, et même si on a la langue des signes française, c'est comme, voilà, le français, on a le français qu'on parle avec certains mots utilisés à Genève qui ne sont pas les mêmes qu'à Paris par exemple. Est-ce qu'au niveau de la technologie, est-ce qu'il y a eu des apports, des changements? On parle souvent des fois des méfaits de la technologie, mais par rapport au langage de signes? Alors c'est très important la technologie, moi depuis toute petite ça a pris une place importante dans notre famille. On était une famille unie par la culture de l'image, forcément, parce que j'ai été élevée par un beau-père qui était reporter de guerre et photographe, donc forcément l'image avait une place importante, et d'autant plus avec des personnes sourdes à la maison, probablement ça a joué un rôle. Mais effectivement, la technologie, on a été très très vite, nous à l'époque on avait, on a eu internet très vite parmi les premiers je pense en France à avoir ça, ensuite on a toujours acheté des outils dernier cri, même voilà Mac, enfin c'est une marque que je ne dois pas donner normalement pardon. Non, je ne suis pas à un stade encore où on m'embête. Mais oui, on a toujours eu la technologie sur laquelle on a pu s'appuyer pour pouvoir dialoguer. Et puis ma sœur a toujours été consommatrice, mon frère aussi, de tout ce qui pouvait, les applications, tout ce qui peut aider en fait. Sans ça, la vie n'aurait pas été la même, c'est clair. Est-ce que le fait de grandir dans ce monde-là, ça a un peu guidé ou dicté ta voie professionnelle? Ou pas trop? En tout cas, je m'étais dit que jamais je ne travaillerais dans le milieu du handicap parce que forcément c'était un sujet présent à la maison. Et en même temps, en fait on ne le nommait pas un handicap. Pour moi, les personnes qui étaient différentes ou singulières, c'était des personnes finalement, ouais, avec une différence mais pas forcément un handicap. Donc ouais, c'est très jeune déjà, quand j'étais adolescente, on venait me chercher pour traduire en langue des signes, pour faire le travail d'interprète bénévole. J'ai commencé à travailler même dans mon lycée, donc le lycée c'est l'équivalent du collège en Suisse, on sollicitait pour être interprète bénévole. Et puis ma mère était très militante dans le milieu du handicap et des personnes sourdes et malentendantes, pour les associations qui travaillaient pour les droits de ces personnes-là. Et donc effectivement, j'ai vu le combat mené par ma famille pour ça. Et puis c'est aussi quelque part la surdité, le handicap, ça a été aussi une souffrance, peut-être pour mes grands-parents, qui ont été maltraités physiquement, parce qu'à l'époque c'était considéré comme une tare, et puis on mettait ces personnes-là de côté. Donc, voilà, c'est forcément lié à des douleurs familiales, et puis une partie de la population qui a vécu des souffrances parce qu'elle n'a pas eu le droit d'utiliser cette langue pendant quelques années, puis après elle a été reconnue dans les années 80 en France. Et puis après il y a eu une officialisation de la langue en France, mais il y a eu un combat important. Et puis, effectivement, je m'étais toujours dit, je ne travaillerai pas dans ce milieu-là. Pourquoi tu disais ça? J'ai besoin de faire mon propre chemin. J'ai besoin de... Ça a été à la fois riche et en même temps pas simple. Parce que j'étais aussi cette personne outil pour ma sœur, pour mon frère. Je devais souvent interpréter les échanges. Et donc peut-être je ne pouvais pas toujours être... vivre moi les échanges. Puisque je devais interpréter aussi pour eux, mais au même titre que d'autres membres de ma famille le faisaient. Donc voilà, j'avais besoin probablement de cheminer, de découvrir mes passions, qui j'étais aussi, avant de retourner dans le milieu lié au handicap en général. Je suis revenue à ça parce que j'ai eu le temps de faire ce chemin, pour pouvoir revenir à ce milieu de manière beaucoup plus... avec de la distance, mais ça ne veut pas dire avec peu d'implication, je suis toujours aussi impliquée. Je pense que je porte ça, ça me prend vraiment au trip. Les droits des personnes en situation de handicap, c'est quelque chose qui m'anime au plus profond de moi. Je ne supporte pas l'injustice, je ne supporte pas l'inégalité, je ne supporte pas les discriminations. Je ne suis pas là pour rien aujourd'hui pour ces personnes-là. Mais effectivement, je le fais avec beaucoup plus de distance, et une distance saine qui me permet de me protéger aussi, parce que ce ne sont pas des combats simples à mener et que ça prendra du temps encore. Et qu'il y a beaucoup de colère, beaucoup de frustration qu'il faut savoir gérer, et de se dire que ce n'est pas moi qui suis responsable, à moi seule de ça, mais qu'on a petit à petit finalement un travail en commun à faire avec la population et puis les différents âges, pour intégrer le fait que les personnes concernées par le handicap sont des personnes égales, et qu'on ne doit pas les voir ou les considérer en tout cas comme des personnes inférieures, bien au contraire. J'avais interviewé une fois un athlète des Jeux Paralympiques et il avait expliqué un peu à l'inverse qu'il y avait une campagne pour Londres 2012 de super héros mais qui ça lui avait pas vraiment plu. Je te vois hocher de la tête. Tu peux me donner ton avis un peu? Alors complètement, je suis pas du tout adepte non plus de montrer des images de personnes qui ont des palmarès, même si je trouve ça incroyable en ce que font les athlètes aux Paralympiques. Récemment on l'a encore vu cette année à Paris, c'était juste dingue. Et je salue vraiment le parcours de ces personnes-là, qui ont des parcours hors normes, mais effectivement c'est une poignée de personnes. Et il faut qu'on fasse attention à la manière dont on représente les personnes en situation de handicap dans les médias en général. Je suis vraiment la première à dire que ne montrons pas en permanence ces personnes là parce que c'est une minorité. Il y a beaucoup de personnes qui sont concernées aussi par des handicaps invisibles puisque 80% des personnes qui ont un handicap ont un handicap invisible. En fait on est une personne sur cinq au sein de la population à être en situation de handicap ou handicapé. Et sur ces 20%, 80% des personnes ont un handicap invisible. Donc ça englobe le mot handicap, englobe... En fait, quelle serait ta description et puis la définition de handicap? Parce que finalement je me rends compte que peut-être que... voilà même moi j'hésitais à utiliser ce mot et de se dire, attends, est-ce qu'on peut parler de handicap? On ne devrait pas se poser la question finalement. Oui, alors il y a une définition très précise, mais que je ne connais pas par cœur, mais en tout cas, ce qui est important peut-être, que j'aimerais que les gens retiennent, c'est que le handicap est créé souvent par l'environnement. C'est-à-dire que finalement, si on adapte l'environnement, le handicap, il est réduit, voire inexistant. Donc c'est ça qui est important pour moi à retenir, c'est qu'en fait on a tous notre part à assumer quand on est en contact avec des personnes concernées par un handicap. En fait on peut toujours adapter, que ce soit par l'accessibilité numérique, que ce soit par l'adaptation de l'environnement extérieur, on peut toujours adapter l'environnement de la personne, que ce soit au travail, que ce soit dans les échanges, dans les mots qu'on va utiliser. C'est important d'utiliser des mots simples, qui soient compris par la majorité des personnes, voilà, d'adapter peut-être son phrasé, le rythme de sa phrase. Il y a énormément d'adaptations qu'on peut tous faire à notre niveau et qui ne dépendent pas forcément que des autorités. Même si les autorités ont un rôle important à jouer au niveau cantonal et fédéral, mais chaque citoyen peut déjà simplement dans la façon de regarder une personne en situation de handicap ou d'échanger avec elle, dans la posture qu'on peut avoir, être vraiment considéré une personne en situation de handicap comme son égal. Finalement se mettre à sa place et de se dire que cette personne ça peut être nous demain. Voilà donc après au niveau des différents types de handicaps il y a effectivement des classifications qui se font. On parle de handicap mental, on parle de handicap psychique, on parle de handicap sensoriel, physique, on parle de polyhandicap. Voilà il y a aussi ces catégories qui sont là, mais pour moi c'est ça, le handicap il est surtout lié en fait à des circonstances et à des situations. Et c'est en aménageant cet environnement et ces situations qu'on peut réduire, voire éliminer le handicap, et du coup créer une égalité. et avoir un monde plus inclusif, finalement. Tout à fait, oui. Qu'est la première chose à faire, en fait? En attendant, je vois qu'on a besoin de faire beaucoup plus. Commencer par où? Qu'est-ce qu'il faut changer et améliorer? Je crois que déjà, ce qui est véhiculé dans les médias. Les médias ont une responsabilité, les personnes qui sont dans les médias, qui peut-être animent des émissions, présentent des émissions, je pense que s'il y avait une diversité plus importante au sein de ces personnes qui sont représentées dans les médias, je pense que ce serait plus juste, plus le reflet de la société. Est-ce qu'il y a de la discrimination. Moi je vois très peu en tout cas dans les médias suisses. En France ça arrive un peu plus. On a plus de représentants, qui sont même concernés par le handicap, qui animent des émissions, qui présentent etc. Et ça c'est une belle avancée. Et je pense que la Suisse devrait pouvoir aussi travailler sur cette représentation dans les médias parce que finalement, c'est des messages qui sont très forts, qui arrivent via les réseaux sociaux. Aujourd'hui, on a une manière de consommer l'information dès le plus jeune âge qui est très importante, rien que sur notre smartphone tous les jours. Je prêterai vraiment attention à la communication, justement à ne pas véhiculer des images de super héros, mais de personnes simplement qui ont des compétences professionnelles de présentateur ou d'animateur, et puis qui font leur métier de journaliste, qui font leur métier comme n'importe quel journaliste le ferait, ils ont cette capacité-là, ces personnes ont ces capacités. Donc voilà, les médias je pense que c'est important, et puis travailler sur la sensibilisation au handicap en général, avec notamment un public le plus jeune qui soit. Idéalement, il faudrait que toutes les écoles puissent être sensibilisées au handicap et c'est vrai qu'à la base, le projet de l'école inclusive, c'est aussi ça, c'est aussi vivre, connaître, côtoyer des enfants concernés par un handicap. Je pense que c'est important aussi d'avoir cette diversité au sein d'un même établissement. Parce qu'effectivement le regard change. Moi je vois mon fils côtoie beaucoup d'enfants en situation de handicap dans son école et puis du coup pour lui c'est une normalité. Il ne se pose même plus la question. Il voit que certains moments il doit adapter peut-être son comportement ou ses gestes. Il me disait par exemple qu'il a un petit garçon dans son école, s'il touche ce petit garçon, il peut mal réagir. Il le sait, il y a une verbalisation de ce qui convient ou pas à cette personne, à cet enfant. Et puis du coup, l'enfant s'adapte. Donc c'est ça, je pense qu'il faut vraiment supprimer les tabous autour du handicap. Se dire que de la même manière que moi, j'ai besoin de ça pour être bien, une personne en situation de handicap a peut-être besoin d'un geste en plus ou en moins, voilà, qu'on la regarde de la même manière. Ça c'est important de ne pas être différent. C'est vrai que c'est les médias, la communication, le premier exemple. Je comprends qu'il faut l'accent par la média. Oui, moi je rêve d'avoir des personnes davantage concernées par le handicap dans les médias, en tout cas en Suisse. Et puis voilà, pour que le regard change et que finalement le handicap devienne quelque chose de normal et de presque banal et de se dire que c'est pas... c'est juste une personne singulière. Point. Je suis vite allé sur ta page LinkedIn et j'étais curieux de voir ce que tu avais écrit dans ta description, ta bio, est-ce que tu te souviens de ce que tu as écrit? J'ai toujours cette phrase de René Char, c'est ça? Non. Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. Oui. À te regarder, ils s'habitueront. C'est ça. Je crois qu'il faut oser, je crois qu'il faut pas avoir peur de déplaire. Et je crois que quand on est convaincu de quelque chose et que c'est profond, il faut le poursuivre et avoir cette audace en fait d'y aller. Et c'est vrai que ça fait sourire, mais quand j'ai peur, évidemment je ne vais pas mettre ma vie en danger, mais quand j'ai peur, j'y vais, j'explore, j'essaye de comprendre pourquoi j'ai peur. Et je crois que j'admets aussi mes fragilités, c'est aussi reconnaître les moments d'inconfort, de traverser ces moments d'inconfort. J'accorde une part importante à un travail sur moi ça c'est un travail que je fais depuis très longtemps et je suis toujours en cours là-dessus et c'est probablement que ça sera toute ma vie comme ça. Mais je pense qu'on est en perpétuelle transformation en fait. C'est ça. C'est ça. Enfin j'aimerais croire qu'on l'est tous mais peut-être pas en fait. L'entourage joue aussi un rôle important. Est-ce qu'on s'autorise? Déjà, est-ce qu'on s'autorise soi? Et est-ce que notre entourage proche l'autorise? Alors normalement, on est censé prendre ses décisions et peu importe ce que pense son entourage, mais c'est pas toujours si simple. Bien sûr. Quand la famille est impliquée, quand il y a des questions, même d'enjeux financiers ou autres, ça peut impacter toute une famille, donc ça conditionne aussi des choix de vie et quand on a une famille aussi. Donc voilà, il y a une part de liberté qu'on a et en même temps, voilà, un respect de ses proches probablement. Donc c'est un fin compromis entre tout ça. Donc on ne s'est pas parlé pendant longtemps. Après, voilà, on était connecté sur les réseaux sociaux. Enfin, moi je sais par exemple, je poste un petit peu trop et je me suis déjà posé cette question de pas de censure mais de cercle à qui est-ce qu'on partage, quels éléments de sa vie et puis finalement on est presque un peu des rédacteurs, des rédactrices en chef de sa propre communication. Et tu m'as recontacté. Qu'est-ce qui a déclenché ce geste en fait? En tout cas, les bons souvenirs que j'avais avec toi. Et puis, je ne sais plus pourquoi et quelle publication, mais il y a quelque chose qui m'a touchée à ce moment-là. C'était simplement un élan du cœur. Je fonctionne comme ça. Je ne fais pas ça pour... Je ne prends pas contact tant que ça avec des personnes que j'ai perdues de vue. C'est plus ce que je fais aujourd'hui. Je le faisais beaucoup quand j'étais plus jeune, mais pas depuis une vingtaine d'années. Je n'ai plus trop ce comportement-là. Je pense que c'est un élan du cœur. Je crois que j'essaye de ne pas tout comprendre à ce moment-là. Quand je prends contact avec toi, il y a probablement dans tes postes quelque chose qui m'a touchée et puis je me suis rappelée aussi de ce que je ressentais quand on m'échangeait. Et c'était en tout cas des émotions positives. Donc j'y suis allée sans plus me poser de questions. Je suis vraiment content que tu l'aies fait parce que c'est vrai que quand du temps passe, tu as mentionné avant de ne pas avoir peur de déplaire, c'est-à-dire que tu ne poses pas de questions et je pense qu'on se pose beaucoup de questions maintenant quand on communique avec une certaine personne, peut-être de son passé aussi. Et là, ce que j'ai trouvé vraiment… déjà, ça m'a fait plaisir d'avoir de tes nouvelles et on a pu se voir l'été dernier chez Gizebo, un endroit que je ne connaissais pas du tout d'ailleurs, au bas de la bâtie. Je me suis trompé d'endroit initialement, c'est une règle. Et puis on a discuté super longtemps, donc on s'est refait 8 années en quelques heures. Oui, c'est ça. Je me pose quand même beaucoup de questions malgré tout, mais je crois que quand on fait les choses, les démarches avec le cœur, on ne se trompe pas. En tout cas, c'est juste à un moment donné pour soi. Et puis, ça s'est confirmé lors de cette soirée. Je me suis dit, oui, mais en fait, avec Brian, c'est fluide. C'est intéressant parce qu'en fait, jusque-là, on s'était toujours vu dans un cadre professionnel. Exactement, oui. Et finalement, c'était... En même temps, ça me paraissait être une extension naturelle de nos conversations en fin de journée de travail. Et... Mais en effet, fluide, c'est un bon mot, je crois. Oui, puis mine de rien, en fin de journée, finalement, tu me parlais de... Voilà, tes inquiétudes aussi liées à ta profession, liées à la parentalité qui arrivait. Ah oui, tu dis, il y a 10 ans derrière. Oui, il y a des inquiétudes, des questionnements. Je crois que ça me touchait, c'est pas fréquent en tout cas avec un collègue d'échanger sur toutes ces questions là. Voilà, tu t'es ouvert probablement et c'est ce qui m'a touché à ce moment là. Et c'est vrai que quand on regarde un peu le temps qui est passé, il y a quelque chose qu'on a en commun, c'est qu'on a eu un enfant et on s'est séparé de l'autre parent. Forcément ça crée des liens aussi. Ça crée des liens. C'est un peu trop banal malheureusement à notre époque. Mais effectivement, après c'est aussi des... C'est probablement... Alors le fait d'avoir un enfant, d'être parent, c'est un cadeau incroyable. Moi je... Bien sûr. Je reviendrai pour rien au monde en arrière. C'est une chance. Mais effectivement, après, quand on vit une belle histoire et puis qu'elle s'arrête, en tout cas qu'on lui donne une nouvelle orientation parce qu'elle s'arrête peut-être à un moment donné mais elle continue d'une autre manière, c'est quand même une épreuve. Oui c'est une épreuve. Il y a un sentiment peut-être d'échec, une culpabilité aussi. Moi j'ai ressenti ça, cette culpabilité. Oui je pense que bon il y a différentes phases, après il y a des similitudes et des différences. Mais c'est vrai que le schéma il n'est pas simple parce qu'il n'y a pas des règles de code. Alors oui il y a des recommandations par rapport aux gardes, il y a un choix garde partagé, pas garde partagé, c'est à alterner, combien de temps, les vacances, c'est pratique. Après il y a les facteurs humains, comment on s'entend avec la personne, tout à coup si on a quelqu'un qui rentre dans sa vie, d'autres partenaires, on n'a pas le temps de parler de tout ça, mais en tout cas c'est super de pouvoir échanger avec toi de ces sujets-là, mais pas seulement. Ça m'a juste fait penser à mon fils. On s'est séparés quand j'étais très jeune, il avait un an, donc il a toujours connu ses parents séparés. Au départ, c'était un peu l'exception à l'école, et malheureusement, au fil des années, il y en a de plus en plus. Et en fait, quand il y a des parents qui se séparent, souvent je deviens ou on devient un peu les consultants. Et ce qui est difficile, c'est de dire que c'est différent pour chaque personne. J'ai la chance que ça se passe bien, très bien, mais chaque situation est unique. Mais je crois que simplement de ne pas se sentir seul, c'est super important. Et finalement, la main que tu tends quand tu deviens un peu ce consultant dont tu parles, je crois que c'est ça. La personne a juste besoin de savoir qu'elle n'est pas seule et qu'elle peut être comprise. Et je pense que c'est ça qui est important. Effectivement, tu as raison, chaque situation est unique mais de se dire qu'on peut avoir cette écoute à ce moment là c'est précieux je pense en tout cas. Une autre discussion m'a fait penser à la mère de mon fils Gérald Dinar qui chaque année fait un top flop de l'année, là on est le 23 décembre au moment où on enregistre ça, est-ce que de tête comme ça tu as un top et un flop de l'année 2024. Un seul? Un top et un flop? Bah vu le temps! Non tu peux en dire plusieurs, tu peux en dire plusieurs mais peut-être ce qui te vient en tête le plus vite. Alors le top peut-être au niveau professionnel, effectivement cette année c'était donc les dix ans de la convention de l'ONU pour le droit des personnes handicapées. C'est une convention qui a été ratifiée en 2014 en Suisse et on a fêté cette année l'anniversaire à 10 ans. Le Bureau fédéral pour l'égalité des personnes handicapées a piloté une série d'actions de sensibilisation en faveur des droits des personnes en situation de handicap. Et je me suis beaucoup occupée de ce projet-là. On a travaillé conjointement la ville et le canton ensemble. C'était aussi une première, donc c'était une merveilleuse expérience. Et voilà, ça a été un mois d'actions, de sensibilisation avec bon nombre de partenaires qui ont été très impliqués et puis voilà avec des rencontres très enrichissantes pour moi. Et effectivement la cérémonie de clôture a eu lieu à Genève, donc la cérémonie de clôture nationale a eu lieu à Genève, donc le bureau fédéral nous a fait confiance et puis on a pu accueillir madame Elisabeth Baumschneider, qui était également au rendez-vous. Pour ceux qui ne la connaissent pas... Donc cette conseillère fédérale en charge notamment des questions liées à l'environnement lié à l'EU. C'est pour l'audience internationale hors Suisse. C'est vrai, c'est juste. Et puis, voilà, ça a été je pense une jolie action, parce que portée en collaboration avec de nombreuses personnes concernées. En fait, pour la première fois, un événement a été organisé avec et pour les personnes concernées. Et ça, c'était pour moi extrêmement important. Mais tout comme le processus qu'on a mis en place pour travailler sur une nouvelle loi qu'on essaie de mettre en place à Genève, en lien avec le handicap, donc une loi pour l'égalité et contre les discriminations. Pareil, les personnes en situation de handicap ont été consultées dans ce travail d'avant-projet de loi et puis c'est vraiment fait avec et pour ces personnes. Et ça, ça paraît tellement évident en fait, mais c'est pas assez fait. Donc pour moi c'est un peu un top. Ouais, en plus d'avoir une manifestation, enfin que ce soit pas juste dans les cris, là vraiment il y avait quelque chose de tangible. T'as eu un sentiment, est-ce qu'il y a eu un moment où t'étais... ouais! Alors une énergie, clairement une énergie commune et puis voilà, ce sentiment d'être unis par quelque chose qui nous animait tous, c'est vraiment indescriptible. C'était vraiment très nourrissant et valorisant pour moi et pour les personnes qui se reconnaîtront dans cette aventure. Donc ça pour moi c'était un top. Après un flop, il y en a forcément. Ouais peut-être qu'on peut skipper le flop, mais moi je peux te dire le mien mais c'est un classique, c'est la réélection de Donald Trump. Et j'ai pas lu beaucoup de médias, en fait j'en ai tellement marre de Trump et je sais qu'il y a un côté un petit peu lâche aussi de me détacher de ça mais je ne peux plus supporter de le voir ou ou d'entendre les atrocités que lui et son entourage font. C'est très difficile parce que ça fait partie de mon identité, étant un moitié américain. Mais voilà, on va le balayer. Mais ça, ouais, c'était rude. Alors si, moi j'ai un flop. Ouais. Que j'ai... Peut-être... Mais c'est pareil, ça concerne la France. Ah. Et là j'ai... J'ai mis deux pays, j'ai mis deux nationalités. Je m'exprime sur ce flop parce que j'étais en colère. En fait, effectivement, il y a eu les Jeux Olympiques cette année. C'était un magnifique, très bel événement, Jeux Olympiques et Paralympiques, avec cette volonté vraiment d'être inclusif, de nouer les deux événements ensemble, etc. Et en fait, on a appris il y a deux jours je crois, que le livre sur les Jeux Olympiques, donc plus de 300 pages je crois, pas loin, voilà, sur ces 300 pages, il y a zéro page sur le sport paralympique. Pour des questions soi-disant de timing, par rapport à l'édition. Et voilà, j'ai pas de mots. Et là je me dis mais quelle honte en fait. Voilà, j'étais fière d'être française pendant 6 Jours. Je me suis dit bon bah, la France montre quelque chose d'aussi important à l'international. Et là, avec cette communication qui fait un flop total, voilà, je me dis en fait mais non, c'est pas entendable. Voilà, donc là j'étais assez en colère et je comprends pas. Et c'est vrai que quand je lis que probablement il y aura un prochain livre qui sortira sur les Jeux Paralympiques dans les prochains mois, non, je trouve ça... Voilà, y'a pas de mots. Ouais, et puis quand tu travailles toute l'année, enfin c'est plus qu'un travail, mais pour se battre justement pour l'inclusion et l'égalité, et que là c'est flagrant. On est ces personnes dans une situation d'handicap aussi. Encore une fois ça peut être moi demain, ça peut être toi demain, ça peut arriver des accidents de vie, ça arrive trop vite malheureusement. Donc en fait, de créer ces silos. Donc c'est dommage. Pour moi c'est le flop. Mais voilà, après j'ai foi en l'humain et je me dis qu'avec effectivement le travail en collectivité à plusieurs, on y arrive. Donc on ne va pas lâcher maintenant. Mais encore une fois, je pense que chacun à son petit niveau dans sa petite vie peut faire simplement en ayant une posture adéquate, en s'intéressant à l'autre et finalement peut-être parfois à son voisin. Découvrir qu'il a peut-être à un moment donné un handicap psychique qui ne se voit pas et on voit que les handicaps psychiques augmentent considérablement. En fait, on a juste besoin de s'entraider, d'être là pour les autres et puis de se dire que cette personne, ça peut être nous aussi. Voilà. Pour terminer, est-ce que tu as une question pour moi? J'aime bien poser cette question. Si tu avais aujourd'hui Brian une baguette magique, c'est la fin d'année, tu vois, le Père Noël bientôt arrivé. Qu'est-ce qu'elle ferait cette baguette magique? Pour toi et dans ta vie. Question un peu personnelle. Pour moi? Oh là là, qu'est-ce que je me souhaiterais? En fait, je suis assez heureux. Là, j'ai vraiment passé la meilleure année de ma vie depuis très très très longtemps et donc j'éprouve beaucoup de gratitude envers les proches qui m'ont aidé à ce que j'aille mieux cette année et autant il y a des choses horribles de notre époque mais je me focalise beaucoup sur le positif. Tiens, faire ce podcast tout simplement, un plaisir assez simple mais très humain. Enfin là, on est là en train de discuter, il y a cet élément technologique aussi qui m'intéresse, le partage, il y a beaucoup d'introspection parce que je parle beaucoup de moi, j'apprends sur les autres. Donc pour l'instant, j'ai besoin d'une baguette magique. Ouais peut-être, oui. C'est juste si je pouvais avoir, je veux pas dire plus de temps, mais si je pouvais me démultiplier. Tu connais la série Severance? Non. Ok, alors on va en parler sur Apple TV. D'accord. Très rapidement, en fait, c'est le fait de faire une scission, je crois, à son cerveau, pour qu'en fait, tu aies un cerveau quand tu vas au travail, et quand tu quittes le travail, tu oublies tout ce que t'as vu au travail, donc t'as ta vie personnelle et t'as ta vie de travail. Et donc c'est un monde un peu dystopique. Mais ça éveille énormément de questionnements sur le rapport de sa vie privée et du travail qui sont très intéressantes. Pourquoi je suis venu là? Oui, parce que moi j'ai la chance et toi aussi, je crois que le fait que nos activités professionnelles et nos activités personnelles qui aient un lien sans pour autant nous bouffer, je pense que c'est important aussi. Mais c'est vrai qu'il y a quand même plein de choses que je voudrais faire et j'ai constamment des idées et des projets et évidemment je peux pas tous les accomplir. Donc j'aimerais pouvoir, avec ma baguette magique, me permettre de faire plus de choses. Là c'est ce qui me vient en tête maintenant. Et en même temps, faire plus de choses, peut-être ça se disperserait davantage? Oui c'est ça, c'est pour ça que je le dis avec mon langage corporel un peu pas très ouvert parce que c'est pas non plus ce que je veux mais c'est difficile pour moi de faire des choix, de dire non, c'est toujours très difficile pour moi de dire non. Alors c'est peut-être non à cet instant de ta vie? Oui je crois que c'est ça plutôt. Et que peut-être dans un an, deux ans ça évoluera? Oui. Il faut se dire que c'est peut-être lié à l'époque dans laquelle tu es et à cet instant de vie dans lequel tu es? Absolument. On n'a plus beaucoup de temps en parlant de temps, mais c'était vraiment un plaisir Charlotte. Merci. Je crois que j'ai aucun montage à faire. C'est vrai? Je crois. Tu me diras, tu me diras, je sais pas, j'ai forcément dit des choses pas forcément claires... Si, si, si... Ou pas très intelligentes, mais faut pas hésiter. T'inquiète pas, Charlotte. J'ai fait plein d'interviews dans ma vie. Au niveau d'intelligence, t'as pas de soucis à te faire. D'accord. C'est pas un exercice scolaire, de toute façon. Non, non, non. Il y a juste la frustration de ne pas pouvoir continuer. Je suis désolé d'avoir eu des problèmes techniques. Non pas du tout, ça fait partie des aléas du métier Brian. Tu as déjà l'audace de faire un podcast et bravo en tout cas pour ce que tu fais. Merci et puis j'espère que Charlotte en 2025 peut-être tu rejoindras l'équipe des podcasteurs. J'espère aussi. Merci Brian. Merci Charlotte, Charlotte, à bientôt. À bientôt.